<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274</id><updated>2012-02-27T11:11:20.248-05:00</updated><category term='sf'/><category term='humour'/><category term='essai'/><category term='polar'/><category term='horreur'/><category term='thriller'/><category term='bio'/><category term='fantastique'/><category term='autre'/><category term='jeunesse'/><category term='2e guerre'/><category term='littérature'/><title type='text'>vieilles crudités</title><subtitle type='html'>De quelques vieux commentaires livresques</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>105</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-8473460490324653308</id><published>2012-02-27T11:11:00.000-05:00</published><updated>2012-02-27T11:11:20.258-05:00</updated><title type='text'>Les petits cris - J. Gagnon</title><content type='html'>&lt;b&gt;La vie sexuelle des abeilles &lt;/b&gt;: un couple cherche à faire l’amour sans y arriver. &lt;b&gt;Et la bosse des bossus, maman ? &lt;/b&gt;: la curiosité insatisfaite d’une enfant devient cruauté pour sa mère bossue. &lt;b&gt;La chambre creuse &lt;/b&gt;: un type terne mène une vie terne. &lt;b&gt;L’ambulance &lt;/b&gt;: un homosexuel est tellement heureux avec son chum qu’il fait des crises d’hystérie à répétitions qui le mènent toujours à l’hôpital pour y mourir d’amour. &lt;b&gt;Dame Lessard &lt;/b&gt;: un homme qui déteste une femme lui prédit qu’elle va mourir d’un terrible cancer ; elle meurt dans l’année, mais en parfaite santé. &lt;b&gt;Une chanson de Françoise Hardy &lt;/b&gt;: un souvenir d’amour, introuvable, impalpable, une petite ritournelle qu’on jugeait dérisoire dans le temps et qui revient fixer ce souvenir après des années. &lt;b&gt;Cette salope de Jeannine &lt;/b&gt;: un homme tombe amoureux d’une femme qui l’avilira au point de le rendre impuissant quand elle le quitte. &lt;b&gt;Le nombril de la Terre &lt;/b&gt;: les gens d’une petite ville meurent mystérieusement d’une explosion de merde quand le ventre leur éclate, puis la ville s’efface de la Terre en ne laissant qu’un petit anus de terre qu’on appellera pudiquement le Nombril. &lt;b&gt;Le petit Gaspar &lt;/b&gt;: Gaspar est tellement supervisé par sa mère, tellement contrôlé, qu’un jour il s’arrache le cul à force de se torcher. &lt;b&gt;Il doit être chez Gervaise &lt;/b&gt;: un homme cherche son amant à travers la ville, puis le monde, alors que ce dernier l’attend sur le perron de la maison. &lt;b&gt;Les petits cris &lt;/b&gt;: une fille naît à un couple, c’est une fille qui pousse incontrôlablement trois cris suraigus à toutes les quinze minutes. Elle grandit sans trouver à se marier car sa mère, après l’avoir bâillonnée, lui a inculqué la manie obsessive de la propreté (elle va jusqu’à torcher les chevaux). &lt;b&gt;Klondike &lt;/b&gt;: on a toujours pensé que le vieil homme cherchait de l’or, alors qu’il cherchait le meilleur endroit où enterrer sa maîtresse tant aimée. &lt;b&gt;Le meurtre de Clarisse V. &lt;/b&gt;: Clarisse est assassinée de la pire des manières dans le beau Monde. Elle faisait chanter tous ses amis et sa parenté, et ce chantage était réciproque à grande échelle. Mais l’inspecteur en arrive à la conclusion que le meurtre n’a pas pu avoir lieu car il a été commis durant la semaine des quatre jeudis. Une nouvelle absurde pour le moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le talent de Jocelyn Gagnon est vaste mais il s’emberlificote parfois dans des histoires faibles, que le style parvient difficilement à sauver. Reste que ça nous fait une belle jambe, Gagnon, c’est avant tout un style extrêmement léché, aux phrases pleines de fioritures, ornés en diable, élégantes et originales. Des fois, cependant, ça a l’air juste de ça : d’élégance et de m’as-tu-vu stylistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gagnon fait des histoires cyniques, noires, désespérées, d’amour déçu, d’amants insatisfaits ou abandonnés, d’objet que l’on cherche toute la vie et que l’on ne peut retrouver alors qu’ils sont tout à côté : c’est donc une forme de romantisme et d’idéalisme, mais cassés, en morceaux, irréparables. Ne reste que les belles phrases étourdissantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Les petits cris&lt;br /&gt;J. Gagnon&lt;br /&gt;Québec/Amérique, 1985&lt;br /&gt;169 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-8473460490324653308?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/8473460490324653308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2012/02/les-petits-cris-j-gagnon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8473460490324653308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8473460490324653308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2012/02/les-petits-cris-j-gagnon.html' title='Les petits cris - J. Gagnon'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4008096652208343696</id><published>2012-02-26T12:58:00.000-05:00</published><updated>2012-02-26T12:58:30.216-05:00</updated><title type='text'>American Psycho - Bret Easton Ellis</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Xs06p5g0PWU/T0mO1yoK38I/AAAAAAAAENI/JsVfibih88o/s1600/ampsy.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-Xs06p5g0PWU/T0mO1yoK38I/AAAAAAAAENI/JsVfibih88o/s320/ampsy.jpg" width="191" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Patrick Bateman est un jeune yuppie new-yorkais. De jour, il est courtier et gère un portefeuille important chez un courtier. Le soir, il est tueur en série.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement, la vie qu'il mène est un exemple de platitude rectiligne. Il est riche (190 000 $ par année), il a des filles comme il veut, il sniffe de la coke, il va dans les plus chics restaurants et dans les bars à la mode. Pourtant son existence, et celles de ses congénères yuppies, est d’une morose insipidité. Ces gens-là ont tout, en apparence, mais, justement, ils en restent aux apparences. Qui sont-ils ? On ne le saura pas; ce que l'on apprendra d’eux, c'est le style de leurs vêtements, de leurs coiffures, la nature des soins esthétiques (beauté et gymnastique) qu'ils apportent à leur corps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, Bateman est assailli par un besoin incontrôlable de tuer, et surtout de faire souffrir en amenant sa proie à la mort. Ses premières victimes seront un clochard et son chien qu'il s'amusera a dépecer dans une ruelle. Puis, après ça, son désir inassouvissable sera épongé partiellement par un excès de plus en plus grand de dépravation. Bateman s'attaque aux faibles, à ceux à qui la société n`offre pas d’identification : les clochards, les amuseurs publics et les prostituées. À une seule reprise va-t-il tuer un individu de sa caste. D'ailleurs, le roman orbite complètement autour de ce problème de l'identification. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fonds sadique de Bateman menace constamment se sortir, de trouver un moyen de se faire connaitre du monde. Cette bête en lui essaie de s'extirper, crie et se rebelle face au silence dont elle fait l'objet — mais nul ne l`entend, hormis le lecteur et Bateman qui raffole de la proximité du danger. Ces épisodes sont peut-être des fantasmes de l'imagination de Bateman, le lecteur devra forger sa propre opinion car aucun indice ne permet de le savoir précisément. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce roman, on pourrait attendre une fin morale. Non. Bateman s`en tire, tout  simplement parce que les gens de sa génération et de sa qualité s'en sortent : ils ont l'argent, le pouvoir — ils dominent la société, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur réussit un étrange tour de force : celui de ne décrire absolument personne dans son gros roman. Les hommes sont décrits — avec profusion —- par leurs vêtements (tous assez semblables) et les femmes par leurs coiffures, la grosseur de leurs boules (c`est un roman machiste) et leurs vêtements.  D'ailleurs, l'identification personnelle devient vite quasi-impossible, car, d'un jour à l'autre, les vêtements changent selon les modes; de sorte que les personnages n'arrivent jamais à s'identifier chacun l'autre correctement, il y a constamment méprise sur les personnes. Le narrateur lui-même est continuellement pris pour un autre — et le plus énorme, c'est que cette perte d`identité n'inquiète absolument personne et ne les intéresse même pas. Cette grisaille quotidienne fait partie des choses de la vie. Ils ne se connaissent que de nom, reconnaissent vaguement un visage dans la foule... Mais ils sont absolument au courant des griffes de couturier et savent reconnaitre une chemise Brooks d'une Armani au coup d’œil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde de l'artifice. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman a fait sensation avant même sa publication américaine quand les passages les plus violents furent coulés à la presse. Une campagne féministe avait appelé au boycott avant sa sortie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, il n'y a pas, ici, de complaisance face à la violence. Les passages les plus durs font frémir, au début en tous cas, puis ils lassent (une obsession est, de par sa nature, répétitive), mais ce sont des passages nécessaires pour les développements psychologique et fantasmatique de Bateman. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un excellent roman, drôle (notamment tout un chapitre où Bateman, un copain et une fille tentent de choisir, lors d'une conférence téléphonique à trois, un resto où aller souper), pertinent et éclairant sur une couche sociale dont on entend parler beaucoup, les yuppies, mais qui pour le commun des mortels demeurent des bêtes mystérieuses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;American psycho&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;(An American Psycho) &lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;Brett Easton Ellis&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;Seuil Points, 1993&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;513 pages&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;lecture 2 août 93 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4008096652208343696?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4008096652208343696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2012/02/american-psycho-brett-easton-ellis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4008096652208343696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4008096652208343696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2012/02/american-psycho-brett-easton-ellis.html' title='American Psycho - Bret Easton Ellis'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Xs06p5g0PWU/T0mO1yoK38I/AAAAAAAAENI/JsVfibih88o/s72-c/ampsy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3170679976458859195</id><published>2012-02-22T11:33:00.000-05:00</published><updated>2012-02-22T11:33:42.056-05:00</updated><title type='text'>Arena - Magic : The Gathering - William R. Forstchen</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-lyeiUZqPAfE/T0UW4epVcpI/AAAAAAAAEMw/-Pb_SJ5ORu0/s1600/arena+MTG.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-lyeiUZqPAfE/T0UW4epVcpI/AAAAAAAAEMw/-Pb_SJ5ORu0/s320/arena+MTG.jpg" width="199" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;De la merde.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;J'en ai lu vingt pages. Ça été suffisant. J'ai acheté ça en sachant très bien que ça ne volerait pas bien haut. Au mieux, cette mise en situation de l'univers MTG aurait pu être médiocrement intéressante. Horreur, c'est un oiseau sans ailes : ça ne sert à rien, c'est laid et ça piaille fort. Parce que le roman est gros et verbeux.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Mon ami Ronald a eu le courage de le lire au complet. Ça en dit long sur son courage ou son abnégation, ou sur la perte de son sens critique.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Vingt pages. Misère. Ça met le coût de la page lue à 32 ¢.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Magic the Gathering : Arena&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;William R. Forstchen&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;HarperPrism, 1995&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;297 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Lu : septembre 95&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3170679976458859195?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3170679976458859195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2012/02/arena-magic-gathering-william-r.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3170679976458859195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3170679976458859195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2012/02/arena-magic-gathering-william-r.html' title='Arena - Magic : The Gathering - William R. Forstchen'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-lyeiUZqPAfE/T0UW4epVcpI/AAAAAAAAEMw/-Pb_SJ5ORu0/s72-c/arena+MTG.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-1286652631627131263</id><published>2012-02-22T11:28:00.002-05:00</published><updated>2012-02-22T11:32:04.534-05:00</updated><title type='text'>The Sportswriter - Richard Ford</title><content type='html'>&lt;div class="wmd-panel" id="wmd-preview" style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-HjipK1s7CH8/T0UXc-xXWNI/AAAAAAAAEM4/z8RvxdnFyo4/s1600/ford.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-HjipK1s7CH8/T0UXc-xXWNI/AAAAAAAAEM4/z8RvxdnFyo4/s320/ford.JPG" width="213" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Frank Bascombe est un écrivain de sport pour une revue spécialisée. Il a publié quinze ans auparavant un recueil de nouvelles qui lui a valu estime et fortune. Depuis, c’est la panne sèche. D’ailleurs cette panne-là ne l’émeut pas. Frank est un homme déconnecté. Sa femme est parti parce qu’elle trouvait morne la vie en sa compagnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas terminé ce livre. Ça porte tellement sur les nerfs, cette espèce de néant de valeurs et d’émotions. L’absence de valeurs profondes ne signifie pas que le personnage se vautre dans l’acte gratuit ou dans le genre de pensées nihiliste où rien ne compte, surtout pas la douleur que l’on inflige aux autres. Bascombe est un type correct qui essaie de vivre sans trop faire de mal autour de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui irrite, c’est à la fois le propos du livre (mais ne l’ayant pas fini, comment osé-je porter un jugement ? – d’autor !) et la manière de l’écriture qui reste collé aux limites du personnage, à ses introspections à tiroir, à des séries de flashbacks sans relief à l’intérieur de flashbacks d’une égalité sans pareille. Il y a quelques bonnes réflexions dans ce roman : mais elles sont éparses, et on sent que l’auteur se préparait à les déclamer, le roman tout entier donne l’impression d’avoir été orienté en fonction de ses réflexions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Et puis ça n’avance pas, ça stagne. On s’ennuie en compagnie de Frank Bascombe, on voudrait qu’il fasse quelque chose, qu’il pète, qu’il rote, qu’il saute ses blondes, qu’il vive ! Mais non, Bascombe traîne ses interrogations inintéressantes (il les juge telles lui-même) et succombe à l’indifférence introspective pour un oui et pour un non. Ce n’est ni de la complaisance (au moins, ce serait une émotion !), ni de la morbidité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça parle de l’indifférence, de la perte de l’intérêt – et l’écriture est, hélas, parfaitement idoine avec le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;The Sportswriter&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;Richard Ford&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;Vintage, 1986&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;375 pages&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Lu : octobre 93 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-1286652631627131263?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/1286652631627131263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2012/02/sportswriter-richard-ford.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1286652631627131263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1286652631627131263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2012/02/sportswriter-richard-ford.html' title='The Sportswriter - Richard Ford'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-HjipK1s7CH8/T0UXc-xXWNI/AAAAAAAAEM4/z8RvxdnFyo4/s72-c/ford.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-219182014015468252</id><published>2011-08-30T12:48:00.001-04:00</published><updated>2011-08-30T12:49:46.587-04:00</updated><title type='text'>I Have No Mouth &amp; I Must Scream - Harlan Ellison</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-BQ7zuzhNm2g/Tl0USbGRWBI/AAAAAAAAEAA/EeUPqbDhOqU/s1600/mouth.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-BQ7zuzhNm2g/Tl0USbGRWBI/AAAAAAAAEAA/EeUPqbDhOqU/s320/mouth.jpg" width="207" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;I HAVE NO MOUTH, AND I MUST SCREAM. Pris dans la logique de la Troisième Guerre mondiale, les Américains ont construit un gigantesque ordinateur de contrôle, les Russes aussi, idem pour les Chinois. Ces ordinateurs se sont amalgamés et ont ainsi donné naissance à AM, une super machine qui a pris le contrôle de toutes les opérations, puis de la destinée du monde. En conséquence, l’espèce humaine a été complètement éliminée à l’exception de cinq individus, qui ont été conservés pour expier par la souffrance les crimes de l’humanité. Depuis sept cents ans, ils attendent une délivrance que seule la mort peut leur apporter. AM qui est un avatar de Dieu les empêche de mourir, car il a ce pouvoir. Les frustrations sont grandes, les corps mutilés. Dans un moment de démence, le narrateur parvient à déclencher une tuerie hystérique et à prendre AM de vitesse. Quatre des cinq survivants périssent. Le narrateur sera gardé en vie, au prix d’une affreuse mutilation. D’où le titre de la nouvelle... Ellison fait dans la nouvelle coup-de-poing, pas dans l’œuvre d’art. Ce sont des cris contre des crimes ponctuels, de sorte que les textes passent mal la rampe des siècles. La nouvelle est cousue de gros fils bien épais, tissée sans beaucoup de finesse. Dans l’univers constipé de la sf des années soixante, cette nouvelle a eu l’effet d’un électrochoc, trente ans plus tard, le choc n’est plus et la pertinence est passée.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;BIG SAM WAS MY FRIEND. Un très ordinaire petit cirque galactique engage un humanoïde capable de se téléporter qui monte un numéro spectaculaire et faussement dangereux. L’homme s’appelle Sana, il est grand comme c’est pas permis et il recherche une jeune femme, Claire, morte en raison de son inaction. Sur la planète Giuliu II, au cours de la cérémonie du sacrifice de la vierge, Sam croit reconnaître Claire dans la victime destinée au supplice et il la sauve de la décapitation. En réparation de son acte, Big Sam est condamné à la pendaison. Il aurait toutes les occasions de ne pas mourir, avec le pouvoir qu’il a, mais il accepte son sort et meurt sous les yeux de la petite troupe qui ne réagit pas... Une histoire qui aborde le thème de la culpabilité, celle de Sam à l’égard de celle qu’il aimait et celle des gens du cirque vis-à-vis de Sam qu’ils laissent mourir sans agir car cela sert bien leurs intérêts sur la planète. Mais malgré les bonnes intentions, ce n’est pas très fort, ni surtout original. Une histoire bien banale sur un fond de beau décor un peu gaspillé.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;EYES OF DUST. Dans la Cité de la Lumière, sur la planète Topaz, au milieu de la perfection des êtres, un aveugle et une femme défigurée par un grain de beauté ont un enfant aux yeux vides, comme remplis de poussière grise, qu’ils élèvent en paria car l’absence de perfection est une horreur inadmissible sur la planète. La maison qu’ils habitent est anéantie lors d’un accident et les parents perdent la vie; des sauveteurs retrouvent le jeune enfant, si laid, si laid, et lui font la faveur de l’abattre. Mais depuis ce crime, un lourd nuage gris flotte à la surface de Topaz, enlaidissant la ville, empêchant les habitants de vivre dans l’innocence du crime commis... L’enfer est pavé des meilleures intentions. Texte dogmatique à la symbolique lourdement mise en scène. Pourtant, c’est assez bien raconté, sans les excès habituels de l’auteur. Lecture légère et agaçante.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;WORLD OF THE MYTH. Gornfeld, Rennert et Iris se retrouvent naufragés sur une planète inconnue. Ils sont tous plus ou moins amochés : Iris a les jambes brisées, Cornfeld un bras cassé et Rennert souffre de contusions. En attendant les secours, ils doivent vivre ensemble. La tension est grande car Rennert a déjà violé Iris et semble sur le point de récidiver. De mystérieuses fourmis entourent le campement, fourmis capables de concrétiser certaines de leurs visions. Après que Rennert eut tenté de violer encore une fois iris, Cornfeld le supplie de demander aux fourmis de lui montrer son vrai visage. Rennert se tue, incapable de supporter l’incarnation du mal qu’il est. Cornfeld annonce à Iris la nouvelle de la mort de Rennert et les raisons qui en sont la cause. Elle est abasourdie. Cornfeld comprend que ce serait le suicide pour elle aussi si jamais les fourmis lui montraient son vrai visage. Dans le crime de Rennert, elle était aussi coupable que lui... Nouvelle rétrograde pourrait-on dire à prime abord, puisqu’elle confond victime et prédateur dans le même crime. Mais ici le viol est un accessoire à la question plus fondamentale sur le partage de la culpabilité. On a toujours quelque chose à se reprocher, une partie noire cachée au fond de notre âme qu’on souhaite jamais ne voir émerger. Une bonne nouvelle mélodramatique quant à la forme mais qui a gardé son impact en dépit des décennies accumulées.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LONELYACHE. Un gars que sa femme a quitté se languit de désespoir. Sa vie n’a plus de sens. Il baise à gauche et à droite des femmes aux noms qu’il ne retient pas. Il vit une déliquescence de l’âme. Une ombre vit dans le même appartement que lui, le monstre de toutes ses culpabilités diffuses. La bête prend de plus en plus d’expansion. Lui devient fou et se suicide d’une balle dans l’œil quand il ne parvient pas à faire partager son mal de vivre à une prostituée qu’il avait levé en dernier recours. .. Très puissante nouvelle au propos extrêmement obscur. La déchéance de cet individu, son drame égoïste et pourtant universel est prenant; on tombe là-dedans comme dans une ouate oppressante, humide, on glisse lentement vers la décomposition. Mais Ellison abuse d’images fortes qui produisent un effet de saturation.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;DELUSION FOR A DRAGON SLAYER. J’ai lu cette histoire sans rien y comprendre et sans accorder la moindre importance à cette incompréhension. Ça dit tout. Ça a une allure de texte écrit à l’hallucinogène, Ellison dément la rumeur et parle plutôt de tentative de mysticisme. Ce lecteur-ci, lui, a été mystifié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PRETTY MAGGIE MONEYEYES. Kostner tente sa dernière chance à Las Vegas, la ville du Péché. Il en est au dernier dollar de sa misérable vie qu’il joue dans une machine à sous. Les roues tournent, s’arrêtent sur trois yeux bleus qui le regardent intensément, qui lui parlent. C’est le jackpot. Kostner gagne deux mille dollars. Il rejoue et gagne immédiatement. Il va gagner dix-neuf fois en ligne, à un point tel que l’administration du Casino va lui demander d’aller se coucher quelques heures afin que l’appareil soit inspecté. Kostner accepte. (Six semaines auparavant, Maggie aux yeux bleus, une fille sortie de l’Amérique moyenne, montée au sommet de la prostitution de luxe grâce à un insatiable appétit de pouvoir et un sens remarquable de la ruse, est morte à cet appareil. C’est son âme qui appelle maintenant Kostner, qui lui promet qu’il va gagner éternellement.) Le lendemain, Kostner se remet à la machine à sous. Un éclair intérieur. Il meurt lui aussi. La machine maudite (deux morts et une fortune coulée pour le Casino, trop c’est trop) est expédiée à la ferraille. Sur les roues internes, on voit maintenant trois yeux bruns, la couleur des yeux de Kostner... C’est une bonne histoire, très très maniérée, mais efficace et bien construite. Il faut admirer la cohérence du symbolisme ellisonnien, idem pour sa stratégie métaphorique. Deux destins opposés, un qui monte, un qui plonge vers le néant, avec un arrêt final dans la mort, au même endroit, voilà qui est assez hallucinant. Tout nous ramène à la mort avec l’auteur. Les destins ne s’entrecroisent pas, ils se cognent l’un à l’autre, brutalement, une seule fois, et il n’y a pas de reprise. Ça se termine généralement en tragédie disproportionnée quant aux malheurs des individus. En prime, la culpabilité, mais ici sous la forme d’un destin flou auquel les protagonistes n’échapperont pas. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;[Some readers contend that] I’m a poor lousy hack with a tiny gift for explosiveness, dit Ellison dans la préface à PMM (p. 147). Ceux-là n’ont pas complètement tort. Mais Ellison est plus qu’un écrivaillon sans talent. Ses nouvelles sont des cris du cœur écrites dans la passion, avec rage et débordement, dans un style baroque, excessif, brut... et lassant quand ça ne fonctionne pas. Il y a tant de scories. Et les clous qu’il enfonce sont parfois tellement énormes et si peu subtils que la sensibilité du lecteur peut en être froissée. Mais brèfle, Ellison est surtout un pur produit des années soixante soixante-dix, des années de rêve et de poudre, d’exorcisme social et de rage brûlante. Si le message qu’il nous laisse est primordial; le contenant a vieilli. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;I Have No Mouth &amp;amp; I Must Scream&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Harlan Ellison&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1977, Pyramid&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;édition originale 1967&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;175 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;avec introduction de T. Sturgeon et introductions de l’auteur&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;lecture : mars 9 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-219182014015468252?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/219182014015468252/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/i-have-no-mouth-i-must-scream-harlan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/219182014015468252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/219182014015468252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/i-have-no-mouth-i-must-scream-harlan.html' title='I Have No Mouth &amp; I Must Scream - Harlan Ellison'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-BQ7zuzhNm2g/Tl0USbGRWBI/AAAAAAAAEAA/EeUPqbDhOqU/s72-c/mouth.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-2386592712451778513</id><published>2011-08-30T12:02:00.000-04:00</published><updated>2011-08-30T12:02:39.150-04:00</updated><title type='text'>La soupe aux choux - René Fallet</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-v2a-mvYLIzI/Tl0Jjyh21XI/AAAAAAAAD_8/RFvqqYoVFXE/s1600/choux.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-v2a-mvYLIzI/Tl0Jjyh21XI/AAAAAAAAD_8/RFvqqYoVFXE/s320/choux.gif" width="190" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Deux vieux habitent un village quasi abandonné du Bourbonnais. Ce sont Francis Chérasse, dit Cicisse, dit le Bombé (parce qu’il est un chouïa bossu) et Claude Ratinier, dit Le Glaude. Ils mènent une vie bien tranquille, très campagnarde, faite de nombreux canons éclusés et de remarques caustiques sur leur environnement.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un jour, un Oxien (habitant la planète Oxo) vient atterrir dans le potager du Glaude en pleine nuit. Les Oxiens vivent une vie monacale, sans plaisir car ils ne connaissent ni la différentiation sexuelle, ni la nourriture ni le vin. Le Glaude, aidé par Cicisse, va entreprendre la Denrée (puisque tel est le nom qu’ils vont choisir pour leur hôte — qui n’en a pas) et le mener très lentement au bouleversement de ses mœurs. La Denrée va ensuite contaminer les habitants de sa propre planète en leur inculquant les joies de la soupe aux choux dont ils se feront un régal princier.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Mais la vie tranquille et peinarde des deux vieillards est finalement menacée par une expropriation quand des promoteurs imaginent que sur ce site enchanteur on peut construire un parc d’attractions avec autoroute, grande surface commerciale et hôtels pour loger les milliers de touristes qui vont assaillir les lieux. Cicisse et le Glaude sont découragés, mais la Denrée leur propose un marché. Puisque la soupe aux choux dont ils lui ont livré le secret n’est vraiment délicieuse que si c’est eux qui la font, et compte tenu de sa popularité sur Oxo où elle est devenue un remède à la morosité et est prescrite par les médecins, la Denrée leur propose de les emmener tous les deux, avec le chat noir du Glaude, et un grand lopin de terre sur lequel ils pourront continuer à faire pousser choux, carottes et oignons, tout ce qui est absolument nécessaire au succès de cette soupe miraculeuse. En plus, ils vivront jusqu’à deux cent trente ans sans aucun des désagréments de la vieillesse. Ils acceptent et partent le cœur léger, abandonnant un monde qui les abandonnait en retour, quittant une vie qui arrivait à terme... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme c’est absolument délicieux. Amusant, noir, caustique, triste sans céder à la mélancolie et plein à ras bord d’une tendresse âcre et bourrue qui ne trouve pas les mots pour avouer sa propre nature…&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Quelques épisodes mémorables : une famille belge s’éreinte et se ruine à retaper une ferme depuis une décennie, travaillant, geignant et suant du matin au soir en prenant ses quinze jours annuels de vacances, les enfants en ont marre et les voisins — dont les deux vieux — rigolent, la femme du Glaude ressuscitée par la Denrée mais avec soixante ans de moins, ce qui la rend jeune, jolie, désirable, mais dorénavant incapable de vivre dans cette campagne avec ce vieux kroum et la résignation de celui-ci à la perdre pour un jeune gars; le chat, vieillissant, tout juste bon à se coucher au soleil, le ventre creux, parce que les souris sont de plus en plus rapides; l’interlude mélodique avec le Glaude et Cicisse en fins pétomanes hilares; et la fin, à la fois tragique et souriante... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman est souriant — continuellement —, parfois hilarant, empreint d’une chaleur rubiconde pour un mode de vie en voie de disparition et ses habitants dont on fait peu de cas. La Soupe aux choux est un hymne plein de verve et de verdeur à l’amitié, et à la résignation devant les ravages du siècle et de la vieillesse, sans nostalgie larmoyante aucune. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;La Soupe aux choux&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;René Fallet&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1989, Folio&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;281 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;lecture : mai 94&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-2386592712451778513?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/2386592712451778513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/la-soupe-aux-choux-rene-fallet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2386592712451778513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2386592712451778513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/la-soupe-aux-choux-rene-fallet.html' title='La soupe aux choux - René Fallet'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-v2a-mvYLIzI/Tl0Jjyh21XI/AAAAAAAAD_8/RFvqqYoVFXE/s72-c/choux.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3470428011953468913</id><published>2011-08-30T11:49:00.002-04:00</published><updated>2011-08-30T12:03:15.853-04:00</updated><title type='text'>Comment fais-tu l’amour, Cerise? - René Fallet</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-MZLg3ZSrG0A/Tl0GgKE9pRI/AAAAAAAAD_4/4hJu-TZU9Sg/s1600/cerise.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-MZLg3ZSrG0A/Tl0GgKE9pRI/AAAAAAAAD_4/4hJu-TZU9Sg/s320/cerise.jpg" width="192" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Michael Huggins vient d’avoir quarante ans. C’est un homme à femmes, un Casanova misogyne qui n’aime les femmes que pour le plaisir qu’il peut en tirer. Le jour de l’enterrement d’une collègue de bureau, il fait la connaissance de la nièce du défunt, Marjorie, une femme splendide à qui il fixe un rendez-vous pour le soir même. Ce qu’elle accepte avec joie car Huggins est vraiment irrésistible. On comprend assez rapidement que si Marjorie tombe amoureuse de Michael, lui la considère comme un trophée de chasse, une belle bête qu’il consomme avec délectation. Marjorie, dont l’amour est éperdu, se souille à la demande de Michael qui va l’humilier sans cesse, lui demandant de se prêter à son copain, Junkie, un Arlequin poétique et raté, un hippie puant, crasseux mais au grand cœur (ô cliché). Marjorie accepte tout dans l’espoir que Michael lui revienne.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Quelques jours plus tard plus tard, Huggins voit passer devant chez lui une délicieuse jeune femme qui mange nonchalamment des cerises. Il est pris du puissant besoin de faire sa connaissance. En attendant, dans ses rêveries, il la prénomme Cerise. Cerise est une Française dont le mari fait un stage à Londres. Elle ne parle pas un mot d’anglais, ce qui, de prime abord, ne va pas faciliter la conversation avec Michael quand il trouve le moyen de faire sa rencontre dans une épicerie. Pourtant, le gars est persistant, il ne lâche pas le morceau qu’il croit tenir.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Cerise sera une proie beaucoup plus difficile à saisir, en fait, Michael ne parviendra pas à lui faire l’amour; d’où le titre en forme de question qui revient comme un leitmotiv dans tout l’ouvrage. Et ce qui est même le plus terrible pour Michael le chasseur, c’est qu’il découvre l’amour. Lui qui n’a jamais désiré que la chair des femmes, voilà qu’il se met à pleurnicher pour un rien, à échafauder des plans grotesques pour la ravir, il ne pense plus qu’à Cerise; plus elle est distante, plus il en rêve, plus il s’imagine que sa vie ne peut s’accomplir qu’avec et par elle.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pourtant peu à peu, la résistance de Cerise s’use, ses forces s’étiolent. Quand elle se retrouve à l’hôpital suite à une mauvaise chute et que son mari doit retourner à Paris sans faute, elle commence sérieusement à ployer. Sa relation avec Michael Huggins s’intensifie tout en demeurant d’une chasteté peu ordinaire. Bientôt elle est guérie et doit traverser la Manche pour retrouver son mari. Michael prend congé de son travail et l’accompagne en France. Sur le quai de la gare, Marjorie fait une apparition extrêmement inattendue, elle tire huit balles et tue Michael Huggins. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le roman prend fin abruptement et il était bien temps car la patience du lecteur avait été rudement mise à l’épreuve. L’histoire en vaut bien d’autre, celle du Casanova qui découvre le sens véritable de l’Amour, qui apprend à distinguer les appels du cul de ceux du cœur, on a lu ça ailleurs, avec moins d’insistance peut-être, mais on n’en tiendra pas rigueur à Fallet. Ce qui choque et ennuie dans ce roman, ce sont a) le ton très british (tel que vu par un Français), vouvoiement et distance interpersonnelle absurdement exagérés, et b) l’antipathie très vive qu’un personnage comme Michael Huggins génère chez le lecteur.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Tout le roman fait très affecté. Ce qui nous est décrit fait breloque, le cul qui nous est montré n’intéresse pas (c’est un comble), l’amitié masculine entre Junkie et Michael est fausse, seul l’amour éperdu de Marjorie pour son baiseur a un peu de profondeur. C’est peu.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;J’avais beaucoup aimé la &lt;i&gt;Soupe aux choux &lt;/i&gt;du même Fallet, roman qui se situe dans sa veine beaujolais (c’est lui qui précise). &lt;i&gt;Comment fais-tu l’amour, Cerise ? &lt;/i&gt;se situe dans l’autre veine de l’auteur, dite whisky, largement inférieure. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Comment fais-tu l’amour, Cerise?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;René Fallet&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1985, Folio&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;310 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;lu: avril 95&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3470428011953468913?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3470428011953468913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/comment-fais-tu-lamour-cerise-rene.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3470428011953468913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3470428011953468913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/comment-fais-tu-lamour-cerise-rene.html' title='Comment fais-tu l’amour, Cerise? - René Fallet'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-MZLg3ZSrG0A/Tl0GgKE9pRI/AAAAAAAAD_4/4hJu-TZU9Sg/s72-c/cerise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-2958779499375610079</id><published>2011-08-30T11:29:00.000-04:00</published><updated>2011-08-30T11:29:22.243-04:00</updated><title type='text'>The Nitpicker’s Guide for Next Generation Trekkers - Phil Farrand</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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&lt;![endif]--&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Qm_Z-YsVwgo/Tl0Bx7mMH0I/AAAAAAAAD_0/Cer-hL9W7xQ/s1600/trek.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-Qm_Z-YsVwgo/Tl0Bx7mMH0I/AAAAAAAAD_0/Cer-hL9W7xQ/s200/trek.jpg" width="132" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’auteur recense dans l’ordre de leur diffusion tous les épisodes des six premières &lt;/span&gt;&lt;span&gt;saisons de &lt;i&gt;Star Trek : The Next Generation&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;A raison de 26 par saison, ça nous en fait quand même 156. Et ça nous en fera 182 à la fin de la septième et dernière saison en cours...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Farrand procède très méthodiquement. D’abord un résumé de l’épisode, suivi d’un quiz très pointu sur des détails auxquels seul un pur trekker aura porté attention. Ce quiz est absolument sans intérêt, mais enfin, ça se lit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Vient ensuite une deuxième partie qui porte sur les erreurs de chacun des épisodes. L’auteur les a divisés en quatre grands genres : les &lt;i&gt;Plot Oversights &lt;/i&gt;(quand sont volontairement oubliées les capacités du vaisseau ou des personnages afin de créer du suspense), les &lt;i&gt;Changed Premises &lt;/i&gt;(qui entrent en contradiction avec les informations données dans d’autres épisodes), les &lt;i&gt;Equipment Oddities &lt;/i&gt;(les aberrations techniques de l’équipement utilisé) et enfin les &lt;i&gt;Continuity and Production Problems &lt;/i&gt;(les erreurs de script — c’est la partie la plus amusante, par moments franchement hilarante; c’est celle qui se prête le mieux au suivi télévisuel).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Tout ça est évidemment redondant et un rien ennuyeux. Farrand se gave de peccadilles (il relève toutes les erreurs de numéros d’ascenseurs — la faute la plus commune avec l’utilisation incohérente des communicateurs). Quelques erreurs sont vraiment amusantes: dans un épisode, par deux fois, Riker ajuste son phaser en le tenant pointé vers lui-même — impayable ce Riker!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;On apprend aussi l’âge du capitaine. En grappillant des informations disséminées à travers plusieurs épisodes, Farrand en arrive au constat suivant : Jean-Luc Picard a 93 ans !!! J’ai lu cela vers minuit un soir et j’en ai rigolé une partie de la nuit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En somme, il s’agit d’un livre minutieux et documenté. Malheureusement, il est écrit avec très peu d’humour, Farrand a succombé au syndrome de l’archiviste. Une lecture intéressante, pour trekkers convaincus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;The Nitpicker’s Guide for Next Generation Trekkers&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Phil Farrand&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;1993, Dell&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;422 pages&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;lecture : janvier 94&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-2958779499375610079?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/2958779499375610079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/nitpickers-guide-for-next-generation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2958779499375610079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2958779499375610079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/nitpickers-guide-for-next-generation.html' title='The Nitpicker’s Guide for Next Generation Trekkers - Phil Farrand'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Qm_Z-YsVwgo/Tl0Bx7mMH0I/AAAAAAAAD_0/Cer-hL9W7xQ/s72-c/trek.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-7581997986398422330</id><published>2011-08-29T22:35:00.000-04:00</published><updated>2011-08-29T22:35:51.687-04:00</updated><title type='text'>Kafka Kalmar : une crucifixion - Billy Bob Dutrisac</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-tDW8sOT6kCA/TlxMd1cE1hI/AAAAAAAAD_s/ei54sRuDQ0g/s1600/kalmar.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-tDW8sOT6kCA/TlxMd1cE1hI/AAAAAAAAD_s/ei54sRuDQ0g/s200/kalmar.jpg" width="128" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Kafka Kalmar est journaliste à l’hebdomadaire à tendance rock &lt;i&gt;Riff&lt;/i&gt;. Il mène une enquête sur le révérend Walter Warhead, télévangéliste à la mode américaine. Warhead prêche le credo habituel : les femmes à la maison, la drogue hors des écoles, Dieu aime le profit et n’aime pas les tapettes, etc. Justement, à force de trop regarder les émissions télé de Warhead, un homme vient de se trouver une vocation subite et se met à étrangler des homosexuels. Il tue un ami de Kafka Kalmar, Barlow Barkovitch, sous les yeux même de Kafka. L’enquête de Kalmar établit le lien entre Samuel l’étrangleur et le révérend Warhead. Petit à petit, Samuel tombera sous la coupe de Warhead et deviendra son tueur, son ange vengeur; tous les ennemis de l’Église sont des cibles, et à prime abord, Kafka Kalmar, parce que ses articles dans &lt;i&gt;Riff &lt;/i&gt;sont absolument dévastateurs — car, en fait, le révérend Warhead vit à des années- lumière de ce qu’il prêche : il boit, aime le rock, force sa femme à se faire enfiler par le premier venu, il fréquente les néo-nazis et est acoquiné avec le premier ministre conservateur ; la panoplie habituelle, quoi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme prévu les dangers mortels s’amoncellent sur l’enquête menée par Kalmar et quelques-uns de ses amis. La mort frappe violemment et le climat se fait de plus en plus menaçant au fur et à mesure que les révélations (c’est le cas de le dire) et les événements viendront alourdir le dossier de Warhead et de son dangereux sous-fifre Samuel. Mais l’empire de Warhead s’écroule brutalement quand les mensonges du révérend tissent autour de lui un filet auquel Samuel ne peut plus s’accrocher. Samuel tue Warhead, qui est en retour abattu par la police. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kafka Kalmar reprend ses activités au &lt;i&gt;Riff &lt;/i&gt;après une période d’accalmie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dutrisac a manifestement un style et des choses à dire, même si l’histoire racontée se situe dans une certaine banalité grotesque. N’importe quelle histoire est une bonne histoire si elle est bien racontée, et si elle est formidablement racontée, elle devient prenante et haletante. Ici, pas de ça. Dutrisac est prisonnier d’un style tape-à-l’oeil, simili-baroque et punché, au fond très as-tu-vu-la-trouvaille-et-le-jeu-de-mots que voilà. Ces breloques stylistiques mettent une distance entre le lecteur et les personnages. C’est bien dommage car on n’aurait pas demandé mieux que de croire en eux. Triste, triste, mais comment accorder crédit à des personnages affublés de noms tels : Kafka Kalmar, Brooklyn Cholestérol, Simone Siamois, Zen Rhododendron, Gordon Goosewalk — cette affectation est ridicule et diminue l’intérêt du lecteur pour cette fiction.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C’est d’autant plus attristant que, par moments, lorsqu’on arrive à passer outre ce ridicule, on reste à peu près captivé. Dutrisac est un jeune romancier, il va apprendre à ne pas tenter de voler la vedette à sa propre création. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kafka Kalmar : une crucifixion&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Billy Bob Dutrisac&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1989, Québec/Amérique&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;édition originale 1989&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;290 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;lecture : mai 94 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À noter : cet ouvrage est sorti ultérieurement en réimpression sous le titre : La crucifixion de Kafka Kalmar et signé du vrai nom de l’auteur, Benoît Dutrizac. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-7581997986398422330?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/7581997986398422330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/kafka-kalmar-une-crucifixion-billy-bob.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/7581997986398422330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/7581997986398422330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/kafka-kalmar-une-crucifixion-billy-bob.html' title='Kafka Kalmar : une crucifixion - Billy Bob Dutrisac'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-tDW8sOT6kCA/TlxMd1cE1hI/AAAAAAAAD_s/ei54sRuDQ0g/s72-c/kalmar.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-434345392636196597</id><published>2011-08-29T22:07:00.002-04:00</published><updated>2011-08-29T22:08:26.668-04:00</updated><title type='text'>The Military Dimension - David Drake</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-LCQjzZcWDpA/TlxF1UfmrRI/AAAAAAAAD_o/SbkpOlD9kDE/s1600/drake.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-LCQjzZcWDpA/TlxF1UfmrRI/AAAAAAAAD_o/SbkpOlD9kDE/s1600/drake.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Rescue Mission&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;. Le Premier Peloton de Marines est chargé d’aller libérer le fils d’un sénateur capturé par les Weasels. La bagarre va être dure, tous les Marines ont des parents qui furent tués ou pris en esclavage par les Khaliens (nom véritable des Weasels). Leur coup de main est terriblement efficace. Les Marines investissent une colonie weasel et commence un joli massacre à la Rambo. Au moment de libérer le fils du sénateur, ils le surprennent à collaborer avec l’ennemi et l’abattent sans merci. Ne jugez pas les hommes qui font la guerre, dit Drake dans son introduction. Ce qui ne l’empêchent pas, lui, de juger ceux qui « collaborent ». Une nouvelle affreusement écrite, à la limite de la compréhension humaine, banale et moralisante par-dessus le marché, puisqu’elle se termine avec l’exécution d’un traître, au beau milieu du coup de main.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;The Dancer in the Flames&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="font-size: small;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;En faisant brûler de petites boulettes de C-4, un capitaine voit apparaître dans les flammes une belle femme nue qui danse. Il en devient obsédé, au point de faire brûler une brique de C-4 d’un seul tenant à son poste de commande d’un blindé. Les hommes qui voient s’élever une flamme immense accourent et trouvent à la place de leur capitaine une jeune femme nue, éberluée. Il s’agit d’une sorcière française qu’on avait brûlée en 1429. Elle et le capitaine ont été intervertis. La fin — très explicative — gâche un excellent exercice sur l’obsession.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Arclight&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;. Les hommes d’un char américain découvrent une grotte secrète qui est un temple abandonné. Pendant plusieurs jours, ils sont poursuivis par une divinité courroucée et ils meurent l’un après l’autre, horriblement décapité, jusqu’à ce que des B-52 viennent anéantir les restes de l’ancien temple. Curieuse histoire sur la hantise et la culpabilité que des envahisseurs entretiennent vis-à-vis le pays qu’ils détruisent, et d’autre part, apologie sans merci de la force militaire brute qui règle tout, surtout les problèmes de conscience. Drake n’est pas subtil pour une miette, hélas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Band of Brothers&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;. Un commando fonce libérer des humains de l’emprise des Slimes (ah, ces joyeux surnoms !), mais les humains sont devenus des collaborateurs et le commando est pratiquement exterminé. Les deux derniers survivants décident de forcer la forteresse et de tuer tout le monde. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Firefight&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;. Un bataillon de cavalerie blindée doit dégager une zone de tir au milieu de la jungle cambodgienne. Plusieurs arbres millénaires s’y trouvent, dont un arbre-dieu. La nuit venue, le bataillon est attaqué par des forces surnaturelles qu’il réussira à vaincre in extremis grâce à la puissance de l’arsenal militaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Contact !&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt; Un peloton de chars s’enfonce dans la jungle à la recherche d’un mystérieux objet abattu par l’aviation. Une rencontre avec des Vietcongs fait des ravages dans leur rang. Le capitaine demande que l’on évacue les blessés, ce qui lui est refusé; mais quand il annonce que son escouade a récupéré un extra-terrestre de l’engin, aussitôt on lui envoie un hélicoptère qui refuse de prendre les blessés, seulement l’alien. Alors le capitaine abat l’extra-terrestre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Best of Luck&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;. Un capitaine américain se transforme en créature monstrueuse et sanguinaire après des combats et s’abreuve du sang des victimes laissées vivantes ou non sur le terrain. Grâce à un talisman ridicule, un soldat parvient à détruire cette créature maléfique. (Après le danger qui vient de l’extérieur, voici que l’ennemi vient de l’intérieur (encore que ce soit un officier, qui sont, après les politiciens les pires ennemis des soldats...))&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;The Guardroom&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;. Pas lu, ça s’annonçait moche.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;The Last Battalion&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="font-size: small;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Hitler vit &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;encore et les Nazis ont une base sur la Lune (ils ont aussi une soucoupe volante) et une autre sous l’Antarctique. Ils ont attaqué un vaisseau extra-terrestre, ce qui va probablement déclencher une guerre intersidérale. Ils enlèvent un sénateur américain pour plaider leur cause devant le Congrès, Malheureusement, les e-t viennent détruire entretemps la base antarctique et tuer Hitler. Pauvres SS. Une histoire particulièrement ridicule, mais curieusement divertissante.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;The Tank Lords&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;. Une histoire de la série &lt;i&gt;Hammer’s Slammers&lt;/i&gt;, racontant les aventures d’un bataillon tankiste projeté dans le futur ou dans un monde parallèle (ce n’est pas clair). Ici, les Seigneurs des Tanks sont invités à participer à une guéguerre entre barons. Mais il s’agit d’un traquenard et l’escouade tankiste parviendra à s’en tirer grâce à un jeune eunuque pour qui les chars sont le siège de la demi-divinité. Une histoire longue comme c’est pas permis, ennuyeuse, dichotomique en diable; une grosse nullité &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;militariste...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;The Way We Die&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;La seule histoire vraiment personnelle de Drake, celle d’un commandant de char et de la vie ordinaire au Vietnam; enquiquiné par un lieutenant très à cheval sur les procédures et la hiérarchie, il va finir par le tuer. Très bon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Ce qui ressort de ces histoires, c’est la paranoïa des individus et leur sens aiguisé de la bonne moralité. On dira que c’est le stress du combat. Mais Drake écrit généralement comme un étudiant appliqué, sans subtilité et sans originalité. Les nouvelles qu’il produit sont sans intérêt, on n’y apprend que peu, sauf sur le déroulement des opérations militaires, et après un ou deux textes, on a compris à peu près comment ça se passait. Autre faiblesse : pas assez de diversité. Autre faiblesse : les fins tombent souvent à brûle-pourpoint, en plein milieu de l’histoire, comme si l’auteur, ayant conclu sur la moralité de la chose, décidait que le reste n’était que fioritures et cessait abruptement son texte. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="font-size: small;"&gt;Quelques nouvelles pas mal, sans plus : &lt;i&gt;The Dancer in the Flames, The Way We Die, Best of Luck&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="font-size: small;"&gt;The Military Dimension&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="font-size: small;"&gt;David Drake&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="font-size: small;"&gt;1991, Baen&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;édition originale 1991&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;273 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;lecture : novembre 93&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; margin: 0cm 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-434345392636196597?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/434345392636196597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/military-dimension-david-drake.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/434345392636196597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/434345392636196597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/military-dimension-david-drake.html' title='The Military Dimension - David Drake'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-LCQjzZcWDpA/TlxF1UfmrRI/AAAAAAAAD_o/SbkpOlD9kDE/s72-c/drake.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3455611073808368006</id><published>2011-08-29T21:46:00.002-04:00</published><updated>2011-08-29T21:48:18.524-04:00</updated><title type='text'>Star Trek : The Starless World - Gordon Eklund</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-9N4s-379Zu8/TlxBA5zWP3I/AAAAAAAAD_k/ZtcCcv5V8_A/s1600/eklund.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-9N4s-379Zu8/TlxBA5zWP3I/AAAAAAAAD_k/ZtcCcv5V8_A/s1600/eklund.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Une force implacable attire l’Entreprise à l’intérieur d’une sphère de Dyson. Le vaisseau est incapable d’en sortir. Kirk et ses hommes descendent à la surface. Le nom du monde est Lyra, y habitent une poignée de créatures dominée par le dieu Ay- Nab qui les amène à leur mort. Car Ay-Nab est l’étoile au centre de la sphère et Lyra fonce vers un trou noir dans lequel elle s’engloutira dans une centaine d’heures. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Lyra est aussi peuplée d’Étrangers, des sortes de zombies qui font régner chez les habitants une terreur religieuse car ils sont des créatures d'Ay-Nab. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Kirk veut savoir de quoi il en retourne. Il se bute à la terreur des Lyriens et au fait que les appareils technologiques ne fonctionnent pas à la surface de la sphère. Il fonce vers l’Oasis car c’est là que la clé du mystère se trouve. Il y entraîne Ola, une Lyrienne amoureuse de lui et qui le suit au mépris des tabous religieux. Pour sauver le monde (sans compter l’Entreprise et sa propre vie), Kirk entre en contact télépathique avec l’entité Ay-Nab. Celle-ci récapitule son histoire (c’est tant mieux car sinon on n’y comprendrait que dalle) et réitère son intention de mettre fin à ses jours de même qu’à ceux de ses zélotes en se précipitant inéluctablement dans le trou noir. Kirk négocie au nom des innocents, il ne faut pas punir ceux qui n’ont pas commis de crimes et il faut leur donner une chance de grandir et de mûrir; c’est la condition de la vie, ça, l’erreur mais aussi le dépassement. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ay-Nab se laisse convaincre. Il libère les vaisseaux captifs de même que tous les habitants de Lyra (sauf les Étrangers qui sont de vrais de vrais zombies). Seul, il accomplira son destin final. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Anodin et plutôt poussif; tellement collé à la réalité télévisuelle que la personnification relève du cliché récurrent. L’auteur est forcément limité par les paramètres établis par les producteurs de Paramount, mais reste que le seul lieu où il lui est possible d’innover, c’est dans l’histoire antérieure des personnages (les études académiques de Kirk et les relations familiales de Uhura). A part ça, c’est zéro l’innovation. Même un écrivain aussi talentueux qu’Eklund finit par étouffer dans le carcan de la recette Star Trek. Zéro innovation, écrivais-je, disons aussi zéro écriture. Un livre insignifiant que le lecteur oublie aussitôt la couverture refermée.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Star Trek : The Starless World&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Gordon Eklund&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1994, Bantam&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;édition originale 1994&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;152 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;lecture : juillet 94 &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3455611073808368006?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3455611073808368006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/star-trek-starless-world-gordon-eklund.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3455611073808368006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3455611073808368006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/star-trek-starless-world-gordon-eklund.html' title='Star Trek : The Starless World - Gordon Eklund'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-9N4s-379Zu8/TlxBA5zWP3I/AAAAAAAAD_k/ZtcCcv5V8_A/s72-c/eklund.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3169740490583877477</id><published>2011-08-28T23:09:00.000-04:00</published><updated>2011-08-28T23:09:43.226-04:00</updated><title type='text'>To Play The King - Michael Dobbs</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-k6KKVRabrP8/TlsC4Pdm3zI/AAAAAAAAD_M/aLt85u4KG3E/s1600/king.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-k6KKVRabrP8/TlsC4Pdm3zI/AAAAAAAAD_M/aLt85u4KG3E/s1600/king.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Grâce à d’habiles manœuvres politiciennes, Francis Ewan Urquhart vient de remplacer le premier ministre de l’Angleterre. Pour arriver à cette fin, il a livré une attaque personnelle destructive contre le vieil homme, attaque qui a divisé le Parti. Maintenant au pouvoir, sa tâche est de le restabiliser, panser les blessures laissées par la guérilla interne et élargir son propre mandat politique. Pour y arriver, Francis Urquhart décide de déclencher des élections générales avant la fin du terme. Il a quatorze semaines pour préparer ses flûtes.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un homme se dresse devant lui, le nouveau roi d’Angleterre, un homme de principes, qui ne veut plus jouer le rôle traditionnellement dévolu à la Couronne, qui ne veut plus être le simple porte-parole du gouvernement et qui veut devenir le héraut d’une pensée sociale, le rassembleur d’un nouvel humanisme s’opposant au cynisme et à la décrépitude des mœurs de la classe politique nationale.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Urquhart va tout faire pour se débarrasser de ce gêneur. Sa quête à lui est beaucoup plus simple : il veut le pouvoir pour le pouvoir. Il écarte de son chemin tout ce qui le retarde pour arriver à cette fin. Lui et son organisateur, Tim Stamper, évaluent les situations et jaugent les conflits dans une optique bien précise : la consolidation de leur pouvoir. Le nouveau roi, &lt;i&gt;The King with a Conscience &lt;/i&gt;comme il se fait appeler, est un empêcheur de tourner en rond. Le Roi ne cesse d’attirer l’attention sur ses projets, sur sa pensée sociale et politique, tout ça au détriment d’Urquhart qui, avant l’annonce des élections précipitées, veut attirer sur lui le maximum d’&lt;i&gt;exposure &lt;/i&gt;pour augmenter son crédit auprès de l’électorat et par le fait même améliorer ses chances électorales.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;En raison de l’obstination royale à ne pas se taire, le combat s’engagera entre Urquhart et le roi. Tous les coups sont permis, spécialement de la part du politicien : chantage à l’homosexualité quand le meilleur ami et conseiller du roi se révèle être gay, exploitation de la vie scandaleuse d’une certaine princesse, sondage truqué, etc. C’est une lutte archétypale entre le bien et le mal. Les personnages principaux sont des clichés ambulants (mais manipulés par une main de maître, celle de Dobbs). À la fin, la belle architecture mise en place par Urquhart s’écroule comme un château de cartes (fine allusion de l’auteur à son précédent roman &lt;i&gt;House of Cards &lt;/i&gt;mettant aussi en vedette l’ignoble Francis Urquhart). Le roi, aidé par un magnat de la presse — Benjamin Landless, dont Urquhart s’était abondamment servi pour son accession à la charge de premier ministre et qu’il avait ensuite abandonné en reniant ses promesses — et par une jeune reporter américaine qui s’est donné à Urquhart pour mieux pénétrer ses secrets et les rapportés à Landless.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le roi annonce qu’il renonce au trône pour entrer dans l’arène politique et se battre contre Urquhart et les autres politiciens de cet acabit. Le roman se termine sur un Francis Urquhart humilié, ses plans retournés par plus fin que lui, et qui sent bien que les prochaines élections marqueront sa fin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un excellent roman d’aventures modernes: plein de fourberies, d’ironie et marqué d’un cynisme absolument total. Les combats à l’épée ont été remplacés par des joutes plus intellectuelles. Ce livre est résolument cynique, et à un point tel qu’on finit par ne plus y croire ou plutôt par refuser d’y croire. (Quand Urquhart fait en sorte que le pays s’enfonce dans une récession exprès pour nuire à son adversaire politique, le lecteur que je suis décroche... là, ça semble exagéré comme calcul méandreux.) Malgré son côté soap politique, ses personnages taillés dans le meilleur carton-pâte disponible (je veux dire ceci : le mouvement et les relations des personnages sont absolument crédibles; ils perdent leur crédibilité quand Dobbs leur invente un passé — à ce moment, il se révèle un romancier peu imaginatif et enclin aux clichés), &lt;i&gt;To Play the King &lt;/i&gt;est un roman divertissant comme il s’en fait très peu&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;To Play the King&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Michael Dobbs&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1993, Fontana&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;édition originale 1992&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;315 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Lecture : décembre 93&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3169740490583877477?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3169740490583877477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/to-play-king-michael-dobbs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3169740490583877477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3169740490583877477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/08/to-play-king-michael-dobbs.html' title='To Play The King - Michael Dobbs'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-k6KKVRabrP8/TlsC4Pdm3zI/AAAAAAAAD_M/aLt85u4KG3E/s72-c/king.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-8143624030162597000</id><published>2011-07-30T12:21:00.004-04:00</published><updated>2011-07-30T12:34:51.676-04:00</updated><title type='text'>Valentine Picotée - Dominique Demers</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-dRdkoi0J_pc/TjQvmjAWryI/AAAAAAAAD68/VxbpnKPMx-I/s1600/valentine.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-dRdkoi0J_pc/TjQvmjAWryI/AAAAAAAAD68/VxbpnKPMx-I/s1600/valentine.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C'est bientôt la Saint-Valentin. Alexis trouve que les filles sont des nouilles, notamment sa petite sœur de quatre ans et demi, Marie-Cléo, et son institutrice, Madame Cousineau, qu'il a surnommé Macaroni parce qu'elle est tout juste bonne à être enfermée dans une conserve avec le mot Catelli par-dessus. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Arrive dans sa classe une toute nouvelle fille, Katarina, une Espagnole aux beaux cheveux bruns, dont il tombe éperdument amoureux. Comme ce sera la Saint-Valentin dans quelques jours, Alexis décide de l'impressionner. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Il tente d'abord le coup avec sa gerboise Batman qu'il amène subrepticement à la classe. L'idée, c'est que Batman peut venir manger une graine qu'Alexis lui tend sur sa langue. On imagine l'émoi que crée cette démonstration inusitée. Panique dans la classe, et Alexis est privé de télé pendant une semaine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pas intimidé par cet échec, Alexis pense à un second tour : l'Opération Hamburger. Se privant de nourriture pendant une journée, il va essayer d'ingurgiter pour les beaux yeux de Katarina, une dizaine de hamburgers au dîner scolaire. Il en gobe huit avant d'être totalement malade devant tout le monde. Autre échec ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le jour de la Saint-Valentin, Katarina est absente. Alexis va lui porter à la maison ses devoirs, elle a la varicelle et son beau visage est tout picotée. Il l'embrasse sur la joue, entre deux picots — tiens, les filles ne sont plus aussi nouilles qu'il ne le croyait ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un roman à l'humour bon enfant (c'est bien le moins !) Alexis va perdre certains de ses préjugés vis-à-vis des filles, il va connaître son premier amour. La morale est gentille et gentiment présentée, ce n'est pas pontifiant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Peu de personnages finalement : Alexis, son copain Henri, sa sœur Marie-Cléo, la maîtresse d'école, Katarina et le frère de celle-ci, dont le prénom est Henri, ce qui causera une confusion amusante à la fin. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Valentine Picotée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Dominique Demers&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1991, La Courte échelle&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;63 pages (avec illustrations) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-8143624030162597000?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/8143624030162597000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/valntine-picotee-dominique-demers.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8143624030162597000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8143624030162597000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/valntine-picotee-dominique-demers.html' title='Valentine Picotée - Dominique Demers'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-dRdkoi0J_pc/TjQvmjAWryI/AAAAAAAAD68/VxbpnKPMx-I/s72-c/valentine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-6495152261713481840</id><published>2011-07-30T12:16:00.002-04:00</published><updated>2011-07-30T23:36:52.217-04:00</updated><title type='text'>Toto la Brute - Dominique Demers</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-2hAIUANBogw/TjQuXHM7UAI/AAAAAAAAD64/ec8aLwCr45k/s1600/couvert_alexis_2_toto_la_brute.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-2hAIUANBogw/TjQuXHM7UAI/AAAAAAAAD64/ec8aLwCr45k/s320/couvert_alexis_2_toto_la_brute.jpg" width="186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Alexis Dumoulin-Marchand est le souffre-douleur d'Alberto Lucio, Toto pour les intimes. Alexis est un tout petit et Toto est au moins trois fois plus gros que lui. Toto met des grenouilles dans son pupitre et chaque midi lui vole son sandwich à trois étages. Alexis a l'idée d'une vengeance : un midi, Toto lui chipe un sandwich très très spécial, garni de sauce chili, de Tabasco et de piments broyés. La gueule de Toto quand il avale ça ! Tout le monde rit. Mais Toto est furieux et il promet à Alexis la pire raclée de sa vie. Alexis est tellement troublé par cette promesse que son comportement en classe se dégrade et il est envoyé au bureau du directeur, affectueusement surnommé M. Torture. Mais M. Torture n'est pas l'être intransigeant et terrible que tous imaginent. Il indique à Alexis une manière de déjouer Toto la Brute. Aidé par M. Torture, Alexis annonce sur le système de communications de l'école que Toto la Brute va lui sacrer toute une volée à la sortie des classes dans le petit bois en arrière de l'école. Tous les élèves sont conviés au spectacle. Évidemment Toto ne peux plus attaquer Alexis. Mais Alexis ressent une peine pour Toto. Quelques jours plus tard, il le suit jusqu'à chez lui. On apprend que Toto est jaloux d'Alexis, de sa petite sœur, des attentions que lui prodigue sa mère et des bons sandwichs à trois étages qu'il apporte à chaque midi. C'est pour ça que... Alors Alexis se prend d'une sorte d'amitié pour Toto, désormais ils échangeront leurs sandwichs et Alexis se promet bien de lui présenter la cousine de sa blonde. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C'est un roman très agréable, sans aucune faiblesse. L'anecdote est simple mais le fil de l'histoire est suivi sans faille. L'auteure sait où elle s'en va. Les deux protagonistes ont une certaine épaisseur psychologique et, à la fin de l'histoire, ils ont évolué. Les sentiments sont bien sûr cousus de fils blanc, mais le style de Dominique Demers est vif, léger, en nuances, et il fait oublier le cucul de la morale habituelle des romans de ce type. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les illustrations aux traits tremblés de Philippe Béha sont excellentes et tout à fait dans le ton.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Toto la Brute&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Dominique Demers&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1992, la courte Échelle&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition originale 1992&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 61 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; avec des illustrations&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lu: novembre 95 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-6495152261713481840?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/6495152261713481840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/toto-la-brute-dominique-demers.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6495152261713481840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6495152261713481840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/toto-la-brute-dominique-demers.html' title='Toto la Brute - Dominique Demers'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-2hAIUANBogw/TjQuXHM7UAI/AAAAAAAAD64/ec8aLwCr45k/s72-c/couvert_alexis_2_toto_la_brute.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-7038365969473827900</id><published>2011-07-30T11:55:00.002-04:00</published><updated>2011-08-01T10:09:52.724-04:00</updated><title type='text'>SS-GB - Len Deighton</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Av05RGg892o/TjQpcceIncI/AAAAAAAAD60/Ub6irhL7KlA/s1600/ss-gb.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-Av05RGg892o/TjQpcceIncI/AAAAAAAAD60/Ub6irhL7KlA/s1600/ss-gb.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;En 1941, dans une Grande-Bretagne occupée par les forces allemandes victorieuses Douglas Archer est detective superintendent à la section criminelle de Scotland Yard. Un cadavre est découvert, victime apparente d'une rixe entre revendeurs. Mais tout de go les polices allemandes, la Kripo et ensuite la Gestapo, se mêlent de cette enquête qui est tout autre chose que ce qu'elle paraît être. Apparaît même Heinrich Himmler. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ça se complique puisque s'ajoute au mélange de base : la véritable identité de la victime (un professeur spécialiste du nucléaire), les relations tendues entre la Wermacht et les SS, la résistance anglaise, etc. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Bof. J'ai arrêté la lecture à la page 194. L'ennui total. Le style de Deighton est généralement plutôt baroque. Mais ici, ça ne sécrète que de l'ennui. Hélas...&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;SS-GB&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Len Deighton&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1979, Panther&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition originale 1978&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 367 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : novembre 93 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-7038365969473827900?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/7038365969473827900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/ss-gb-len-deighton.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/7038365969473827900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/7038365969473827900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/ss-gb-len-deighton.html' title='SS-GB - Len Deighton'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Av05RGg892o/TjQpcceIncI/AAAAAAAAD60/Ub6irhL7KlA/s72-c/ss-gb.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3553569658127935933</id><published>2011-07-30T11:50:00.001-04:00</published><updated>2011-07-30T12:39:44.802-04:00</updated><title type='text'>Le rose et le noir - Jean Daunais</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-1wScp_kX1_k/TjQoLIMibiI/AAAAAAAAD6w/vv86Sn1L2Qw/s1600/daunais_rose.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-1wScp_kX1_k/TjQoLIMibiI/AAAAAAAAD6w/vv86Sn1L2Qw/s1600/daunais_rose.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;DE FILLE EN AIGUILLE. Une trentaine de prostituées ayant disparu des rues de Montréal, l'inspecteur Lino Léomme fait appel à Arlène Supin, latiniste distinguée et détective libérée. Pour prendre le kidnappeur, Arlène fait faire le portrait-robot du plus bel homme possible car seul un pareil charmeur aurait pu avoir raison de l'impassibilité d'une fille de joie. Arlène elle-même devient prostituée afin de confronter le bandit. Au premier appel, elle se précipite au motel où un homme masqué l'accueille. Sous le masque, Arlène découvre Lino Léomme qui a eu une faiblesse bien compréhensible devant la splendeur du corps de la latiniste. Elle attend un deuxième appel. Autre rendez-vous encore une fois avec un type masqué. Cette fois, c'est le kidnappeur. Qui s'appelle Gaston. Ce n'est pas avec sa beauté redoutable qu'il fait tomber les filles, c'est plutôt avec sa laideur indescriptible. Elles deviennent folles et il les enferme charitablement dans son sous-sol en attendant qu'elles reprennent leurs esprits. Gaston n'est pas le mauvais bougre. Arlène résiste à sa laideur foudroyante, libère les filles kidnappée et remet Gaston aux soins d'un excellent chirurgien plastique et l'histoire finit là-dessus... Le style est léger, le jeu de mot allègre, l'esprit primesautier; on n'a cure de l'anecdote. Par contre, à force de trop de légèreté, l'auteur ne parvient pas à donner la moindre consistance à ses personnages, ce qui en fait la grande faiblesse de cette série de trois recueils que sont &lt;i&gt;Les 12 coups de mes nuits&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;le Rose et le noir&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;le Nippon des soupirs&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gorges chaudes &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;le Short en est jeté&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IL ÉTAIT TROIS FOIS. Le génial professeur Hippolyte-Népumocène Xégaz a inventé un appareil à voyager dans le temps, c'est une simple montre que l'on met au siècle et à la journée que l'on veut. Arlène l'utilise pour descendre voir Jules César, brave général mais amant préoccupé, le Masque de fer (nul autre que l'ancêtre de Jacques Plante, mais une fine lame libidinale) et Leonardo Da Vinci auquel le sourire d'Arlène sert de modèle pour la Joconde. Retour au présent et destruction de la montre... Très en dessous des autres nouvelles, à cause de sa prémisse qui est idiote. On ne rit pas, on passe tout près de s'ennuyer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA MORT AUX DENTS. En croisière sur le SS Gouda Giovanni, Arlène rencontre l'agent de la C.I.A. Bob Slay. Un dentiste est assassiné par un membre d'équipage travesti en rousse incendiaire. Pourquoi ? L'homme était le dentiste du président des Etats-Unis, Arlène enquête à toute vapeur. Le dentiste avait installé une bombe dans la dent creuse du président, celle-ci va exploser incessamment. Pris de remords, le dentiste voulait faire annuler l'attentat. Son complice l'en a empêché, avec le résultat qu'on connaît. A peine aidée de Bob Slay, Arlène Supin démasque les terroristes et fait avorter l'attentat... Une nouvelle un peu plus ironique que ses congénères. Ça ne va pas loin, mais ça y va jovialement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POUR UNE POIGNÉE DE TRENTE SOUS. A Miami, on soupçonne un Québécois de se livrer à des vols dans les motels de la ville; la preuve, c'est que l'on retrouve du petit change canadien sur les lieux des crimes. Arlène mène l'enquête. La vérité est plus étrange. Après avoir démasqué un Québécois voyeur impénitent, elle met en accusation un couple de contorsionnistes de cirque. Les accusés sont tellement ébahis par l'originalité et la rigueur de la pensée déductive de l'époustouflante détective qu'ils applaudissent d'admiration lorsqu'elle expose leur stratagème... L'épisode du voyeur impénitent est longuet, c'est du San-Antonio bas de gamme, on aurait pu faire sans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DOGE MONACO. Pour la déposséder de son argent, le valet de Lady Wampole Harry-Dough la séquestre en même temps qu'Arlène Supin dont il ignore la véritable identité. C'est une erreur de sa part. Car son plan s'écroule quand Cyprien Nadir, archéologue et heureux amant d'Arlène Supin, arrive à sa rescousse aidé en cela par un pigeon auquel Arlène avait sauvé la vie... Hum. Là, l'auteur fatiguait. Ça parait. Si les nouvelles ont été écrites dans l'ordre, alors l'auteur en avait plein son casque. Ou bien est-ce un réflexe du lecteur blasé ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, à la longue cette prose ennuie parce que les effets comiques sont limités aux diverses astuces patronymiques : Lino Léomme, Cyprien Nadir, Wampole Harry-Dough, Amedeo Gratias, Sylvie Tagreau, Horace Takhato, Guiseppe Dérasti, Armand Chabalet; et à l'amalgame d'éléments mondains et quétaines (Picasso et Serge Laprade, Cartier et Woolco, Fernand Gignac, Juliette Pétrie, Ginette Reno...) En contrepartie, les personnages sont tous également fades et sans consistance, et les intrigues sont traitées avec trop de désinvolture. Nous sommes ici au royaume du jeu de mots. Venez les admirer, il n'y a rien d'autre au menu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;  Le Rose et le noir&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Jean Daunais&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1980, Héritage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition originale 1980&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 168 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lu: août 95&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3553569658127935933?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3553569658127935933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/le-rose-et-le-noir-jean-daunais.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3553569658127935933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3553569658127935933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/le-rose-et-le-noir-jean-daunais.html' title='Le rose et le noir - Jean Daunais'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-1wScp_kX1_k/TjQoLIMibiI/AAAAAAAAD6w/vv86Sn1L2Qw/s72-c/daunais_rose.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-7570787854000693046</id><published>2011-07-29T23:04:00.001-04:00</published><updated>2011-07-29T23:04:28.921-04:00</updated><title type='text'>L'homme dont les dents étaient toutes exactement semblables - Philip K. Dick</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Hzw3Okdvd6Q/TjN0mSb68KI/AAAAAAAAD6s/47o-Pm4OrsM/s1600/homme+dents.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-Hzw3Okdvd6Q/TjN0mSb68KI/AAAAAAAAD6s/47o-Pm4OrsM/s200/homme+dents.jpg" width="115" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les Runcible (Leo et Janet) et les Dombrosio (Walt et Sherry) sont voisins à Marin County, un développement banlieusard de San Francisco. Leo Runcible est Juif et courtier en imobilier, Walt Dombrosio est designer industriel. Un jour que Leo Runcible accueille chez lui des clients potentiels, ceux-ci aperçoivent un Noir qui vient dîner chez les Dombrosio. La présence impromptue de ce Noir fait que la vente que comptait effectuer Runcible tombe à l'eau, le ton monte, les injures pleuvent, Runcible paranoïe complètement et se croit victime d'anti­sémitisme. Fou furieux, il met ses clients à la porte et lâche un coup de fil véhément chez les Dombrosio, accusant Walt de salir le coin avec ses amis nègres. La chicane pogne. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Plus tard, pour se venger d'avoir perdu une si grosse commission sur une vente importante, Runcible dénonce à la police Walt Dombrosio qui conduit en état d'ébriété. Dombrosio perd son permis de conduite pour six mois. Walt doit être véhiculé par sa femme, soir et matin jusqu'au coeur de San Francisco. Sherry décide que, tant qu'à perdre son temps en ville, elle y trouvera un emploi. Walt est absolument contre, travailler ce n'est pas pour une femme — d'autant plus que Sherry trouve une place dans la firme même où Walt travaille. La situation devient vite intenable pour lui. Un soir, sur ce sujet, il en vient aux coups avec son patron. Walt quitte son emploi, alors que Sherry garde le sien. Désoeuvré, Walt va se venger de Leo Runcible quand il apprendra la responsabilité qu'il porte dans sa déchéance. Utilisant le crâne prognathe d'un mort centenaire, Walt monte une supercherie, du type Homme de Piltdown dans laquelle Runcible tombe mains et poings liés. Qui plus est, Runcible s'entêtera dans son projet de faire prouver la véracité scientifique de son pré-hominien aux dents toutes exactement semblables, même quand il aura été mis au courant de la plaisanterie vengeresse dont il est l'objet. Runcible va se ruiner en maudissant le monde entier. Le roman se termine avec la déchéance quasi-ultime de Runcible donnant une dernière fête un peu lugubre dans sa maison qui va être saisie par la banque. Dombrosio, après avoir violé sa femme et l'avoir forcé à quitter son emploi pour garder le bébé, s'est trouvé un nouvel emploi et est rentré en possession de son permis de conduire. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le roman s'articule autour de quatre portraits dont trois sont particulièrement développés : Walt et Sherry Dombrosio, Leo Runcible, et dans une très moindre mesure, sa femme Janet (mais celle-ci demeure un personnage insipide, semi-alcoolique, auquel Dick ne s’attardera presque pas). Walt est le mâle américain de la fin des années cinquante, ouvert à une certaine amitié interraciale mais fermé au fait que sa femme puisse se trouver un emploi. Il est plutôt carré, soupe au lait et rongé de culpabilité; quand les choses ne vont pas comme il veut, il se fâche — surtout contre sa femme avec laquelle il est engagé dans un bras de fer continuel. Leur relation se situe à la charnière des changements de comportements de société; en conséquence, la vie n'est pas facile, la bagarre éclate régulièrement, Walt est le genre d'homme qui n'hésite pas à frapper sa femme s'il juge qu'une correction s'impose. Sherry est une femme moderne, émancipée, qui cherche à accéder à l'égalité avec son partenaire (et qui n'hésite pas à l'écraser lorsqu'elle se retrouvera en position de pouvoir lorsque elle sera le seul soutien de famille). Leo est le persécuté, le manichéen pour qui le monde se divise en deux, ceux qui l'aiment et sont prêts à le suivre sans condition (personne en fait) et tous les autres qui cherchent à le ruiner, à le casser, etc., à l'empêcher d'accéder aux plus hautes cimes du rêve américain. Leo a une relation torturée avec le monde, et c'est finalement le meilleur personnage de ce roman. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C'est le roman des frustrations. De la culpabilité maladive. De la culpabilité à tiroirs. Cette culpabilité est aussi la faiblesse de ce roman parce que, au bout du compte, tous les personnages fonctionnent sur le même mode de pensée et de culpabilité. Un personnage, à ce compte-là, en vaut un autre; il y a une grisaille un tantinet ennuyeuse. L'anecdote du roman est minime, l'histoire d'une vengeance, et la sauce est un tout petit peu étirée. Dick, en écrivain de fiction canonique, est nettement moins intéressant que Dick l'auteur de SF. Sa SF est unique, voire révolutionnaire, sa fiction canonique est assez platement canonique; innovation, ici, nenni. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Mais le lecteur de Dick pleure de joie et remercie le ciel pour chacun des romans de l'auteur, fussent-ils moins bons que les Grandes Œuvres&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'Homme dont les dents étaient toutes exactement semblables&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Philip K Dick&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1989, Terrain Vague, Losfeld&lt;br /&gt;édition originale 1984&lt;br /&gt;The Man Whose Teeth Were All Exactly Alike&lt;br /&gt;385 pages&lt;br /&gt;lecture : mars 93 &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-7570787854000693046?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/7570787854000693046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/lhomme-dont-les-dents-etaient-toutes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/7570787854000693046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/7570787854000693046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/lhomme-dont-les-dents-etaient-toutes.html' title='L&apos;homme dont les dents étaient toutes exactement semblables - Philip K. Dick'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Hzw3Okdvd6Q/TjN0mSb68KI/AAAAAAAAD6s/47o-Pm4OrsM/s72-c/homme+dents.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3962127250672806272</id><published>2011-07-29T22:54:00.002-04:00</published><updated>2011-07-29T22:54:42.876-04:00</updated><title type='text'>Valis - Philip K. Dick</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-baFCmoJ3q-k/TjNyXiqPBJI/AAAAAAAAD6k/HEqsEWN49qM/s1600/valis+dick.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-baFCmoJ3q-k/TjNyXiqPBJI/AAAAAAAAD6k/HEqsEWN49qM/s1600/valis+dick.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;En février et  mars 1974, Philip Dick a été l'objet d'une série de visions mystiques.  Pendant les huit dernières années de son existence, il va tenter — dans  son Exégèse — de comprendre ce de quoi il a été victime; pourtant,  jamais, il ne mettra en doute la réalité de ce qui lui est arrivé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Cette période se manifeste aussi par une relative stérilité littéraire. Dick n'écrira dans cette période que &lt;i&gt;Valis&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Divine Invasion &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;The Transmigration of Timothy Archer&lt;/i&gt;. Les trois livres portent directement sur son expérience du 2-3-74 (comme il se plaisait à l'écrire). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Valis  est le premier livre écrit par l'auteur après cette expérience. Il  tente de répondre aux questions suivantes : Comment être sûr que ce qui  nous a touché relève du divin, de l'ordinaire, ou encore de  l'extraterrestre ? Comment prouver que l'on est pas fou ? Enfin, comment  peut-on valider une expérience pareille ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Valis  est l'histoire de Horselover Fat, l'alter ego de Dick (en grec, Philip  signifie celui qui aime les chevaux, et Dick en allemand veut dire  gras), frappé lui aussi par une série de visions en février et mars 74  et qui va chercher à y mettre de l'ordre. Suite à ses visions, Fat  souffre d'anamnésie (qui est l'incapacité d'oublier). L'accompagnent  dans son odyssée, Kevin le sceptique à l'humour grinçant, David le  chrétien convaincu, et Phil Dick l'écrivain de SF qui trouve Fat  sympathique et fou à lier. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Horselover  Fat soumettra son expérience à une série d'interprétations. La quête de  Fat est de valider les visions qu'il a eues, de les ancrer dans la  réalité. Il interprétera la réalité, y guettant les signes simples et  minuscules qui donneront un éclairage significatif à son expérience. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le  roman, autrement, est irracontable. C'est pourtant un livre glorieux,  inoubliable et douloureux. Horselover Fat discute longuement de  subtilités théologiques avec ses copains. Il tombe amoureux de femmes  souffrantes et dépressives (dans l'espoir qu'elles lui briseront le cœur  en mourant du cancer ou en se suicidant — Fat a une faiblesse du côté  masochiste du cœur) et il essaie de donner un sens à ses visions. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Kevin  l'amène voir un film de SF de série B, Valis. C'est la révélation. Pour  Fat, voilà le sens de ses visions. Une entité extrêmement vieille,  Valis, l'a bombardé d'un rayon rose chargé d'informations qu'il ne peut  oublier mais qui ne font pas de sens. D'où l'anamnésie. Mais le film  permet d'agencer toutes les informations dans un système théorique sans  faille. Valis étant une des représentations de Dieu, elle amène Fat à  entrer en contact avec le créateur du film, le guitariste rock Eric  Lampton dont la femme a donné naissance à une petite fille qui est, pour  les initiés, la glorieuse réincarnation du Christ : Sophie — Hagia  Sofia, sainte Sophie. Sophie, qui a deux ans, et qui tient des  discussions théologiques avec Fat et ses amis permet à Phil Dick de  résoudre ses contradictions : Fat disparaît donc de la surface de la  Terre, il réintègre l'entité. Phil Dick et Kevin et David en sont bien  heureux, eux qui jouait la comédie du dédoublement pour ne pas se le  mettre à dos. (Dick compose cette scène-là avec une bonhommie sans  pareille — on ne dira jamais assez de bien de l'humour dickien.) Mais  Sophie sera tuée et Fat fera sa réapparition dans la vie de Dick. Fat,  assis devant son téléviseur, y cherchera des signes intelligibles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C'est  un roman qui parle de rédemption, de la bonté humaine en tant que force  rédemptrice, de la réalité qui n'est qu'apparence mais qui est tout ce  que nous avons (la connaissance d'une volonté supérieure n'apporte pas  de réponses réelles aux questions existentielles de notre réalité  quotidienne puisque c'est la seule que nous avons). Un autre thème est  la surinformation — avec son corollaire : l'incapacité de plus en plus  grande qu'ont les individus à produire des synthèses à partir de ce  bombardement informationnel. Et la sensation de perdre pied et de ne  trouver aucun sens à ce qui, auparavant, en faisait. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Valis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Philip K Dick&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1981, Bantam&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; édition originale 1981&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; 227 pages,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; incluant &lt;i&gt;Tractates Cryptica Scriptura&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lecture : janvier 93 &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3962127250672806272?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3962127250672806272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/valis-philip-k-dick.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3962127250672806272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3962127250672806272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/valis-philip-k-dick.html' title='Valis - Philip K. Dick'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-baFCmoJ3q-k/TjNyXiqPBJI/AAAAAAAAD6k/HEqsEWN49qM/s72-c/valis+dick.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-1995151206718739313</id><published>2011-07-29T22:23:00.000-04:00</published><updated>2011-07-29T22:23:03.782-04:00</updated><title type='text'>Kiss Kiss - Roald Dahl</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ctNfNxn03bw/TjNq7GbyurI/AAAAAAAAD6c/9nofzbibAqM/s1600/kisskissdahl.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-ctNfNxn03bw/TjNq7GbyurI/AAAAAAAAD6c/9nofzbibAqM/s1600/kisskissdahl.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LA LOGEUSE. Billy Weaver arrive à Bath et se met en quête d'un gîte temporaire. Il se pointe dans un &lt;i&gt;Bed &amp;amp; Breakfast &lt;/i&gt;sympathique et chaleureux où il est accueilli par une logeuse maternelle. Le B&amp;amp;B est curieusement vide. La logeuse avoue que depuis des années, elle n'a eu que deux autres clients, deux jeunes hommes beaux et jeunes comme Billy. Ça rend Billy un peu nerveux. Le chat qui surveille la pièce est empaillé, tout comme le basset qui dort devant le foyer. C'est le hobby de la logeuse, empailler les êtres qu'elle aime... Une très curieuse nouvelle qui a l'air de ne pas se terminer tant la fin est subtile. Une narration légèrement surannée ajoute au plaisir, qui est grand. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;WILLIAM ET MARY. William vient de mourir et il laisse à sa femme une longue lettre dans laquelle il lui apprend qu'il s'est porté volontaire pour une expérience médicale inédite : son cerveau a été récupéré, mis dans un liquide avec un œil (pour assurer un branchement sensoriel) et le tout repose dans le laboratoire de son ami le Dr Landy. William demande à Mary d'accepter son sort. Mary se présente au laboratoire du Dr Landy. L'œil de William l'observe et elle croit discerner des éclats de colère quand elle agit contre les avertissements de feu son mari, en fumant une cigarette, par exemple. Elle décrète à Landy qu'elle ramène son mari chez elle. Elle va l'installer sur la télé et lui fumer au visage... Une histoire de revanche, d'une femme dominée par son mari, tyrannisé par lui et qui, profitant de son état de vulnérabilité, décide de retourner la situation à son avantage. On imagine la vie d'enfer qu'elle va lui faire subir. La sociologie de cette nouvelle la situe dans les années 30 ou 40, avec cette vieille mentalité étouffante des familles bourgeoises anglaises. Mais la simili-science qui entoure le postulat de base est complètement ridicule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TOUS LES CHEMINS MÈNENT AU CIEL. Mme Foster redoute de prendre l'avion en retard, sa fille l'attend à Paris. Son mari qui ne l'accompagne pas prend tout son temps, la niaise tout à fait, et elle ne peut pas répondre ni encore moins riposter car ce n'est pas convenable. Au moment où ils quittent leur villa alors que le temps est sérieusement compté, M. Foster se rappelle qu'il a oublié le présent de sa fille et retourne à la villa. Mme Foster se met à sa poursuite pour le conjurer de faire vite. Dans le vestibule, elle entend un bruit bizarre et revient au taxi sans M. Foster. Direction l'aéroport. Quand elle est de retour six semaines plus tard, elle téléphone directement au réparateur d'ascenseur, car, voyez-vous, il y a eu une panne dans leur demeure et M. Foster, semble-t-il, a péri entre deux planchers... Encore une histoire de revanche de couple dans un décor de bourgeoisie étouffante. Dahl réussit remarquablement bien à décrire la fébrilité inquiète de Mme Foster et le plaisir malin, sournois, qu'a le mari de la faire languir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN BEAU DIMANCHE. Chaque dimanche, M. Boggis revêt une soutane et, affublé en curé, parcourt la campagne anglaise, visitant les fermes et les maisons, à la recherche de beaux vieux meubles du patrimoine. Car M. Boggis est un antiquaire, et son déguisement lui ouvre toutes les portes. Ce beau dimanche qui donne son titre au texte, M. Boggis découvre une armoire Chippendale valant au bas mot quarante ou cinquante mille livres, dans un état impeccable avec la facture en prouvant l'origine; s'il parvient à l'acquérir, c'est la fortune et la renommée pour lui. Ça négocie ferme, les culs-terreux étant un petit peu conscients de la valeur de leur armoire, mais M. Boggis s'ingénie à les convaincre du peu de valeur de celle-ci. Il emporte finalement le morceau, obtenant l'armoire historique pour une chanson. Pendant qu'il amène sa camionnette à la maison, les fermiers coupent l'armoire et en font du petit bois pensant rendre service à Boggis... La meilleure nouvelle du recueil. Les trois quarts du texte porte sur la négociation et les astuces de Boggis pour fourrer à la planche les fermiers. La fin est hilarante, c'est l'arroseur arrosé, il y a une justice immanente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MADAME BIXBY ET LE MANTEAU DU COLONEL. Mme Bixby a un amant à Londres qui lui offre en cadeau un superbe manteau de vison. Ne pouvant rentrer chez elle avec ça sur le dos, Mme Bixby le met en consigne pour quelques dollars et revient à son mari en faisant semblant d'avoir trouvé un billet venant d'un prêteur sur gages. Elle somme son mari d'aller chercher la consigne, pour au moins voir ce que c'est, tant la somme demandé est peu importante. Ce que fait M. Bixby. Il ramène à sa femme une étole de vison; la déception et l'amertume la submergent et elle soupçonne le prêteur d'avoir substitué l'étole au manteau. Un jour, elle aperçoit la secrétaire particulière de M. Bixby avec un superbe manteau de vison sur les épaules : le sien... Encore une histoire de justice immanente, encore que morale; ici l'adultère secret est puni par l'adultère découvert. Une excellente nouvelle, le ton est juste, les dialogues vraisemblables, la chute imprévisible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GELÉE ROYALE. Parce que leur bébé fille refuse de prendre toute espèce de nourriture, s'amaigrit et semble sur le point de rendre l'âme, Albert Taylor et sa femme commencent à la nourrir à la gelée royale, cet aliment si riche que les abeilles qui en mangent prennent jusqu'à quinze cents fois leur poids en quelques jours. Le bébé mange avec entrain, gloutonnerie même, dévore la gelée royale et se met à prendre du poids comme ce n'est pas permis. Mme Taylor suggère qu'on arrête le traitement, M. Taylor ne veut rien entendre; il ne veut pas que l'on touche à sa petite reine... La plus faible des nouvelles, l'argument ne décolle pas et la fin est prévisible dès la deuxième page. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PAUVRE GEORGE. George est un pasteur anglican encore célibataire après qui les jeunes femmes courent. Or, George a une peur bleue des femmes depuis que sa mère l'a traumatisé en lui montrant une lapine accouchant — contrairement à ce que sa mère affirmait, la lapine ne lavait pas ses nouveau-nés mais les mangeait. George vit dans la peur de la bouche des femmes. Une fois, il est attiré par une femme qui lui plaît beaucoup. Quand elle va pour l'embrasser, il panique et se retrouve mangé, avalé, dans un des replis de l'œsophage où il fait la rencontre d'autres hommes qui ont été bouffés par cette femme... Étrange nouvelle paranoïaque à la fin surréaliste. On pourrait psychanalyser l'auteur et sa peur de la femme castratrice — c'est peut-être un texte écrit justement avec cette idée derrière la tête. Dahl a fait volontairement un texte psychanalisable, selon les idées de l'époque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UNE HISTOIRE VRAIE. Une femme accouche d'un petit bébé rachitique. Elle peur pour lui, elle a perdu ses trois autres enfants pratiquement en couches. Cette femme est terrifiée, elle implore le docteur de la rassurer sur l'état de santé de son bébé. Aucune parole ne parvient à la réconforter. Même le mari de la femme ne peut rien devant tant de désespérance. Faites qu'il vive, implore la femme — Frau Hitler. Faites qu'il vive, mon Dieu... Ça a l'intérêt d'une pochade d'adolescent et ça n'a aucun impact sur le lecteur. Heureusement, c'est tout bref. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDWARD LE CONQUÉRANT. Louisa recueille un chat qui a tout l'air d'être la réincarnation de Franz Liszt. Edward, son mari un peu frustre, est jaloux de l'intérêt et des petits soins dont Louisa inonde le chat. Il s'en débarrasse en le brûlant, aux mépris des aspirations de sa femme... Dahl décrit encore une fois le petit monde étouffant des couples des années trente à cinquante. Les désirs de la femme sont sans cesse stigmatisés par son mari. La femme est une bête qu'il faut diriger rigidement, sans poésie, sans folie, sans affection. La nouvelle est longuette et illustre mal l'engouement de Louisa pour son chat assez spécial, mais l'atmosphère morne d'une vie soumise est montrée avec un remarquable sens du détail de la grisaille affective et intellectuelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;COCHON. Adopté par sa grand-tante alors qu'il est âgé de quelques jours à peine, Lexington est élevé dans un strict régime végétarien dans la campagne du Vermont. Lui-même y prend tellement goût qu'il devient un véritable artiste de la recette sans viande. Quand sa grand-tante meurt, il doit aller à New York régler les affaires du testament. Là, pris d'une fringale, il entre dans un restaurant minable. On lui sert du porc au chou. Lexington est pris de frissons jubilatoires, jamais il n'a mangé une aussi bonne chose. Il demande la recette au chef, qui, devant son air de plouc, lui dit en manière de plaisanterie qu'il s'agit de viande humaine que chacun peut se procurer aux grands abattoirs de la ville. Lexington y court. Il est séduit par les méthodes d'abattage du porc. Puis soudain une chaîne s'enroule autour de sa cheville et Lexington entre dans la grande chaîne alimentaire... Curieuse histoire qui part dans toutes sortes de direction. D'abord l'histoire de la mort des parents de Lexington, celle du végétarisme de la grand-tante et des talents culinaires du garçon, ensuite l'épopée du plouc à New York et enfin la visite aux abattoirs et la fin ironique. Pourtant c'est tout bon, délectable et raffiné. Miam miam, j'ai beaucoup aimé cette histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE CHAMPION DU MONDE. Gordon et Claude vont braconner le faisan chez Victor Hazel, suffisant petit propriétaire amateur de chasse à courre. Ils emploient une méthode inédite : grâce aux somnifères de Gordon, ils endorment à peu près deux cents faisans qu'ils enfournent dans de gros sacs et ramènent au village au mépris de la vigilance des gardes-chasses. Ils font cadeau d'un lot de soixante-dix têtes à Bessie Organ, la femme de l'épicier. Bessie en remplit son carrosse d'enfant, sous son bébé. Au milieu de la place du village, les faisans commencent à sortir de leur sommeil puis du landau et bientôt la place est remplie de faisans à demi éveillés qui trébuchent sur les pavés et tentent maladroitement de prendre leur envol, Bessie presse son bébé contre son sein en essayant de le protéger des faisans. Gordon et Claude ferment leur station-service et quittent le village... Une longue histoire qui prend tout son temps pour arriver à sa fin : encore une fois, un arnaqueur est arnaqué. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton des nouvelles est plaisant, débonnaire, amusé. On lit avec un plaisir souvent très grand, on est souvent débalancé par la fin, puis au bout du compte, on se prend à aimer la manière louvoyante de raconter, les atmosphères finement décrites, les dialogues toujours précis et savoureux (comparables à ceux de René Fallet). C'est, en fait, très aristocratique. Un beau dimanche et Cochon dominent le recueil. Pas loin derrière, il y a Madame Bixby et le manteau du colonel, La logeuse, Tous les chemins mènent au ciel et Edward le conquérant. Un excellent rapport qualité-prix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Kiss Kiss&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Roald Dahl&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1991, Folio&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition française originale 1962&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; titre original inconnu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 304 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : janvier 95&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-1995151206718739313?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/1995151206718739313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/kiss-kiss-roald-dahl.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1995151206718739313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1995151206718739313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/kiss-kiss-roald-dahl.html' title='Kiss Kiss - Roald Dahl'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ctNfNxn03bw/TjNq7GbyurI/AAAAAAAAD6c/9nofzbibAqM/s72-c/kisskissdahl.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-6223342099288842366</id><published>2011-07-29T22:04:00.002-04:00</published><updated>2011-07-31T10:30:00.449-04:00</updated><title type='text'>La sirène rouge - Maurice G. Dantec</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-lIY1xlvf-ZY/TjNmbCIWuoI/AAAAAAAAD6Y/WYFuDfPq5h8/s1600/sirene+rouge.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-lIY1xlvf-ZY/TjNmbCIWuoI/AAAAAAAAD6Y/WYFuDfPq5h8/s1600/sirene+rouge.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La petite Alice Kristensen s'enfuit de chez elle quand elle acquiert la preuve que sa mère et son beau-père ont assassiné de manière affreuse la jeune préceptrice srilankaise qu'elle adorait. Alice court chercher refuge à un commissariat de la police d'Amsterdam où elle est accueillie par l'inspectrice Anita Van Dyke. Dans sa fuite, Alice a chipé la cassette vidéo de la mort de la préceptrice, un &lt;i&gt;snuff movie &lt;/i&gt;de qualité professionnelle (ce qui fera dire à l'auteur que l'entreprise vampirique d'Eva Kristensen se situe à la confluence de l'industrie nazie et de la production hollywoodienne). Malheureusement, en dépit des apparences, la cassette ne peut servir à inculper Mme Kristensen qui, de son côté, avec l'aide d'une batterie d'avocats jouant de moyens absolument légaux, demande une injonction pour récupérer sa fillette. Alice se doute que le pire l'attend si elle retourne chez sa mère : aussi profite-t-elle d'une défaillance du système de sécurité policière érigé autour d'elle pour mettre les voiles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle court, elle court, elle est poursuivie sans relâche; elle se cache sous une couverture dans une Volvo mal verrouillée. Il s'agit de la voiture de Hugo Toorop, mercenaire néerlandais combattant du côté de la jeune république bosniaque. Il est alerté par le manège d'un van qui arpente les rues du quartier (il croit d'ailleurs que c'est lui qu'on recherche). Il découvre Alice dans l'auto. N'écoutant qu'une vague impulsion, il adhère aux bribes d'information qu'Alice lui sert. En sa compagnie, il part à la recherche de son père -- Stephen Travis -- pour lui remettre la fillette. Alors là, c'est le début de la grande cavalcade cauchemardesque qui va les mener sans répit du nord des Pays-Bas jusqu'à la côte portugaise, laissant derrière elle une véritable piste de cadavres pis que celle d'Attila. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme  Kristensen est vraiment sérieuse, elle veut ravoir sa fille. On peut vouloir revoir la Normandie, elle veut ravoir le fruit de ses entrailles. Son empire morbide est menacé, la découverte de la vidéocassette peut mener à l'éventuelle découverte de toutes les autres vidéocassettes — car il y en a des milliers, Mme  K a tiré de son vice un max de profit. Car Mme K est riche, fabuleusement, et pleine de ressources, diaboliquement. Elle met sur la trace d'Alice plusieurs équipes multi-ethniques composées pour l'essentiel d'éléments très douteux choisis dans les services spéciaux des polices de régimes déchus (Roumanie, Afrique du Sud, Bulgarie, Allemagne de l'Est — des gars capables de tout contre n'importe qui, on comprend vite que ce ne sont pas des ballerines). Ils allument rapidement, pour un oui, pour un non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La piste pour retrouver Stephen Travis est longue, sinueuse, déroutante. L'homme se terre, il connaît bien son ex. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hugo et Alice vont se reconnecter par le plus grand des hasards au cours d'un carnage épique dans un gite du passant retiré et sublimement tranquille — pas pour longtemps. Boum boum. Dix morts sur le terrain, des hommes de Mme  K, un policier, des aubergistes innocents. Depuis Salazar, jamais tant de sang n'aura coulé au Portugal. Heureusement, l'entraînement militaire d'Hugo porte fruit et tous les trois s'en tirent sans trop de mal (Anita se fait casser un bras et la vareuse d'Hugo est transpercée, heureusement ça ne se voit pas). C'est le hit squad de Mme  K qui est mis à mal. Pourtant, comme dans un cauchemar, la chasse reprend; Hugo et Anita courant après le père d'Alice, les hommes de Madame courant après le même ainsi qu'après la fillette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La frontière hispano-portugaise ne sera plus jamais la même (il y manquera du monde en tous cas). Finalement, à force de rabouter des indices, on localise Travis dans un petit village de la côte. Hugo et Anita doivent faire leur chemin à force de persuasion et d'ingéniosité, les hommes de Mme  K ne font pas, quant à eux, dans la dentelle; on prendra pour témoin le Grec, un ami de Travis, qui y laissera salement sa peau, là sur la table de sa cuisine après que des petits rigolos l'aient littéralement charcuté vivant (c'est moins plaisant qu'on ne peut se le représenter, et l'auteur a le don très vif de l'évocation). Chez le Grec, les deux groupes trouveront les indices nécessaires menant à Travis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hugo et Anita retrouvent Travis. Il raconte son histoire de dealer repenti qui fait maintenant dans la contrebande d'armes en direction de la Bosnie (ici, Hugo se dit que le monde est petit, non ?), son divorce d'avec Eva Kristensen avant qu'elle ne dégénère (ce qu'il pressentait vaguement), le super voilier qu'il a fabriqué (avec l'argent de la contrebande) et avec lequel il fomentait le projet d'enlever Alice et de partir vivre avec elle au Brésil dans la clandestinité, avant que les événements ne se précipitent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le dernier carré d'hommes de Mme K rattrape lui aussi Travis. Autre carnage; les hommes se saisissent d'Alice qu'ils embarquent sur un gros hors-bord avec l'idée de la transborder sur le luxueux yacht de la millionnaire du snuff movie. Travis met son voilier à l'eau dans l'espoir de rattraper les truands. Poursuite sur océan démonté. Le transbordement de la fillette s'effectue. Aiguillonné par Hugo qui ne conçoit pas d'autre solution, Travis éperonne le yacht de son ex, The Red Siren (d'où le titre, on se demandait bien comment l'auteur le justifierait). Madame se tue à la grenade après un speech revivialiste sur les joies du culte vampirique, sur le pouvoir du prédateur, « la prédation est un jeu » affirme-t-elle à Alice. La grenade explose, décapite Eva Kristensen, c'est moche à voir. Alice s'en sauve in extremis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les méchants sont tous morts et les bons sont presque entiers (un ami de Travis y laissera sa peau). On pressent que l'empire de Mme K sera démantelé, mais que ce n'est que la pointe de l'iceberg. La demande pour son produit est si grande... Alice retrouve donc son père qui peut enfin sortir de la clandestinité. Une fugace histoire d'amour s'amorce entre Anita et Hugo, à laquelle Hugo trouve le moyen de ne pas céder — préférant le retour à la vie cachée, riche d'un sens obscur. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un très haletant roman sur le mode picaresque. Le gars sait faire en ta. Ça déménage hardiment. Il y a des coïncidences très grosses, on ne comprend pas toujours pourquoi les hommes de main de Mme K réagissent si lentement quand ils retrouvent Hugo, ou alors on se demande pourquoi ils agissent si peu quand, pourtant, ils le suivent quasiment pas à pas. On se fout des raisonnements et des questionnements. C'est du grand roman d'action, sans répit, sans jamais un petit air de flûte pour ralentir le mouvement. C'est un road movie adapté à la littérature. Juste pour la forme, on pourra reprocher à l'auteur un usage par moments inusité de la virgule...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;La Sirène rouge&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Maurice G. Dantec&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1995, Série noire Gallimard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition originale 1993&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 479 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lu: août 95&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-6223342099288842366?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/6223342099288842366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/la-sirene-rouge-maurice-g-dantec.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6223342099288842366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6223342099288842366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/la-sirene-rouge-maurice-g-dantec.html' title='La sirène rouge - Maurice G. Dantec'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-lIY1xlvf-ZY/TjNmbCIWuoI/AAAAAAAAD6Y/WYFuDfPq5h8/s72-c/sirene+rouge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-312994616453448130</id><published>2011-07-26T10:08:00.002-04:00</published><updated>2011-07-27T09:12:19.664-04:00</updated><title type='text'>Zapping - Didier Daeninckx</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-NGpdxl-sOcc/Ti7KX7lzacI/AAAAAAAAD6U/Z0VvpJk6gkE/s1600/zapping.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-NGpdxl-sOcc/Ti7KX7lzacI/AAAAAAAAD6U/Z0VvpJk6gkE/s1600/zapping.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LA PLACE DU MORT. Profitant du bouleversement des mœurs politiques après la victoire socialiste de 80, un journaliste de province s'est hissé au firmament des vedettes locales. Il met à jour une magouille de spéculation immobilière incriminant le maire de la ville, qui doit fuir. Usant de son pouvoir médiatique, le journaliste Tolona s'impose comme le chevalier Bayard de la lutte à la corruption. Puis il est assassiné. Le réseau décide de poursuivre son émission télé en mettant à sa place une marionnette de latex à son image... Grinçant et cynique, ce texte est quand même difficile à lire en raison de l'idiome argotique utilisé dans les milieux de la télé française et des références culturelles dont on saisit parfois mal le sens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LA CHANCE DE SA VIE. À l'émission de Jacques Pramarre, on sollicite les dons pour aider des démunis face à des injustices. Cette semaine, Adélaïde, victime d'une erreur médicale, a perdu sa cause en appel et doit maintenant rembourser 700 000 francs. Pendant une heure, les téléspectateurs vont contribuer au téléthon. C'est la générosité médiatique. On accumule la somme. Adélaïde retourne chez elle, le cœur léger. A la maison, son père et ses frères veulent la forcer à leur remettre l'argent. Elle attrape un fusil et les tire à bout portant; quand la police intervient, devenue paranoïaque, Adélaïde défouraille à tout venant... Virulente critique des médias de la charité, avec un dérapage familial en bonus à la fin. C'est court et c'est merveilleux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;UNE QUESTION POUR UNE AUTRE. François Lincan a perdu le gros lot à l'émission Commando. Revoyant la vidéo, il se persuade que son concurrent a été aidé par l'animateur, Michel Ferriot. Lincan voue une haine féroce à Ferriot. Il le tue, puis Lincan meurt peu après dans un accident bête. Le lecteur apprend que c'est la femme de Ferriot qui renseignait le concurrent qui, finalement, la prend pour épouse... Convenable mais moins convaincant que les autres textes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;SANTÉ A LA UNE. Alain et Elisabeth font du tourisme lorsque Alain reconnaît une ancienne flamme, Michèle. Il se met à ses trousses. Elle est salement amochée par la drogue et elle ne le reconnaît pas. Alain se fait tabasser par ses pushers. Un peu plus tard, Alain abandonne carrément Élisabeth au profit de l'ombre de Michèle qu'il a une encore entrevue; mais là, Michèle vient de commettre un meurtre et Alain perd aussi Michèle... Pas très réussie la nouvelle, le lien avec la télé est quasi inexistant, et on ne croit pas à la ferveur qui pousse Alain vers Michèle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;CINQ SUR CINQ. La présentatrice d'une émission d'actualités négocie ferme un contrat blindé parsemé de privilèges éhontés. Puis elle court animer une émission qui porte sur la pauvreté qui ravage le pays et à propos de laquelle personne ne fait rien... Celle-là, c'est un chef-d’œuvre de cynisme avoué et d'hypocrisie crasse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;RODÉO D'OR. Parce qu'il a manqué une nouvelle régionale importante, un réalisateur tourne un remake en demandant aux protagonistes de refaire leur numéro. Un des gamins meurt quand une voiture dérape et prend feu. Grâce à ce reportage en direct, le réalisateur se mérite un Sept d'Or couronnant les meilleures émissions de la télé... Banlieue arabe, jeunes loulous prêts aux quatre cents coups, une atmosphère absolument réussie, mais un texte qui laisse sur sa faim à cause d'une faiblesse bon sentiment à la fin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LE PSYSHOWPATHE. Dans son immeuble aux murs de papier, Valérie est intrigué par un nouveau voisin. Elle se met à l'épier quand elle l'entend au lit avec une femme. Elle le voit nu, ça l'excite secrètement. À la fenêtre, elle le voit en train de frapper sa compagne avec des ciseaux, Valérie se précipite, enfonce la porte. Le gars est en train de poignarder une poupée gonflable. Devant Valérie, il fond en larmes et avoue avoir besoin d'elle. Valérie se jette contre lui... Détails évocateurs, chantournage riche et précis des éléments du texte, qui s'ouvre sur une fausse piste, un genre de chute — si on veut — placé en début d'histoire plutôt qu'en fin. Une excellente nouvelle, érotique de surcroît.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; TIRAGE DANS LE GRATTAGE. Stan, Norbert et Cyrille braquent une banque et se terrent dans une villa louée à la campagne. Quand Cyrille va faire des courses, la police fait une descente, met la main au collet de ses comparses suite à une délation. C'est normal puisque la banque offre 10 millions de récompense. Cyrille entend que le père Chassagne a été vu avec une très grosse somme d'argent qu'il tentait de cacher. Voilà le délateur. Cyrille tue le père Chassagne et fait main basse sur le magot. Le père Chassagne venait de gagner le loto, c'était la chance de sa vie... Une méprise, un crime qui en amène un autre. Les histoires de Daeninckx n'offrent pas toujours tous les éléments de résolution souhaités, ici, par exemple, on ne sait pas et on ne saura jamais qui a vendu les braqueurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;VOIX SANS ISSUE. La nuit venue, une femme écoute la voix onctueuse de Bruno sur les ondes de Radio-Solitude en se masturbant secrètement. Seulement c'est interdit dans cette maison pour retraités... Une histoire triste, moche, de vieillards parqués dans des chambres sans intimité, impitoyablement réprimés quand la solitude les gagne et qu'ils tentent de se réconforter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LES ALLUMEUSES SUÉDOISES. Jacques Vidal a vécu son éveil sexuel grâce à la cinématographie suédoise, à ces actrices peu inhibées et à ses metteurs en scène pour qui le sexe était une source de joie et d'humour ou de poésie. Les temps ont changé, à son plus grand scandale, sa fille s'intéresse au cinéma suédois pour la valeur de ses productions... Très anodin, quelques souvenirs heureux de films connus et d'actrices, ah Bibi, ah Liv, charnelles et si belles et si délectablement femme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;RAFLE EN DIRECT. Le gouvernement français rafle tous les étrangers et les expédie manu militari sous d'autres cieux. A l'aube du 15 juillet de l'an 2000, la France se réveille bien grasse et toute blanche... Cinglante dénonciation de l'intolérance. Ça tient plus du pamphlet que de la fiction.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;POURSUITE TRIVIALE. Dans un futur proche, une famille joue à un incessant jeu télévisé qui leur assure des pilules d'amour, des heures de sommeil, de la nourriture pour le chien, des heures de sortie, et ainsi de suite... Le sarcasme est vite anodin, et la nouvelle offre finalement peu de choses sinon cette vision bancale d'un futur rigidement soumis au diktat des jeux télévisés (sans qu'on nous explique pourquoi : la méthode Daeninckx montre sa faiblesse dans les textes plus SF qui justement doivent se déployer autour d'une simili-explication).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;F.X.E.E.U.A.R.F.R. En 1944, les hommes et les garçons du village de Nothange sont emmenés pour être exécutés par les soldats de la division SS Das Reich. Seul Patrick en réchappe, on ne sait comment. Quarante ans plus tard, lors de l'émission Au nom de l'amour qui met en contact des personnes depuis longtemps séparés, la sœur de Patrick lance un appel pathétique. Patrick est retrouvé par la police car on le cherchait aussi pour un braquage d'épicerie. Il écoute Des chiffres et des lettres (d'où le titre) au moment où la gendarmerie intervient : c'est la grosse vilaine canonnade, Patrick est abattu. Le mot qu'on cherchait à DC&amp;amp;DL, c'était faux-frère... La télé comme instrument de la justice immanente et comme révélatrice des fautes du passé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;ŒIL POUR OEIL. Pour l'émission hebdomadaire de Légendes du pays, Roland Rastrols a invité les héros d’un sauvetage hors du commun à tenter de gagner une cagnotte en faveur de Véronique, une jeune aveugle à qui une opération dispendieuse rendrait la vue. L'émission va bon train, mais au moment de doubler la mise finale, le concurrent rate la question et c'est tintin pour Véronique qui devra se contenter d'une moitié de cagnotte. Elle va aux USA se faire opérer un seul œil. « D'aveugle, elle devint borgne .» (p.155)... Cruelle et ironique, c'est une excellente nouvelle où la télé et les faux jetons pieux et charitables qui l'animent n'en ont que pour l'audimat.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;BIS REPETITA. Bernard soupçonne sa femme d'avoir une liaison avec un certain Marc Laurenti, probablement un écrivain, car un manuscrit portant ce nom la suit en tous temps. Bernard est sidéré par le manuscrit, c'est un roman porno, dans lequel les comportements amoureux de l'héroïne rappellent beaucoup ceux de Nadine. Bernard laisse l'amertume le gagner, qui se change en volonté assassine quand il tombe sur une description très précise des grains de beauté qui se cachent entre les lèvres du sexe de Nadine. C'est la preuve qu'il ne souhaitait pas. Il tue Nadine et se précipite chez l'éditeur de Marc Laurenti pour lui faire un mauvais parti. Il apprend la vérité : Laurenti est un nom d'emprunt sous lequel travaillent les auteurs d'une série érotique parmi lesquels cette nouvelle venue, Nadine... Ouille ouille ouille que cette nouvelle-là est délicieuse. Exemplaire, la dérive paranoïaque de Bernard, incapable de distinguer la réalité de la fiction qu'il se met lui-même en tête. La meilleure du recueil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;TICKET TOUT RIDÉ. Jessica gagne la cagnotte au loto télévisé. Elle se précipite vers l'aéroport où elle est rejoint par une autre femme qui l'abat. La police intervient. Jessica n'était pas Jessica, c'était une amie envoyée à la télé car la vraie Jessica est une criminelle en fuite, recherchée par toutes les polices. Seulement après le tirage, la fausse Jessica a voulu prendre la fuite avec le magot... Bof. Les textes ne peuvent pas être tous gagnants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;FARMING CLASS HERO. Jean-Claude Charlois fait l'objet d'un reportage à une émission de prestige. Il est devenu un héros parce qu'il a sauvé des gens d'un incendie. Après quelques semaines, la gloire s'étiole. Jean-Claude, sans le sou, échaudé, décide de mettre le feu lui-même à une ferme et de jouer de nouveau les héros. Ça foire, la grange et la maison brûlent, en périssent les occupants. Jean-Claude est écroué. Mais il refera une émission, sur les pyromanes, cette fois-ci... Les histoires deviennent plus ordinaires en fin de volume — est-ce la tolérance du lecteur qui va diminuant ou l'effet de nouveauté s'affaiblit-il ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;UNE FAMILLE DE MERDE. Sur le plateau de Plein aux as deux familles s'affrontent, une haut de gamme, l'autre bas de gamme. Les riches contre les pauvres. Évidemment, les pauvres sont parfaitement nuls mais hautement pittoresques et bientôt le public en studio les encourage vivement, chahutant les riches. Des révélations sont faites dans le courant du jeu, le père des riches est l'amant de la fille des pauvres, la chicane pogne pour de vrai et ça finit en bagarre où se mêlent les participants, le public et l'équipe technique... Le plus amusant des textes de ce recueil, qui n'a d'autre but que de faire rire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LEURRE DE VÉRITÉ. Demandé pour faire la régie d'une émission d'affaires publiques dont l'invité est Gilles d'Auray (c-à-d gueule de raie, alias Le Pen), Simon Elmaz qui le déteste s'arrange pour le montrer sous ses plus mauvais angles, avec d'interminables gros plans qui mettent en évidence ses bajoues et sa couperose. Durant l'émission, des militaires font irruption et emmènent Elmaz. C'est le coup d'État, D'Auray vient de prendre le pouvoir avec l'aide de l'armée... La verve de Daeninckx prend une tournure amère. L'histoire relève ici de la politique-fiction, et malgré l'ironie finale, le lecteur reste pantois devant la fulgurance des évènements qu'il n'attendait pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LE PENOCHET. Le Penochet est au pouvoir. Les grandes manœuvres pour purifier la France ont commencé. Profitant d'un grand rassemblement pénochettiste à Dreux, Maurice Laurint sort de la cachette où il se terrait depuis le coup d'État, revêt son ancien costume de déporté et va abattre Le Penochet. Il est abattu en retour par les skins du service d'ordre... Un texte brutalement simple, sans effet ironique, juste une fiction dénonciatrice. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un excellent recueil de nouvelles. Le talent de l'auteur est immense, il sait y faire. Je retiens tout particulièrement : La Chance de sa vie, Cinq sur cinq, Le Psyshowpathe, Œil pour œil, Bis repetita et Une famille de merde. Ce qui en fait beaucoup, non ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Zapping&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Didier Daeninckx&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1994, Folio&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; édition originale 1992&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; 228 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lecture : janvier 95 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-312994616453448130?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/312994616453448130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/zapping-didier-daeninckx.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/312994616453448130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/312994616453448130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/zapping-didier-daeninckx.html' title='Zapping - Didier Daeninckx'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-NGpdxl-sOcc/Ti7KX7lzacI/AAAAAAAAD6U/Z0VvpJk6gkE/s72-c/zapping.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4267937376743777279</id><published>2011-07-26T10:08:00.000-04:00</published><updated>2011-07-26T10:08:05.727-04:00</updated><title type='text'>Le géant inachevé - Didier Daeninckx</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-EV6Rujk0Js4/Ti7KP5cBdrI/AAAAAAAAD6Q/RNHqKdv6I7s/s1600/g%25C3%25A9ant+inachev%25C3%25A9.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-EV6Rujk0Js4/Ti7KP5cBdrI/AAAAAAAAD6Q/RNHqKdv6I7s/s320/g%25C3%25A9ant+inachev%25C3%25A9.jpg" width="192" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;L'inspecteur Cadin enquête sur le meurtre de Laurence Cappel, retrouvée morte d'un coup de pistolet, l'arme du crime entre les mains d'un ancien copain de lycée. L'affaire est rapidement classée jusqu'à ce que le présumé meurtrier, après un an d'aphasie catatonique, décide de s'accuser du meurtre avant de se suicider. Pourtant ça cloche : il en met trop. Cadin se retrouve en campagne, à renouer les fils de cette histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par compassion, Laurence Cappel fournissait en drogue son frère (mort un peu avant elle) qui faisait une rechute après un stage de désintoxication. La facture était plutôt lourde et elle ne pouvait, sur son seul salaire, fourguer la came à frérot et payer les arrérages du centre de désintox. En conséquence, Cadin soupçonne une malversation. Laurence travaillait pour au service de l'approvisionnement d'un hôpital, où elle avait beau jeu de détourner les sommes nécessaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cadin met en évidence que dans les relations du frère de Laurence, il y avait le jeune Courtini, fils d'un magnat du camionnage, fils lui-même adepte des drogues dures. Courtini père avait chargé un détective privé de filer son fils; apprenant le secret du fiston et le profit qu'il y avait à faire en menaçant d'ébruiter l'affaire dans les journaux, le détective avait fait chanter Courtini un temps jusqu'à ce que ça se finisse tragiquement pour le premier. Sentant Cadin sur ses fesses, Courtini commence à paniquer et tente de le tuer à la faveur d'un shout-out nocturne dans une ancienne rampe de lancements de V-2. Cadin lutte à la fois contre Courtini, car les morceaux du puzzle s'emboîtent les uns aux autres et son dessein apparaît obscurément d'abord puis plus clairement, et contre ses supérieurs qui jugent ténébreux et peu convaincants les éléments rassemblés par l'inspecteur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cadin persiste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors du duel nocturne, Cadin a blessé Courtini. Ne le retrouvant pas, il se rabat sur la femme de celui-ci. Il la rencontre dans une première de théâtre, vient pour procéder à l'arrestation (Cadin juge qu'il faut provoquer les choses, et il soupçonne madame Courtini de complicité) lorsqu'elle est abattue devant ses yeux. Cadin tue le meurtrier, qui était le partenaire du détective privé venu assouvir sa vengeance et reprendre le chantage contre le magnat du camionnage. Gadin retrouve Courtini, sérieusement amoché par les balles, qui avoue tout, faisant par le fait même les liaisons qui manquaient au raisonnement de Cadin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courtini garde son influence politique. Aussitôt après l'étouffement de l'affaire par les autorités, Cadin est muté de Hazebrouck vers Courvilliers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daeninckx est un romancier noir, très noir. Et ça n'a rien à voir avec la couleur de sa peau, car elle d'un blême à faire peur. Le roman se passe dans le nord de la France, tout près de la Belgique. Le ciel est ferraille, l'horizon bas et les paysages sont gris, sales et blafards : c'est l'atmosphère très réussie de ce roman... L'histoire racontée est, au bout du compte, moche, grise, compliquée, et dessus, pareil à une couverture trop lourde, le destin inéluctable qui mène des gens à la mort et des vivants à trop de connaissance. Déjà, dans ce roman, le germe du suicide de Gadin est semé (qui éclatera dans la dernière des nouvelles du Facteur fatal). C'est ce qui frappe le plus, d'ailleurs, cette inéluctabilité du destin, des événements. La vérité vaut-elle le travail qu'on met à l'extirper, à la mettre à jour. Cadin accomplit son travail avec un entêtement sans enthousiasme, à la limite de l'indifférence émotionnelle et sans même la joie de coffrer les meurtriers. La découverte de la vérité entraîne des conséquences qui viennent s'abattre mollement, presque négligemment, sur la tête de Cadin — qui s'y attendait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne rit pas dans ce roman, l'humour y est totalement absent, il n'y a que la présence cynique, ironique du destin qui guette méchamment les hommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Le Géant inachevé&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Didier Daeninckx &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Série noire, 1984&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition originale 1984&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 212 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lu: février 95 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4267937376743777279?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4267937376743777279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/le-geant-inacheve-didier-daeninckx.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4267937376743777279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4267937376743777279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/le-geant-inacheve-didier-daeninckx.html' title='Le géant inachevé - Didier Daeninckx'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-EV6Rujk0Js4/Ti7KP5cBdrI/AAAAAAAAD6Q/RNHqKdv6I7s/s72-c/g%25C3%25A9ant+inachev%25C3%25A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-8650104578071225514</id><published>2011-07-26T10:07:00.001-04:00</published><updated>2011-07-26T10:07:38.265-04:00</updated><title type='text'>Facteur fatal - Didier Daeninckx</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-BEUoU7J4FvY/Ti7KHwR21hI/AAAAAAAAD6M/xZET5WlFndE/s1600/facteur+fatal.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-BEUoU7J4FvY/Ti7KHwR21hI/AAAAAAAAD6M/xZET5WlFndE/s1600/facteur+fatal.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Recueil de nouvelles qui met en scène l'inspecteur Cadin et qui marque son itinéraire professionnel au gré de ses mutations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Croix de bois, croix de fer&lt;/i&gt;. Une jeune fille de quinze ans prétend avoir été victime d'une agression sexuelle par un clochard portugais récemment immigré. Cadin prend les dépositions de tout le monde. Des années plus tard, il apprend le suicide du Portugais, de même que le mensonge de la jeune fille... Un drame où l'inertie des choses et des mensonges prend un poids considérable. Cadin observe, sans déceler la vérité. Le mensonge de la fille est convainquant, les balbutiements de l'agresseur nuisent à sa cause. Une tranche de vie banale et méchante, où les conséquences des gestes gratuits sont fatales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Facteur fatal&lt;/i&gt;. Le cadavre d'une femme est retrouvé. Elle entretenait une correspondance énorme avec des tas de gens. Cadin découvre qu'elle couchait avec la plupart de ses correspondants, généralement des êtres réduits, mal-aimés, laids ou infirmes, et qu'ils étaient tous amoureux fou d'elle. C'était une infirmière des cœurs, si on veut. Celui qui l'a tué, dans un accès de rage, c'était un pauvre type, petit et dominé par sa mère : la victime avait arraché sa moumoute dans un faux mouvement et avait été saisie d'un fou rire inextinguible... Une histoire extraordinairement triste sur la misère et la solitude humaines. Cet ange de bonté qu'est cette grande femme moche assassinée par plus petit qu'elle, c'est une parabole touchante et vraie de la condition humaine. La meilleure nouvelle de ce beau recueil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Voie de garage&lt;/i&gt;. En pleine nuit, une jeune fille se fait happer à mort par une BMW. L'automobiliste disparaît. Cadin mène l'enquête. Grâce à une chance pas croyable, il coince le tueur qui vient de cacher sa voiture dans un trou aux prix de nombreuses ampoules... Faible et plus que banal (dans le mauvais sens du terme); ce qui intéresse le plus, ce n'est pas la résolution de l'énigme, ce sont les petits gestes du quotidien, les querelles du commissariat, les intrigues politiques municipales. Ça, Daeninckx ne l'oublie jamais, c'est la chair autour de l'os. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Exécution sommaire&lt;/i&gt;. Loubry, le conseiller en communication de la ville de Toulouse vient d'être assassiné. On retrouve une menace de mort contre lui daté de six mois et signé par un Arabe. L'enquête se dirige donc tout naturellement vers lui. De la petite histoire de l'Algérie française, Cadin extrait une encore plus petite histoire de crime horrible non vengé depuis trente ans. Mais le vrai coupable n'est pas l'Arabe qui ne faisait que rappeler à Loubry le meurtre de son frère en 1954. Ce qu'il y a derrière, c'est l'appât du gain sans scrupules... Daeninckx excelle â piocher dans les affaires franco-algériennes (voir &lt;i&gt;Meurtres pour mémoire&lt;/i&gt;) et cette nouvelle en est une preuve éloquente. L'intrigue grouille d'un petit monde de politicards et de magouilleurs, d'affaires louches et de police politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Un privé à la dérive&lt;/i&gt;. Cadin est passé à la pratique privé. Un industriel prospère le charge de retrouver sa femme qui vient de le quitter. Pourtant elle a tout, dit l'homme. Cadin suit sa trace à travers la France. Il est tombé bien bas. A Paris, il rappelle son client qui lui dit de cesser l'enquête parce que sa femme vient de faire son retour. Cadin la voit pour la première fois, elle a un sourire de défaite aux lèvres... Une très prenante nouvelle du désespoir sourd des chaînes qui nous lient au confort. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Souvenir à la fenêtre&lt;/i&gt;. Le commissaire Cadin remet à un collègue un texte qui raconte une histoire de famille, d'enfants pauvrement aimés et pleins de ressentiment envers leurs parents qui en ont autant pour leurs chers petits. L'histoire d'une longue vengeance qui met des décennies avant de trouver sa résolution dans le meurtre du fils par le père (une surprise, car la nouvelle donnait l'impression que l'inverse se produirait). Le fils assassiné, c'est le frère de l'inspecteur Cadin... L'histoire dans l'histoire, une histoire en apparence banale d'une vendetta qui met du temps â être assouvie et qui, en raison d'un malentendu, se termine par un drame familial sanglant. Une nouvelle éclairante sur la psychologie de Cadin mais en même temps, à cause de la technique employée (l'histoire dans l'histoire), un texte moins prenant que les autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Épilogue albertiviliarien&lt;/i&gt;. Quatre pages pour la désespérance de Cadin. Il est presque minuit, le 31 décembre 1989. Dans quelques secondes, la nouvelle décennie va commencer. Cinq... quatre... trois... Cadin amène le canon du revolver contre sa tempe... deux... un... il appuie sur la détente... « Le monde entrait dans les années 90. » (p. 201) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un excellent recueil de nouvelles, qui laisse une vive impression. Avec le Facteur fatal, Exécution sommaire et Un privé à la dérive qui dominent le palmarès, les autres pas loin derrière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;Le Facteur fatal&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;Didier Daeninckx&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Folio, 1992&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition originale 1990&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 201 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : juillet 94 &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-8650104578071225514?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/8650104578071225514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/facteur-fatal-didier-daeninckx.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8650104578071225514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8650104578071225514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/facteur-fatal-didier-daeninckx.html' title='Facteur fatal - Didier Daeninckx'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-BEUoU7J4FvY/Ti7KHwR21hI/AAAAAAAAD6M/xZET5WlFndE/s72-c/facteur+fatal.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-2853383617861281437</id><published>2011-07-26T10:07:00.000-04:00</published><updated>2011-07-26T10:07:09.228-04:00</updated><title type='text'>Le Der des Ders - Didier Daeninckx</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ojSp-JGRCxQ/Ti7J_-9pYEI/AAAAAAAAD6I/YA3JnOu_Nfc/s1600/der+des+ders.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-ojSp-JGRCxQ/Ti7J_-9pYEI/AAAAAAAAD6I/YA3JnOu_Nfc/s320/der+des+ders.gif" width="192" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Paris, un an ou deux après la fin de la Der des Ders.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;René Griffon a fondé sa propre agence de détective privé spécialisée par la force des choses dans les affaires matrimoniales. Les soldats de retour au foyer sont nombreux et les veuves de guerre ont la cuisse légère, elles avaient dans bien des cas perdues l'espoir de revoir leurs hommes. Griffon vivote dans son meublé en compagnie d'Irène, sa secrétaire, avec lequel il partage une passion identique pour le sexe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le colonel Fantin de Larsaudière fait appel à ses services car on le menace de chantage. Pour lui, aucun doute, c'est sa femme qui est derrière tout ça. D'autant plus que c'est la vraie madonne des anciens combattants, n'aimant rien mieux que de s'envoyer en l'air — surtout — avec des vétérans de l'aviation. Le colonel charge Griffon de faire cesser ces tentatives de chantage et de démasquer la coupable, c'est-à-dire madame la Colonelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Très vite, Griffon soupçonne la maldonne quand la fille du colonel rate son suicide et que lui-même intercepte un message du maître-chanteur que le colonel ne lui délivrera jamais. En effet, il ne s'agit pas d'une banale histoire de mœurs, c'est une histoire politique. Celui qui cherche à faire chanter le colonel est un infirmier du sanatorium des vétérans où meurent les derniers gazés du conflit. Cet infirmier a recueilli les confidences d'un soldat, entre-temps décédé, qui jette la lumière sur le comportement du colonel durant la guerre, notamment à la bataille où le régiment fut complètement décimé et le colonel un des rares survivants. Durant cette bataille, le colonel s'est conduit avec la plus extrême pleutrerie (c'est pardonnable), allant jusqu'à abattre un subalterne lui reprochant son incapacité à commander (ça l'est moins). C'est le motif du chantage, le retour des assassinés, de ces soldats envoyés à la plus grande boucherie de tous les temps pour la gloire de la Patrie et du colonel. Le maître-chanteur ne veut rien d'autre que faire mijoter le colonel dans son jus avant de couler l'histoire aux journaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pour d'autres motifs, le colonel a décidé de se débarrasser de la colonelle. C'est pourquoi il a orienté l'enquête de Griffon vers celle-ci. Mais, de découvertes en découvertes, Griffon voit la vérité lui éclater en pleine face. Après l'homicide de l'infirmier maître-chanteur, Griffon, lui-même ancien combattant et gardant rancœur de ce carnage, décide de poursuivre l'oeuvre vengeresse et de faire publier lui-même le texte infamant. Suite à une méprise, car Griffon a dû assommer un communiste pour reprendre le texte de l'infirmier, le communiste et ses amis tuent Griffon et Irène, brûlant par le fait même le manuscrit compromettant et sauvant la réputation du colonel. Le roman s'achève ironiquement sur une invitation à l'inauguration du Monument aux Morts de Courvilliers, sous la Présidence d'Honneur du Colonel Fantin de Larsaudière, de l'Héroïque 296e régiment, avec Concert Patriotique par la Fanfare des Invalides.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Daeninckx est un fouille-merde accompli. Ici, il déterre une période historique pratiquement oublié, celle de l'après première guerre. Il a le sens du mouvement social et des luttes qui déterminent le sens que celui-ci prendra. Cette partie-là du roman est une exemplaire réussite. L'histoire du lâche que l'on prend pour un héros, doublé d'un fourbe assassinant ceux qui l'ont surpris en pleine lâcheté, ça ne brise rien. On a déjà vu, ou on a l'impression d'avoir déjà vu — ce qui du point de vue du lecteur revient au même, la surprise n'existe pas. Et le ton qu'emploient les personnages de Daeninckx, débonnaire, farci de bons mots, de répliques faciles, s'il est justifié par une apparente fausse gaieté — un petit je ne sais quoi — en prise directe sur la réaction au plus grand des carnages injustifiables de l'histoire de l'humanité; ce ton-là n'emporte pas mon adhésion et me fait l'effet d'une intrusion de l'auteur; la preuve étant que tous les personnages en sont affectés, ce qui est faux, bien entendu, mais j'essaie de justifier mes affaires, na. En résumé, mi roman à l'intrigue bien faite bien que sans surprise, mené dans un contexte social magistralement exposé, où la douleur des personnages est parfois dite en images brèves, ironiques et implacables : le mariage de l'amie d'Irène à un cul-de jatte, l'armée française bombardant un contingent russe à l'arrière des lignes, tout cela soulignant l'extrême dureté d'une époque cynique, agonisante et frivole, d'une jeunesse arrachée à des hommes comme un membre perdu dans une bataille inutile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le Der des ders&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Didier Daeninckx&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1984, Série noire&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;édition originale 1984&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;216 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Lu : février 95&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-2853383617861281437?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/2853383617861281437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/le-der-des-ders-didier-daeninckx.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2853383617861281437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2853383617861281437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/07/le-der-des-ders-didier-daeninckx.html' title='Le Der des Ders - Didier Daeninckx'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ojSp-JGRCxQ/Ti7J_-9pYEI/AAAAAAAAD6I/YA3JnOu_Nfc/s72-c/der+des+ders.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-78320232639554180</id><published>2011-03-21T18:35:00.001-04:00</published><updated>2011-03-21T18:37:08.576-04:00</updated><title type='text'>Sphère - Michael Crichton</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-7hPKl9r7D_k/TYfTCSJCBkI/AAAAAAAADzQ/GklArnezl8Y/s1600/sphere2.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh3.googleusercontent.com/-7hPKl9r7D_k/TYfTCSJCBkI/AAAAAAAADzQ/GklArnezl8Y/s1600/sphere2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le docteur Norman Johnson, spécialiste de la psychologie des victimes de catastrophes, est appelé pour se rendre de toute urgence en plein milieu du Pacifique sur une plate-forme de la Marine américaine. Jadis, Johnson avait écrit un document de travail préparatoire sur la possible rencontre avec des extraterrestres. La Marine a découvert un vaisseau spatial vieux d'au moins plusieurs centaines d'années à 350 mètres de profondeur, une équipe de spécialistes a été assemblée et tout le monde se prépare à plonger. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Mais le vaisseau n'est pas d'origine extraterrestre. C'est un vaisseau du futur. Descendu en plongée profonde et vivant dans un habitat sophistiqué, les membres de l'expédition apprennent qu'en surface il y a une tempête telle que les vaisseaux doivent aller se réfugier. Pendant cinq jours, l'expédition devra vivre sans contact et sans possibilité de remonter. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Une sphère est découverte dans le vaisseau. Une énorme sphère. Un des membres de l'expédition arrive à pénétrer à l'intérieur, quand il en ressort, quelques heures après, les choses commencent à se détraquer. Le dérapage sera d'abord léger (nous sommes dans un suspense, après tout) puis ira en s'amplifiant, devenant une terreur de plus en plus prenante. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Finalement on saura que la sphère est un piège, ou plutôt une machine à évaluer l'intelligence (c'est en tous cas la meilleure explication à laquelle en viennent les chercheurs) qui garde les portes d'un autre univers (auquel on accède via le vaisseau qui est finalement un engin conçu pour explorer/traverser les trous noirs). La sphère concrétise les rêves et les cauchemars de ses utilisateurs, si ceux-ci résolvent leurs terreurs, automatiquement les problèmes sont réglés. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;À force de ruse et de sueurs, Johnson et deux autres survivants de l'odyssée parviennent à déjouer le piège de la sphère et à l'éliminer (il suffit plus ou moins de souhaiter sa destruction pour l'obtenir). La crise est passée. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Quel art du suspense. On dévore ce livre, on en gruge les pages qu'on avale sans mastiquer... Quel plaisir intense. Une vraie machine infernale : un mystère épais comme du sirop (mystères au pluriel, please). Crichton ne rechigne pas à la besogne : d'abord pourquoi cette mission, ensuite quelle est la nature de ce vaisseau, puis celle de la sphère, comment fonctionne-t-elle, Puis l'apparition d'une étrange faune marine, de monstres, de créatures de cauchemars... Servi sur une garniture de personnalités fortement typées et bien exploitées dans un huis-clos proprement infernal (il s'agit bien d'une descente, n'est-ce pas ?) Ce n'est pas le meilleur Crichton parce que cet auteur tire sa force de l'imparable crédibilité de sa démonstration scientifique; là, nous sommes plutôt en plein thriller délirant, avec une explication logique un peu faible, mais qu'importe : il y a le plaisir&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Sphère&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;titre original : Sphere &lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Michael Crichton&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Laffont, 1988&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;359 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;lecture : juillet 94&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-78320232639554180?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/78320232639554180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/sphere-michael-crichton.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/78320232639554180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/78320232639554180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/sphere-michael-crichton.html' title='Sphère - Michael Crichton'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-7hPKl9r7D_k/TYfTCSJCBkI/AAAAAAAADzQ/GklArnezl8Y/s72-c/sphere2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3710926138125275943</id><published>2011-03-21T18:34:00.002-04:00</published><updated>2011-03-21T18:34:56.835-04:00</updated><title type='text'>Rising Sun - Michael Crichton</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-U1Nl1EwOaEA/TYfSixRlerI/AAAAAAAADzI/DLaQN7RnYhA/s1600/rising+sun.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh4.googleusercontent.com/-U1Nl1EwOaEA/TYfSixRlerI/AAAAAAAADzI/DLaQN7RnYhA/s1600/rising+sun.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Lors de l'inauguration de la tour Nakamoto à Los Angeles, une jeune call girl meurt étranglée dans des conditions un peu obscures. L'agent de liaison de la LAPD, Peter Smith, est chargé de mener l'enquête auprès des ressortissants japonais présents. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C'est une affaire un peu compliqué, prétexte à une aventure singulière dont le cadre est l'Amérique corporative prise d'assaut par les conglomérats industriels japonais. Aidé par un vieux routier des affaires nippo-américaines, Peter Smith va pénétrer les arcanes de deux mondes étranges et familiers : celui de la haute finance, celui du Japon. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'histoire est celle-ci : la société Nakamoto veut acheter une industrie américaine MicroCon qui fabrique des machines-outils vitales l'industrie des microprocesseurs. Si MicroCon passe en mains étrangères, les USA perdent un secteur crucial de la fabrication et du développement de l'industrie informatique. D'indépendants, les USA deviennent de moins en moins autonomes. Aussi le sénateur Morton (candidat potentiel à la présidence) s'oppose-t-il avec véhémence à cette vente. Il base toute sa campagne préparatoire à la présidence sur cet élément : pour demeurer forte, l'Amérique ne doit pas se vendre et doit conserver le plus possible les centres décisionnels au pays. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Invité à l'inauguration de la tour Nakamoto, le sénateur Morton est filmé au moment où il a une relation sexuelle avec la jeune call girl. À la suite d'un jeu strangulatoire destiné à augmenter le plaisir orgasmique, Cherryl Lynn Austin semble mourir dans les bras du sénateur, qui fuit les lieux. Cherryl reprend conscience après quelques minutes; mais son sursis n'est que temporaire, car un des sbires du conglomérat Nakamoto vient l'achever pour de bon. Requiem pour la belle poupoune. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les ébats et le meurtre ont été filmés par six caméras. Un fin jeu de chantage commence à s'exercer sur le sénateur afin de le faire changer d'avis sur la vente de MicroCon à des intérêts japonais. Pour le lecteur, cette simple histoire de chantage devient l'axe principal du roman; jusqu'à ce qu'on se rende compte que le sénateur américain importe peu, que le jeu de la politique américain importe peu à ces industriels; ce qui s'est engagé, à la suite du meurtre de la fille de joie, c'est une guerre entre deux conglomérats japonais, une guerre de salissage, de ouï-dire, de réputation gâchée. Toute la mentalité japonaise est exposée dans ce duel entre des forces obscures et selon des règles peu compréhensibles pour des occidentaux (voire inacceptables — la morale et le sens de la vérité des Japonais diffèrent des nôtres; les Japonais forment un peuple secret, très porté sur la théâtralité des rituels quotidiens et des apparences). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le roman s'achève sur la persistance des policiers américains à trouver le coupable qui se fait, comme il se doit, seppuku en se jetant en bas de la tour Nakamoto. Un arriviste de moins — car c'en était un. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Malaise. Malaise. Lisant le livre, si on substituait Juifs à Japonais, Allemands à Américains et si l'action du roman était située dans les années 30, on obtiendrait un roman de propagande et de haine raciale. Pourquoi se le cacher. C'en est un. Les Japonais sont systématiquement montrés sous un jour défavorable, sans que l'auteur daigne nous présenté un point de vue contradictoire (sauf à une ou deux occasions, grâce à Connors qui est un Américain qui connait bien le Japon pour y avoir vécu). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Reste que c'est un roman haletant et plein de rebondissements (même si d'un strict point de vue suspense, on voit venir... )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Rising Sun&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Michael Crichton &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ballantine, 1993&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; 399 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lecture : juin 93 &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3710926138125275943?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3710926138125275943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/rising-sun-michael-crichton.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3710926138125275943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3710926138125275943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/rising-sun-michael-crichton.html' title='Rising Sun - Michael Crichton'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-U1Nl1EwOaEA/TYfSixRlerI/AAAAAAAADzI/DLaQN7RnYhA/s72-c/rising+sun.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-23478524105200553</id><published>2011-03-21T18:34:00.001-04:00</published><updated>2011-03-21T18:34:33.551-04:00</updated><title type='text'>Jurassic Park -  Michael Crichton</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-58B0a2Ncxzo/TYfScY0nxxI/AAAAAAAADzE/bPtOvsCJ3ZI/s1600/jurassic+park.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh4.googleusercontent.com/-58B0a2Ncxzo/TYfScY0nxxI/AAAAAAAADzE/bPtOvsCJ3ZI/s1600/jurassic+park.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;John Hammond a créé un parc zoologique unique au monde. Par récupération et assemblage de particules d'ADN préhistorique trouvées dans les insectes conservés dans l'ambre (les insectes sont riches du sang de leurs victimes) et dans des spécimens congelés, poussé par un considérable effort financier, il a réussi à cloner des dinosaures sur une île spécialement aménagée près du Costa Rica. Son installation est absolument moderne et informatisée; rien ne peut clocher. Sauf que…  1 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que son organisation est sous enquête par le secrétariat d'État américain aux exportations technologiques, John Hammond invite un comité sélect de personnalités à venir constater l'avancement des travaux (le Parc Jurassique ouvre dans un an) ainsi que la sécurité des installations. Il y a là un mathématicien de renom, Ian Malcolm, qui se sert de la théorie du chaos pour faire les plus sombres pronostics (à mon avis, dans ce cas, Crichton confond la théorie du chaos avec la loi de Murphy, ha ha ha), un paléontologue qui sera le héros de l'histoire, Alan Grant; deux jeunes enfants, Tim et Alexis; un contrôleur des finances de la compagnie Gentech (qui a des parts importantes dans le parc), Donald Gennaro; le chef de la sécurité du parc et le directeur des relations publiques, plus une galerie de personnages secondaires, ceci sans compter John Hammond lui-même et Dennis Nedry, un petit gros à lunettes, grand champion de l'informatique ayant une crotte sur le cœur contre Hammond et qui mènera tout ce beau petit monde à la catastrophe. Pour se venger d'un mauvais deal avec Hammond, Nedry accepte de voler des échantillons génétiques et de les transférer sur le seul caboteur à faire la navette entre le parc et la terre ferme. Pour perpétrer son crime, il bloque tous les systèmes informatiques de l'île et provoque une panne électrique à la grandeur de l'île (ce dont il ne se doutait pas). Les animaux s'échappent de leurs enclos, surtout les vélocirapteurs et le tyrannosaure. Pour les visiteurs qui faisaient le tour de l'île en véhicules électriques, c'est l'enfer qui s'abat sur eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les animaux s'attaquent à tout ce qui bouge, spécialement à ces petits humains auxquels ils prennent goût. Nous suivrons surtout les péripéties d'Alan Grant et des deux enfants Tim et Alexis dans leur pénible route vers la sécurité (pensent-ils) du chalet des visiteurs. Ils seront spécialement aux prises avec le tyrannosaure qui possède une espèce de sens de l'ubiquité assez étonnant. Et quand ils arriveront au chalet des visiteurs, ce sera pour y être confrontés avec une meute de vélocirapteurs qui les attend. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, même la loi de Murphy a ses limites. Tout ne peut pas aller mal. Nos héros seront gagnants et l'île sera détruite par l'armée costaricaine, non sans un généreux dégât d'hémoglobine. Mais, mais, mais, entretemps, des vélocirapteurs auront traversés sur le continent et commencent à rôder dans les forêts de l'Amérique centrale. Le roman finit sur la promesse de ténèbres encore plus noires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des choses qui sont typiquement américaines dans ce roman : le jeune héros, Tim, douze ans, capable de remettre en service tout le système informatique de l'île (comment croire à ça — et pourtant, oui, ça marche, merci M. Crichton !); sa tite­soeur, Alexis, qui pleure beaucoup; le méchant financier véreux, Hammond; le scientifique sans conscience, Henry Wu; le scientifique conscience-du-monde, Ian Malcolm; le bon scientifique, Alan Grant. Nous sommes dans l'allègre cliché. Peu importe. Ce qui compte, c'est le suspense — et quel suspense, quelle fabuleuse manière de relancer l'action, de ne jamais la laisser s'éteindre... Et aussi le sujet :ils sont fabuleux, féériques, ces monstres aux noms imprononçables... Crichton distille juste assez d'informations techniques pour captiver. Notamment sur les nouvelles théories de la physiologie et de la sociodynamique dinosauriennes. Tout ça est formidablement intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Jurassic Park&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Michael Crichton &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Ballantine, 1991&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;399 pages &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-23478524105200553?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/23478524105200553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/jurassic-park-michael-crichton.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/23478524105200553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/23478524105200553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/jurassic-park-michael-crichton.html' title='Jurassic Park -  Michael Crichton'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-58B0a2Ncxzo/TYfScY0nxxI/AAAAAAAADzE/bPtOvsCJ3ZI/s72-c/jurassic+park.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4324514055960072793</id><published>2011-03-21T18:34:00.000-04:00</published><updated>2011-03-21T18:34:08.584-04:00</updated><title type='text'>Disclosure - Michael Crichton</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-N1KgzQeIHdg/TYfSWBsZNdI/AAAAAAAADzA/ewuAL66hE84/s1600/disclossure.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh5.googleusercontent.com/-N1KgzQeIHdg/TYfSWBsZNdI/AAAAAAAADzA/ewuAL66hE84/s1600/disclossure.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Au début de la semaine, Tom Sanders, gestionnaire chez la firme de matériel informatique DigiCom, apprend que le poste qu'il pensait obtenir dans la réorganisation de l'entreprise lui échappe aux mains d'une femme avec laquelle il a eu une liaison dix ans avant, Meredith Johnson. Il est un peu écœuré d'avoir été manoeuvré et d'avoir cru que son heure étaient venue d'accéder à la direction exécutive, mais il a peu le temps pour s'apitoyer sur son sort car le nouveau lecteur CD ultra-rapide dont il est responsable du développement et de la mise en marché et qui est le fer de lance de DigiCom dans un marché de plus en plus coriace, ben, ce lecteur ne répond plus au attente et ne livre pas les performances auxquelles tous s'attendaient, notamment les nouveaux acquéreurs de DigiCom. Sanders est propulsé au cœur de la controverse. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;À la fin de ce lundi pour le moins difficile, Meredith Johnson lui donne rendez-vous dans son bureau pour discuter de son avenir. Meredith a toujours été une femme très sensuelle, the great executive cocksucker comme on l'appelle, aux sens brûlants et à la sexualité débridée. En compagnie de Tom, elle se met à ressasser de vieux souvenirs. Bien que Sanders soit sur ses gardes, quand Meredith se jette sur lui et se met à lui sucer le moyeu, il en perd ses culottes et son latin. Mais il résiste, refuse d'aller jusqu'au bout et quitte le bureau de sa patronne au beau milieu d'une engueulade. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le lendemain, Sanders décide de porter plainte pour harcèlement sexuel. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Son calvaire commence; qui sera bref. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Il aura affaire à l'avocat véreux de DigiCom, il aura affaire avec le président de la firme, un presque ami qui va cesser de l'être tout soudainement. Car cette affaire, assez banale en soi, risque de faire échouer l'acquisition de DigiCom par la compagnie Conley-White dont les propriétaires sont plutôt collets montés, puritains au cube et à la recherche d'un deal sans histoire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Malgré les pressions, Sanders persiste. Son entêtement est exacerbé par le sentiment d'avoir été dépossédé d'un poste qui lui revenait. Mais la merde va sortir du sac. Il va apprendre sur Meredith Johnson des choses qu'on ne met pas dans un cv. Avec tout son courage et un sens de la démerde remarquable (sans compter qu'il est aidé par un mystérieux ami sur Internet), Sanders va damer le pion à Johnson, dévoilant sa stratégie devant le conseil d'administration conjoint de DigiCom et de Conley-White (ce qui mènera la mégère à sa perte). Du même coup, il règle le problème des lecteurs CD (essentiels à l'histoire) et, le jeudi de la même semaine, réintègre le poste qu'il occupait le lundi. Il n'obtient pas sa promotion, mais l'aide dont il a joui pour abattre Meredith Johnson était aussi une autre manigance, plus subtile, et la personne qui obtient le poste vacant de Johnson n'est autre que... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un remarquable roman d'action et de suspense sur un canevas de base assez peu attirant (lecteur CD et harcèlement sexuel). Mais ça déménage. Crichton écrit avec un exceptionnel dynamisme narratif. Il ne lésine pas en chemin, foin de digressions, d'analyses psychologiques et de contemplations poétiques. À d'autres. La vérisimilitude, qui est le forte de l'auteur, joue ici magnifiquement. Le lecteur est dans une grosse boîte informatique, tout est hallucinant de vérité. Et l'intrigue principale (le combat de Sanders contre Johnson et les corporate executive de DigiCom) vient trouver sa résolution au moment même où sont résolues les intrigues secondaires (qui est l'ami mystérieux sur Internet ? Qu'ont donc les lecteurs CD ? Où est passé l'ingénieur Mohammad Jaffar ?), tout au bout du terme romanesque — et le lecteur, repu, satisfait, referme le livre avec un bienheureux soupir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;À noter un épilogue grinçant et ironique sur ce que deviennent les personnages après ces événements. Ouille qu'on rigole et que le rire est jaune...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Disclosure &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Michael Crichton &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ballantine, 1994&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; 497 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lecture : octobre 94 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4324514055960072793?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4324514055960072793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/disclosure-michael-crichton.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4324514055960072793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4324514055960072793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/disclosure-michael-crichton.html' title='Disclosure - Michael Crichton'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-N1KgzQeIHdg/TYfSWBsZNdI/AAAAAAAADzA/ewuAL66hE84/s72-c/disclossure.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-8423566739401918901</id><published>2011-03-21T18:33:00.000-04:00</published><updated>2011-03-21T18:33:25.346-04:00</updated><title type='text'>L'Homme terminal - Michael Crichton</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-klypFfpfgJs/TYfSFgomYwI/AAAAAAAADy8/4qMQ6O0aiak/s1600/homme+terminal.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="https://lh4.googleusercontent.com/-klypFfpfgJs/TYfSFgomYwI/AAAAAAAADy8/4qMQ6O0aiak/s200/homme+terminal.jpg" width="122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le 9 mars 1971, Harry Benson entre à l'hôpital y subir une opération au cerveau qui le guérira des soudaines crises de violence qui s'emparent de lui périodiquement. Benson est un homme petit, modeste, un technicien aux ordinateurs fasciné et effrayé par l'importance grandissante de ces machines dans la vie quotidienne. Son opération, une première mondiale, menée par des chirurgiens carriéristes et empressés, consiste à lui greffer une électrode reliée à un ordinateur miniature programmé pour prévenir les crises. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psychiatre Janet Ross est tout à fait opposée à cette opération, qu'elle juge prématurée. Elle hurle dans le désert. La première journée postopératoire, Benson prend du mieux et tout semble sous contrôle; pourtant, une espèce de sourde inquiétude tenaille Ross. Le soir du 10 mars, Benson arrache ses pansements et s'évade de l'hôpital. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa trace est vite repérée chez son ex-blonde qu'il assassine avec une violence extraordinaire. Alors que sonne le branle-bas de combat à l'hôpital et à la police, Benson apparaît chez Janet Ross à qui il tente de faire un mauvais parti. Elle s'en échappe in extremis et parvient à mettre Benson en fuite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ordinateur qui régule les crises fonctionne bien, merveilleusement bien, trop bien. Les décharges électriques qu'il émet pour apaiser Benson sont si appropriées que le cerveau de celui-ci en redemande. Se produit alors une série de crises volontairement induites par le cerveau pour stimuler/provoquer une décharge apaisante; sauf que les crises se succèdent à un rythme tellement rapide que l'ordinateur ne peut résister. La crise cérébrale prend alors toute son ampleur, sans restrictions, et Benson se transforme en monstre sanguinaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une poursuite de trente-six heures, Benson est rattrapé après avoir assailli plusieurs personnes dont un des médecins qui l'a opéré. Il investit l'hôpital et on le retrouve dans la salle des ordinateurs. La police met le siège. Benson a un compte à régler avec la machine. Benson ne parviendra pas à ses fins et sera abattu par Janet Ross elle-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'un des tout premiers romans de Crichton. Ça se lit bien car tous les éléments qui forment sa griffe si particulière y sont déjà — vraisemblance des développements techniques et scientifiques, suspense haletant —, pourtant le joyau est brut. Le roman est divisé en deux parties mal balancées : la première, longue et technique, un peu ennuyeuse, fait à peu près la moitié du livre, c'est beaucoup. La seconde partie, après que Benson se soit échappé de l'hôpital, est habilement menée, un vrai bon suspense prenant, avec nombreux rebondissements et actions menées au quart de tour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin arrive d'un seul coup, bêtement, le roman se casse soudain sur la mort de Benson et le livre s'achève plutôt platement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;L'homme terminal&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Michael Crichton&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;titre original : Terminal Man&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pocket, 1994&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;279 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : septembre 94 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-8423566739401918901?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/8423566739401918901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/lhomme-terminal-michael-crichton.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8423566739401918901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8423566739401918901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/lhomme-terminal-michael-crichton.html' title='L&apos;Homme terminal - Michael Crichton'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-klypFfpfgJs/TYfSFgomYwI/AAAAAAAADy8/4qMQ6O0aiak/s72-c/homme+terminal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-6830466708761504146</id><published>2011-03-19T20:19:00.000-04:00</published><updated>2011-03-19T20:19:31.086-04:00</updated><title type='text'>2010 : odyssée deux - Arthur C. Clarke</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-aruCmGEMXqM/TYS0zYQ9GDI/AAAAAAAADyg/R9_uudB7Yn4/s1600/2010.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://lh3.googleusercontent.com/-aruCmGEMXqM/TYS0zYQ9GDI/AAAAAAAADyg/R9_uudB7Yn4/s320/2010.jpg" width="204" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;En 2010, une mission américano-soviétique est lancée pour récupérer Discovery, le vaisseau en orbite autour de Jupiter depuis que Dave Bowman l'a abandonné pour un univers secret. L'existence du gigantesque monolithe en orbite autour de Jupiter a été gardée secrète depuis les événements de 2001. Composée de sept soviétiques, de trois américains et d'un Indien, le Dr Chandra, père spirituel de Hal, la mission s'élance vers son rendez-vous. Elle sera doublée entre-temps par une expédition chinoise qui se terminera tragiquement quand son vaisseau sera anéanti par des créatures primitives vivant sous les glaces d'Europe, un des satellites de Jupiter. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le vaisseau Leonov s'arrime à Discovery et parvient à le remettre en état de fonctionner. Avec une infinité de précautions, car on ne sait toujours pas ce qui est arrivé à Bowman, l'équipe explore le monolithe auquel on a donné les noms russe de Zagadka (énigme) et anglais de Big Brother, mais celui-ci refuse obstinément de révéler quoi que ce soit. Pourtant, un jour, le monolithe s'ouvre sur une nuée d'étoiles, un point lumineux s'en échappe et se dirige à toute vitesse vers la Terre : c'est Bowman qui revient, sous la forme d'une masse de pure énergie. Bowman fait le tour de la Terre, faisant exploser une bombe nucléaire en orbite chargée de l'éliminer; il rend visite à sa mère mourante et à sa blonde dont il rêve toujours malgré son essence fort peu corporelle. Après sa virée terrestre qui n'était qu'une mise au point de ses réflexes, il remet le cap vers Jupiter afin de confronter la mission Leonov et de mettre au clair (y compris pour lui même) les intentions des créatures qui l'ont fait passer à cette étape ultérieure de l'évolution. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pendant ce temps, les membres de l'équipage (qui comprend, outre le Dr Chandra, le Dr Heywood Floyd — tous les deux de &lt;i&gt;2001&lt;/i&gt;) se préparent à rentrer paisiblement vers la Terre en ramenant Discovery. Bowman fait une apparition à Floyd et l'enjoint de partir avant quinze jours, car sinon la mission aura de vrais gros ennuis. Les autres membres de l'équipage sont assez incrédules mais, en raboutant de petits morceaux du puzzle, tous finissent par accréditer la vision de Floyd, tout spécialement quand le monolithe disparaît subitement, sans raison apparente. C'est le signal. D'urgence, on prépare un plan pour déguerpir sans demander son change, on abandonne Discovery et Hal qui a repris du service. Sur le chemin du retour, Floyd remarque des milliards de monolithes qui recouvrent une large partie de l'atmosphère de Jupiter. La planète, écrasée par cette masse hyperdense, se rétracte comme l'étoile qu'elle a failli être, puis explose sous la pression, Jupiter est devenu une étoile. Peu à peu les satellites de Jupiter vont se réchauffer, la vie va continuer de fleurir sur Europe et les humains vont pouvoir coloniser les autres lunes de la nouvelle étoile. L'épilogue, situé en 20 001, nous montre les créatures d'Europe, au premier stade de l'urbanisation, formant un noyau de civilisation primitive au cœur des colonies humaines autour de Jupiter. Les monolithes, dont le rôle est de favoriser le développement de l'intelligence, quelle qu'elle soit, veillent en silence sur Europe qu'ils protègent. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Cette suite à 2001 ne s'imposait pas du tout. Parce que Clarke éclaircit les mystères qui faisaient tout le charme du livre et du film : la présence énigmatique des monolithes et leur effet, la disparition de Bowman, la folie de Hal; ces ficelles qui pendaient du roman permettaient toutes sortes de théories et d'hypothèses. C'était le charme premier du livre, qui l'extirpait de la masse des romans sf et lui donnait toute sa richesse et même une raison supplémentaire de continuer à exister dans l'esprit du lecteur. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;On ne peut rien reprocher à 2010, Clarke écrit comme un jeune pro plein de promesse. Son roman vit, bouge — mais le déménagement des neurones ne se fait pas. Les personnages sont bien décrits, caractérisés, typés, tout ça, c'est du travail irréprochable. Mais les mystères étant déflorés un à un, le lecteur s'enfonce dans un magma imperturbablement terre à terre. Exit l'élévation et la folie philosophique; le lecteur se paie un ouvrage d'une extrême compétence... Et, en littérature, ne l'oublions pas, le substantif &lt;i&gt;compétence &lt;/i&gt;porte une idée un peu péjorative.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;2010, odyssée deux&lt;br /&gt;(titre original : 2010: Odysssey Two)&lt;br /&gt;Albin Michel, 1985&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;294 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : novembre 94 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-6830466708761504146?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/6830466708761504146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/2010-odyssee-deux-arthur-c-clarke.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6830466708761504146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6830466708761504146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/2010-odyssee-deux-arthur-c-clarke.html' title='2010 : odyssée deux - Arthur C. Clarke'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-aruCmGEMXqM/TYS0zYQ9GDI/AAAAAAAADyg/R9_uudB7Yn4/s72-c/2010.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-2274748619977138777</id><published>2011-03-19T20:18:00.000-04:00</published><updated>2011-03-19T20:18:26.866-04:00</updated><title type='text'>De l'univers à nous - Robert Clarke</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-QmjMLd0s9mY/TYU_C3XbnYI/AAAAAAAADyk/4LkpCEaa1DE/s1600/univers.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh4.googleusercontent.com/-QmjMLd0s9mY/TYU_C3XbnYI/AAAAAAAADyk/4LkpCEaa1DE/s1600/univers.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un rapide survol des quinze milliards d'années de l'univers. Très rapide — on n'a que cent cinquante pages. Pourtant, tout y passe : la création de l'univers, le rugissement de la vie, puis des êtres complexes, les grandes mutations qui conduisent à l'apparition des humains, au développement de l'intelligence et des sociétés humaines, ce que nous offre l'avenir de l'informatique et du génie génétique. Ça va vite en diable, au point d'en être un peu difficile à suivre. Ça ressemble à un kaléidoscope halluciné. Ce livre donne une information de base sur une foule de sujets : l'astrophysique, la biochimie, l'anthropologie, la sociologie, la prospective... &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pour un lecteur aguerri, comme moi, cette lecture n'apporte rien de bien neuf, sauf la très plaisante bibliographie qui recense deux dizaines d'ouvrage d'un niveau un peu supérieur au livre lui-même, et qui sont mieux adaptées à mes capacités. Une faible note de lecture pour un livre qui s'adresse en fait à un tout autre public.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Virgule, 1985&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;150 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;lecture : avril 94&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-2274748619977138777?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/2274748619977138777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/de-lunivers-nous-robert-clarke.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2274748619977138777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2274748619977138777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/de-lunivers-nous-robert-clarke.html' title='De l&apos;univers à nous - Robert Clarke'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-QmjMLd0s9mY/TYU_C3XbnYI/AAAAAAAADyk/4LkpCEaa1DE/s72-c/univers.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-7068746101317208892</id><published>2011-03-19T20:17:00.002-04:00</published><updated>2011-03-23T20:18:33.344-04:00</updated><title type='text'>Les Parallèles célestes - Denis Côté</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-u38uN3Jt0N8/TYVCPou-hjI/AAAAAAAADyo/kSvHcxMBNzo/s1600/deniscote.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://lh6.googleusercontent.com/-u38uN3Jt0N8/TYVCPou-hjI/AAAAAAAADyo/kSvHcxMBNzo/s320/deniscote.jpg" width="256" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;André Jacek est un jeune professeur engagé à contrat dans une petite ville du Nord: Lambreville. Un mystère plane : des gens auraient vu des soucoupes volantes mais personne ne veut en parler. L'intérêt de Jacek augmente et il se lance dans une enquête personnelle. Surprise, tous les livres sur les ovnis ont disparu de la bibliothèque et le journal local a détruit ses propres archives... &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ayant été « assailli » par une boule lumineuse, puis ayant aperçu des lueurs à l'orée de la forêt, Jacek part en motoneige pour percer ce mystère. Il est rattrapé et tabassé par des malandrins qui l'enjoignent de quitter la ville. Le lendemain, il reçoit son congé de la main du directeur de l'école — on apprécie peu son intérêt pour les ovnis. Libre de son temps, il en profite pour relancer son enquête, ce qui l'amène dans une garnison militaire où il est capturé. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Jacek fait alors la connaissance de Julian, une jeune Californien doué de pouvoirs extrasensoriels. Les militaires ont établi un camp autour d'un ovni qu'ils ont capturé; mais ils sont incapables d'entrer en communication avec les hypothétiques passagers du vaisseau, ils sont même incapables d'entrer dans le vaisseau. Puis le vaisseau se met à émettre des messages implorant Julian de monter à bord. Le commandant de la garnison envoie plutôt Jacek. Une fois à bord, André Jacek est pris d'hallucinations. Puis le vaisseau disparaît subitement, en se désintégrant. Analysant l'affaire, Jacek et quelques-uns de ses amis en viennent à la conclusion que le vaisseau était un organisme vivant en état de dépérissement et qu'il est mort de sa belle mort, seul et quasi abandonné par les siens. Seuls, les pouvoirs ESP de Julian auraient sans doute pu le régénérer — mais c'est raté, merci les militaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Il règne dans ce roman un sérieux bien rare dans la production habituelle des romans jeunesse. Côté est un romancier extrêmement habile qui, de surcroît, ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des singes débiles. Ici, pas de gnangnan, pas de rose bonbon. C'est un roman sérieux, un suspense à caractère sf, écrit selon les règles de l'art — et d'ailleurs, il n'y a pas d'enfants dans ce livre : les personnages sont des adultes vivant en adultes. Au crédit du romancier, il faut souligner que la fin choisie baigne dans une irrésolution certaine, ce qui va laisser plusieurs lecteurs dans la perplexité. Pourtant, cette fin semi-ouverte (en ce qui a trait à l'origine et aux motivations des organismes lumineux) donne une réalité plus grande à ce roman; après tout, la vie de tous les jours n'est pas marquée par la résolution finale et globale des interrogations.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Hurtubise, 1983&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 168 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : mai 94 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-7068746101317208892?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/7068746101317208892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/les-paralleles-celestes-denis-cote.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/7068746101317208892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/7068746101317208892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/les-paralleles-celestes-denis-cote.html' title='Les Parallèles célestes - Denis Côté'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-u38uN3Jt0N8/TYVCPou-hjI/AAAAAAAADyo/kSvHcxMBNzo/s72-c/deniscote.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-6749043846077880878</id><published>2011-03-19T20:17:00.000-04:00</published><updated>2011-03-19T20:17:23.518-04:00</updated><title type='text'>Le Voyage dans le temps -  Denis Côté</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-OgtH8a7EF24/TYVHCBNlJ-I/AAAAAAAADys/PDE8gU7lNbA/s1600/174598-gf.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://lh3.googleusercontent.com/-OgtH8a7EF24/TYVHCBNlJ-I/AAAAAAAADys/PDE8gU7lNbA/s320/174598-gf.jpg" width="189" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C'est l'anniversaire de Maxime, qui a 13 ans aujourd'hui. On fait une fête chez lui. Avant de manger le gâteau, lui et Jo décident d'aller faire une promenade à l'extérieur. En s'habillant dans sa chambre, Maxime découvre une paire de vieilles bottines. Maxime la met à ses pieds. Aussitôt tout se met à tourner, lui et Jo se trouve pris dans un tourbillon. Quand le tourbillon prend fin, ils ont quitté la chambre de Maxime et ils sont revenus 100 ans en arrière. Québec est une ville quasiment moyenâgeuse : égouts à ciel ouvert, épidémie de tuberculose et enfants morts que l'on transporte dans des charrettes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitants de la ville donnent la chasse à Maxime et à Jo car les ayant vus avec les bottines, ils sont convaincus que nos deux jeunes héros sont de connivence avec la Charbonneuse, la sorcière responsable des malheurs qui s'abattent sur la ville. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes seront poursuivis, menacés d'être décapités, puis ils retrouveront la sorcière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est évidemment pas une vraie sorcière. C'est une jeune femme très intéressée par la science et qui, parce qu'elle est toujours célibataire, vit en paria. Elle est curieuse et a un esprit progressiste. Ce n'est pas bien vu par une population peu éduquée, fortement imprégnée de pensée magique et d'explications irrationnelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gabrielle Charbonneau, la Charbonneuse, veut connaître l'avenir; elle tente de construire des machines temporelles, prenant appui sur la science et sur la sorcellerie car elle ne rejette aucune option. C'est elle qui a fait fabriquer la paire de bottines qui a atterri dans la chambre de Maxime 100 ans plus tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes héros répondront à certaines de ses interrogations sur l'avenir. Ils la rassureront quant à la disparition des maladies les plus mortelles et tairont charitablement le fait que ni la paix ni la prospérité ne sont le lot de tous au XXe siècle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un suspense assez noir et plutôt réussi. Pas de nostalgies bienheureuses sur le passé révolu. Les temps étaient durs et l'ignorance crasse, Côté ne fait pas dans l'image d'Épinal. Ses jeunes héros sont effrayés, ils ne crânent pas comme on voit souvent. Pas d'humour ici. Peu de personnages : Maxime, Jos, la sorcière, quelques amis au début lors de la fête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La structure est éminemment linéaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La Courte échelle, 1989&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;92 pages &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-6749043846077880878?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/6749043846077880878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/le-voyage-dans-le-temps-denis-cote.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6749043846077880878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6749043846077880878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/03/le-voyage-dans-le-temps-denis-cote.html' title='Le Voyage dans le temps -  Denis Côté'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-OgtH8a7EF24/TYVHCBNlJ-I/AAAAAAAADys/PDE8gU7lNbA/s72-c/174598-gf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-5378106131545752667</id><published>2011-02-28T12:37:00.000-05:00</published><updated>2011-02-28T12:37:15.745-05:00</updated><title type='text'>La nuit des homards-garous - Philippe Chauveau</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/--4VfOTJhOE8/TWvdRCQkf6I/AAAAAAAADw8/PbXABCNJlu4/s1600/homards.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh4.googleusercontent.com/--4VfOTJhOE8/TWvdRCQkf6I/AAAAAAAADw8/PbXABCNJlu4/s1600/homards.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;À son corps défendant, Philomène part en vacances à Gaspé avec son père. Faire du camping ne l'enchante pas le moins du monde ; c'est une journaliste, elle, une petite fille qui a les deux pieds bien ancrés dans la réalité, pas dans la brumasse nostalgique du retour au passé de papa. À peine arrivés, ils vont souper au restaurant. Le père commande du homard. Philomène est révulsée par la brutalité de la mise à mort de cette créature, elle compatit totalement avec la douleur des homards plongés dans l'eau bouillante, à un point tel que ce soir-là elle préfère se priver de nourriture. La nuit, elle fait un cauchemar complètement totalement absolument terrifiant et dérangeant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est sur un tout petit rafiot au milieu d'une mer infinie. Devant elle surgit un gigantesque homard bleu, haut comme une maison de cinq étages, qui la supplie de venir le délivrer de sa prison sous le rocher Percé, où il sera mis à mort lors d'une cérémonie orgiaque et initiatique. Philomène est incrédule. Le homard insiste. Elle cède, quitte la tente et son père et se précipite dans une caverne sous le rocher. Elle croit toujours rêver, mais autant aller au bout son rêve. Dans la caverne des hommes prennent des déguisements de homards et mettent à bouillir l'eau d'une gigantesque marmite. Ce sont les homards-garous du titre. Ils vont faire cuire le grand homard bleu. Philomène parvient à détourner leur attention et permet au homard de se libérer. En catastrophe, ils quittent la caverne, les homards-garous à leurs trousses. Philomène se retrouve dans un tout petit rafiot qui tangue sur les eaux du golfe tandis que les homards-garous en colère lui filent le train en embarcation à moteur. Pas pour longtemps. Une à une, les embarcations sont renversées et leurs occupants précipités à l'eau; ce sont les homards, petits et grands, qui prennent leur revanche sur les homards-garous. Philomène se retrouve à terre, dans la tente où elle s'endort du sommeil du juste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle se réveille, elle a une conversation de réconciliation avec son père. Lui ne cherchera pas à revivre à travers elle ses rêves de jeunesse, elle, elle acceptera mieux ses petites manies agaçantes de père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A-t-elle rêvé ou était-ce la réalité ? Philomène dans son rêve perdait ses lacets de soulier. Quand elle se réveille, ils ont disparu... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beau dire que c'est de la littérature de jeunesse, que nos attentes sont moins grandes, on reste quand même surpris du peu d'envol que ça prend. Le comique se base sur des oppositions entre la réalité et le rêve, entre le père ô combien chéri mais agaçant sans bon sens (on nage dans le bon sentiment, qui nous capelle que la littérature pour jeunes est une littérature édifiante), sur des associations farfelues (quand Philomène a peur, ce sont ses lacets de soulier qui tremblent), sur les rêves de grandeur ou de maturité (en somme, sur la mythomanie) de Philomène qui sont constamment confrontés à la dure réalité de sa vie de fillette (on imagine qu'elle a entre sept et onze ans)... Bon, bon, bon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un début assez rapide, et même syncopé (l'histoire est présentée sous la forme d'un flash-back — un flash-back qui ne trouve pas sa résolution à la fin avec une absence de retour au temps normalisé), la fiction piétine sérieusement quand la jeune héroïne passe son temps à douter d'elle-même et de la réalité. Ce doute à ressort permet à l'auteur d'étirer son livre de vingt grosses pages, c'est toujours ça de gagné, j'imagine. L'auteur se fait un petit solo de flûte, pas très réussi à part ça. Le texte devient vasouilleux lors de la libération du homard bleu par Philomène, l'auteur perd la maîtrise de l'action; on s'embourbe, ça bouge beaucoup mais ça n'avance pas d'un poil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retiens surtout ça. L'impression que l'auteur a indûment étiré un sujet qui méritait un traitement plus serré que ça&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;La Nuit des homards-garous &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Philippe Chauveau &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Boréal junior, 1993&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 116 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lu: novembre 95 &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-5378106131545752667?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/5378106131545752667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/la-nuit-des-homards-garous-philippe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5378106131545752667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5378106131545752667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/la-nuit-des-homards-garous-philippe.html' title='La nuit des homards-garous - Philippe Chauveau'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/--4VfOTJhOE8/TWvdRCQkf6I/AAAAAAAADw8/PbXABCNJlu4/s72-c/homards.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-161084243257691724</id><published>2011-02-28T12:35:00.000-05:00</published><updated>2011-02-28T12:35:23.240-05:00</updated><title type='text'>Histoires de bouches - Noëlle Chatelet</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-Z3YISBECgWc/TWvc0PnP1qI/AAAAAAAADw4/rQ7Wj60pjVA/s1600/bouches.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh3.googleusercontent.com/-Z3YISBECgWc/TWvc0PnP1qI/AAAAAAAADw4/rQ7Wj60pjVA/s1600/bouches.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;LA BLANQUETTE DE L'ANCIENNE. Une vieille dame qui habite encore chez sa fille rate sa traditionnelle blanquette de veau hebdomadaire et, prise de remords, se jette en bas de la fenêtre de l’étage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE SOUS-MARIN GRIS. Dans un pensionnat, Raoul vole des miettes de pain qu'il dispose dans son lit pour les manger la nuit en jouant. au sous-marin et à l'aviso. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GÂTEAU DE SABLE. Pour ne pas avoir à séparer un tout petit gâteau au miel qu'ils ont reçu, des prisonniers de guerre en 1942 l'offre tout, entier à l’un de leurs camarades qui le mange sans y porter attention, retenu par un livre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA VIE À L'ENVERS. Dans un hôpital, une jeune malade raconte comment sa compagne de.chambre ingurgite de la nourriture par l'anus et rejette des matières fécales par la bouche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’INCONVENANCE. Béatrice mène une guerre larvée contre son grand-père qui lui reproche rituellement de ne pas manger tout, son plat, mais quand elle se rebelle, il meurt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SÉCHERESSE. Une mouche bleue regarde une guêpe se délecter d'un papillon blanc pris dans un piège. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LAFEMME-PAPYRUS- Une journée dans l'enfer quotidien d'une anorexique partagée entre une société obsédée par la nourriture et son propre dégoût. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE SALON DE THÉ. Sur une terrasse de restaurant, les clients sont au comble du bonheur; ils mangent bien, il y a un orchestre de musique baroque et la bonne odeur du chocolat embaume l'air, Puis arrive un scooter avec son bruit infernal et ses odeurs de pétrole. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EN ATTENDANT SIMONE. Un homme, dont la femme vient de mourir, continue de répéter chacun des gestes du quotidien, notamment dresser la table pour deux, jusqu'à ce qu'on le retrouve mort à la même table, comme au milieu d'une conversation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IRÈNE AU PAYS DES LÉGUMINEUSES. Une fève germe dans la narine d'une fillette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TROC, Un Français en Bolivie offre à deux marins un énorme diamant contre un camembert, la nostalgie étant trop forte pour lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA BOUCHE D'OMBRE. Une alcoolique est admise en thérapie où elle va de rechute en rechute jusqu'au moment où son médecin découvre qu'elle est l'assassin de son mari. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PIQUE-NIQUE. Durant la guerre de 40, une usine déménage ses pénates; employeur et employés se suivent en autos. Au dîner on fait un pique-nique. L'employeur mange un repas froid en compagnie de sa secrétaire et de son directeur, tandis qu’un modeste employé fait un repas chaud, gaillard au milieu de sa famille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES NOCES DE NEIGE. Un couple en voyage de noces se retrouve pris sous une avalanche. L'homme est mort mais la femme survit en trouvant dans les poches de son mari un quignon de pain trempé de sang. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOUETTE À LA NORMANDE. Une mouette traverse une rue à pied car elle tire de peine et de misère un morceau de viande impossible à transporter autrement. Un automobiliste arrête et place le morceau de viande sur le trottoir pour préserver la vie de la mouette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA BELLE ET LA BÊTE. Une fille de vingt ans, boulimique et obèse, prend conscience des raisons profondes de sa dépendance à la nourriture. Pour elle, il s'agit d'une nouvelle naissance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;YENA. Un jeune bébé que sa mère vient d'arrêter d'allaiter va retrouver la chienne de la famille pour lui sucer un tétin.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;LA MÈRE NOURRICIÈRE. Dans une prison de l'Inquisition, des prisonniers affamés se font une fête quand l'un d'eux reçoit un petit paquet de farine de seigle. Ils font une polenta qu'ils partagent religieusement. Un peu après, une lettre arrive pour le prisonnier l'avertissant que les cendres de sa grand-mère lui ont été expédiées quelques jours auparavant.. Jamais une mère ne méritât autant. le superlatif de nourricière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'on s'ennuie dans cette prose élégante, bien calibrée, riche, etc., etc. Ça s'inscrit dans le prolongement de la Nouvelle Vague, je crois, même si ça date du milieu des années quatre-vingts; en effet, le regard est, identique, c'est froid, lointain, immensément détaché, les sujets sont. banaux, les intrigues minimales; c'est l'atmosphère qui compte, elle qui est composée de détails coupés au scalpel. Il n'y a pas d'excès, pas de folie sinon un peu abstraite... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La meilleure nouvelle est PIQUE-NIQUE, dont les personnages ont une vraie épaisseur et qui raconte une histoire assez banale mais touchante. Le SALON DE THÉ est une amusante métaphore sur la place que fait la société moderne à la beauté et à la quiétude. Et LA VIE À L'ENVERS repose sur une idée secouante&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Histoires de bouches &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Noëlle Châtelet &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Folio, 1987&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 186 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : mai 94&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-161084243257691724?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/161084243257691724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/histoires-de-bouches-noelle-chatelet.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/161084243257691724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/161084243257691724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/histoires-de-bouches-noelle-chatelet.html' title='Histoires de bouches - Noëlle Chatelet'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-Z3YISBECgWc/TWvc0PnP1qI/AAAAAAAADw4/rQ7Wj60pjVA/s72-c/bouches.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-5883137986184671527</id><published>2011-02-28T12:32:00.002-05:00</published><updated>2011-02-28T12:33:23.811-05:00</updated><title type='text'>Les Avions de la seconde guerre mondiale - Christopher Chant</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-4IY9HQUOx9Y/TWvb9W7nqiI/AAAAAAAADw0/mYVqpBlP89s/s1600/avions+seconde.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="https://lh4.googleusercontent.com/-4IY9HQUOx9Y/TWvb9W7nqiI/AAAAAAAADw0/mYVqpBlP89s/s200/avions+seconde.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Beau livre indispensable qui répertorie nombre des appareils mis en production au cours de la seconde guerre mondiale. Le livre est divisé en sept sections nationales Allemagne (12 appareils), Italie (3), Japon (10), Grande-Bretagne (13), France (2), &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un répertoire très sélectif, mais extrêmement riche en données techniques sur l'armement et les caractéristiques de vol (vitesse, plafond, autonomie, moteurs, poids). Le choix des appareils est impeccable, il n'y manque au fond que la production des petits pays (Pologne, Tchécoslovaquie) et les petites productions d'appareils moins connus. L'inclusion de l'Union soviétique et du Japon est importante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des appareils bénéficie d'une double page, à l'exception de trois modèles (Me 109, Hurricane et Spitfire) qui tirent sur quatre pages, dont trois iconographiques. Des photos accompagnent un texte pertinent et informatif. Les appareils sont représentés en vue de côté, de face et de dos, ce qui est essentiel pour le lecteur constructeur de maquettes. Les couleurs sont toutes référencées — bravo ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, un des meilleurs ouvrages de ce style. Extrêmement bien fait, vivant, précis, en un mot : indispensable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Les Avions de la seconde guerre mondiale&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;(Aircrafts of World War II) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Christopher Chant&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Atlas, 1975&lt;br /&gt;143 pages&lt;br /&gt;avec photos &amp;amp; dessins&lt;br /&gt;lu: juin 96 &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-5883137986184671527?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/5883137986184671527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/les-avions-de-la-seconde-guerre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5883137986184671527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5883137986184671527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/les-avions-de-la-seconde-guerre.html' title='Les Avions de la seconde guerre mondiale - Christopher Chant'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-4IY9HQUOx9Y/TWvb9W7nqiI/AAAAAAAADw0/mYVqpBlP89s/s72-c/avions+seconde.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-1185166866949561742</id><published>2011-02-28T12:26:00.000-05:00</published><updated>2011-02-28T12:26:46.832-05:00</updated><title type='text'>Le Jour-de-Trop - Joël Champetier</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-W27GwzARtjI/TWvaxZki08I/AAAAAAAADww/QEzLrX9kIlM/s1600/jour+de+trop.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh3.googleusercontent.com/-W27GwzARtjI/TWvaxZki08I/AAAAAAAADww/QEzLrX9kIlM/s1600/jour+de+trop.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Après des mois d'attente et de paperasse, Mircaï reçoit enfin l'autorisation d'émigrer de la campagne à la capitale, Cusagnas. Il fait ses adieux à son père, sa mère et sa sœur; il quitte pour de bon (pense-t-il) sa triste et monotone existence de paysan. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Mais son arrivée à Cusagnas se fait le Jour-de-trop. L'année sur Milanéra (la planète) se divise en 20 mois égaux de 20 jours, c'est l'année carrée; mais l'année planétaire, elle, compte 401 jours, la journée supplémentaire, hors-cadre, c'est le Jour-de-trop. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le Jour-de-trop, c'est l'équivalent du jour des fous de l'Angleterre, ici, toutes les violences sont actualisées, tous les règlements de compte sont permis. Dans cette société qui tente d'être suprêmement organisée, le Jour-de-trop n'est pas un jour différent, c'est un jour qui n'existe tout simplement pas. Cette occultation d'un problème éclaire singulièrement bien la société milanériste (joli nom de planète soit dit en passant, aux implications simples et tentaculaires; encore que, dans ce roman, Champetier ne tienne pas la grande forme en ce qui a trait aux noms — de manière générale, ils sonnent faux et empruntés). &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Donc Mircaï débarque dans la capitale, en pleine cacophonie sociale. On se bat, on se tue; il est lui-même victime d'une tentative de meurtre. Un revendeur d'armes le prend sous sa protection en échange du transport d'une de ses valises. Mircaï participe donc à une foire où des revendeurs d'armes et de drogues vendent leur matériel sur une grand-place. Une femme propose à Mircaï un marché, contre mille étalons, il doit venir féconder une Songeuse. Mircaï vit donc sa première relation sexuelle (légèrement tordue puisqu'il couche avec une femme-qui-dort, ce qui est la condition de la survie des femmes sur Milanéra — la colonisation de la planète a échoué en raison d'un symbiote qui a attaqué les organismes humains et s'y loge désormais, la seule manière d'y résister, pour les femmes, c'est d'avoir une vie semi-végétative, dormir onze mois sur douze afin d'espérer vivre une vie d'une longueur raisonnable; elles ne se réveillent pratiquement que pour accoucher, car, par-dessus le marché, il y a un problème de stérilité massive). &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Son initiation à la vie urbaine ne s'arrête pas là. Une explosion balaie la fête foraine. Mircaï se retrouve seul à errer dans la ville, ses dix pièces de cent étalons dans les poches. Accosté par trois fillettes, il se rallie à elles pour passer la nuit. Il fait l'amour avec la plus âgée, Nadeline, pour se rendre compte qu'elles ne sont pas des fillettes mais des femmes d'âge mûr qui ont décidé de ne pas subir la dictature du sommeil; elles ont choisis de rester éveillées, quitte à ce que leur vie en soit drastiquement réduite. Après une nuit de lucre et de fornication, elles laissent, après l'avoir dérobé de ses papiers d'émigration et de son argent, Mircaï seul pour se débrouiller dans la ville redevenue elle-même : sage et sévère. Mircaï n'ira pas bien loin, il est immédiatement pris par la police et embarqué sur un train en partance pour la campagne dont il venait. Sans papiers, impossible de rester à Cusagnas. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Une bonne petit histoire, écrite sans effet par Champetier, peut-être même l'a-t-il écrite de la main gauche car on sent une baisse d'intensité par moment. La fin n'apporte pas toutes les résolutions souhaitées : il faut, je crois, voir ce livre comme un chapitre de roman. La fin abrupte crée de nouvelles tensions (qui sont ces trois femmes ? Leur révolte va-t-elle aboutir ? Cette révolte est-elle un pétard mouillé ou une vague de fond en formation ? Comment ce contact avec la ville a-t-il modifié les perceptions de Mircaï ? etc.) et ne résout pas celles qui s'étaient cristallisées dans la fiction. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un peu de précipitation de la part de l'auteur, un manque de fini qui agace un brin. Un livre noir où ce qui n'est pas apparent est le plus important et, au bout du compte, le vrai révélateur d'une société. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Une réussite incomplète. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Le Jour-de-trop&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Joël Champetier&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Paulines Jeunesse-Pop, 1993&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 107 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : septembre 93&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-1185166866949561742?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/1185166866949561742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/le-jour-de-trop-joel-champetier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1185166866949561742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1185166866949561742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/le-jour-de-trop-joel-champetier.html' title='Le Jour-de-Trop - Joël Champetier'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-W27GwzARtjI/TWvaxZki08I/AAAAAAAADww/QEzLrX9kIlM/s72-c/jour+de+trop.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4080843365737203331</id><published>2011-02-28T12:24:00.000-05:00</published><updated>2011-02-28T12:24:48.097-05:00</updated><title type='text'>La mémoire du lac - Joël Champetier</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-KUUp6B-9Oxc/TWvaTi4uiMI/AAAAAAAADws/0oS2qac01bM/s1600/m%25C3%25A9moire.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh4.googleusercontent.com/-KUUp6B-9Oxc/TWvaTi4uiMI/AAAAAAAADws/0oS2qac01bM/s1600/m%25C3%25A9moire.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Daniel Verrier, pompier volontaire à Ville-Marie dans le Témiscamingue, est gravement blessé en devoir quand, dans une chute, un pieu de métal lui pénètre le crâne. Les dommages subis ne sont pas très graves, il a été extraordinairement chanceux, mais il en résulte des pertes de mémoires qu'il tait à son médecin, ainsi qu'à sa femme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Quelques années plus tard, il est frappé par une autre tragédie. Pour avoir fait le fou sur la glace du lac en hiver, sa camionnette s'enfonce dans l'eau où périssent ses deux jeunes enfants. On ne retrouvera pas leurs cadavres, sa femme le quittera quelques mois plus tard. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Après une longue absence, Daniel Verrier reprend vie tout doucement. Il se trouve un emploi de fonctionnaire, se fait une nouvelle blonde et, à part des cauchemars post-traumatiques, la vie reprend son cours normal. Un jour, un incendie se déclare dans un chalet abandonné depuis des années. Verrier y est appelé parce qu'il a repris son poste de pompier volontaire. Au chalet, on retrouve des ossements d'enfants sacrifiés. Une enquête commence. Un carnet met les policiers, et Verrier, sur la piste d'une vieille légende amérindienne. Un monstre habite le fond du lac Témiscamingue; il s'agit d'une déité endormie qui n'attend que le sacrifice d'enfants pour se réveiller et mettre le monde à feu et à sang. Verrier est directement interpellé, ses deux enfants ont été sacrifié à la déité endormie — celle-ci lui en réclame un autre. Verrier n'en avait que deux, il est confus et concerné. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le mystère s'éclaircit quand on apprend que Verrier avait fait un enfant à la robineuse du village (ce qu'il avait oublié suite à une perte de mémoire obligeamment placée là par l'auteur). C'est ce fils d'une quinzaine d'années qu'il devra sacrifier au monstre, ce qu'il n'a pas l'intention de faire le moins du monde. Mais le fils, possédé par la déité, enlève la blonde de Daniel Verrier et une poursuite s'engage entre les deux hommes sur les eaux du lac Témiscamingue, avec la déité qui implore Verrier au sacrifice de ce fils qui va tuer celle qu'il aime. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La blonde meurt mais Verrier réussit à délivrer son fils du mal qui le rongeait. La déité du lac Témiscamingue reprend son sommeil. La bataille entre le bien et le mal est gagnée par le bien... temporairement car le combat n'est jamais terminé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Champetier fait preuve d'un remarquable savoir-faire en bichonnant une intrigue irréprochable et des caractères intéressants en dépit de quelques maladresses à trop vouloir bien faire. Par exemple, quand Verrier refuse hystériquement de se faire sucer par sa nouvelle blonde, scène qui éclaire le passé caché du personnage et soulève une partie du voile qui recouvre les relations entre lui-même, la robineuse et son fils légèrement demeuré, la psychologie m'en est apparue opportuniste, voire plaqué pour répondre à un besoin inexistant d'une scène de cul (pour suivre la recette du genre). Heureusement, ces inégalités sont rarissimes. &lt;i&gt;La Mémoire du lac &lt;/i&gt;est finalement un très bon thriller, doublé d'une tendance horrifique. Le roman aborde une série de thèmes bien québécois : la langue, les relations difficiles avec les autochtones, le moyen Nord, le syndicalisme, les amours compliqués entre femmes modernes et hommes rosâtres. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'amalgame — hétéroclite par définition — est pourtant excellent. La recette du thriller est scrupuleusement suivie, avec flash-backs et explications simili-psychologiques à la clé. Champetier réussit à faire vivre son décor, les terres arides et gelées du moyen Nord, avec une remarquable économie d'effets. Les scènes de tempête de neige sont particulièrement réussies. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Par contre, la fin du roman détonne un peu avec les règles sacro-saintes du genre. Ici, ça se termine plutôt mal pour le héros. Il ne parvient pas à sauver de la mort sa nouvelle blonde; et pour vivre en paix avec son fils retrouvé, Verrier devra s'exiler loin du lac Témiscamingue. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Une belle réussite mineure, mais incontestablement une réussite dans le genre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La Mémoire du lac&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Joël Champetier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; Québec/Amérique, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1994&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; 195 pages&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lecture : janvier 94 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4080843365737203331?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4080843365737203331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/la-memoire-du-lac-joel-champetier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4080843365737203331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4080843365737203331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/la-memoire-du-lac-joel-champetier.html' title='La mémoire du lac - Joël Champetier'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-KUUp6B-9Oxc/TWvaTi4uiMI/AAAAAAAADws/0oS2qac01bM/s72-c/m%25C3%25A9moire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4867954399168060664</id><published>2011-02-28T12:21:00.000-05:00</published><updated>2011-02-28T12:21:45.833-05:00</updated><title type='text'>Les yeux plus grands que le ventre - François Cavanna</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-5RanDmkW7So/TWvZoSQ7ZHI/AAAAAAAADwo/igKIV60Jid8/s1600/grands+ventre.bmp" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh4.googleusercontent.com/-5RanDmkW7So/TWvZoSQ7ZHI/AAAAAAAADwo/igKIV60Jid8/s1600/grands+ventre.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Cavanna, célèbre journaliste de Hara-Kiri et de Charlie-Hebdo, polémiste intense et bateleur public, livre ici ce qui semble être le dernier tome de son autobiographie puisqu'il se termine avec sa mort. Il y a eu les &lt;i&gt;Ritals&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Russkoffs&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Bête et méchant &lt;/i&gt;(que je n'ai pas lu, celui-là), il y a maintenant &lt;i&gt;Les Yeux plus grands que le ventre&lt;/i&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pas jojo, le Cavanna. Gourou de toute une époque irrévérencieuse, l'homme des libertés, des contrepèteries à la bourgeoisie, Cavanna se révèle dans sa vie amoureuse d'un conservatisme teigneux. Le livre ne parle, en effet, que de la vie amoureuse de l'auteur, coincé qu'il était entre une femme qu'il aime et une jeune maîtresse qu'il aime aussi. La jeune maîtresse, Gabrielle, va s'accrocher à lui. Et lui va lui promettre tout ce qu'elle veut. Cavanna ment à tout venant, car il n'a pas les moyens affectifs de tenir les promesses qu'il fait à Gabrielle. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Cavanna est un faible qui n'aime pas faire souffrir les femmes de sa vie. C'est un solitaire grognon, sauvage à l'extrême, pessimiste et renfrogné. Il promet donc des choses à Gabrielle parce que ça la rend tellement heureuse : oui, il va lui faire un enfant, oui, il va aller vivre avec elle, etc. Et Gabrielle, plus ou moins dupe, s'accroche à ces mensonges. Leur relation devient compliqué en raison de ces promesses toujours avortées, un jour Gabrielle se suicide. Ça rate, mais ça n'aide pas les choses puisque Cavanna est incapable dorénavant de mettre un terme à la relation. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Cahin-cahan, la vie se poursuit. Gabrielle d'un côté à qui il fait du mal, et Tita, sa femme, qui est résigné à, supporter tout ça on ne sait trop pourquoi. Cavanna est coincé entre deux feux. A la fin du livre, il tente de se suicider. Ça marche ! Il meurt. Le livre se termine avec un épilogue poilant sur Cavanna face à la postérité. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Dans cette autobiographie, Cavanna n'y va pas avec le dos de la cuiller... C'est l'intense séance d'auto-flagellation : et chlaak je ne suis que faiblesse, et chlaak j'ai peur des gens, et chlaak des femmes, et chlaak de l'amour, et chlaak je suis un mauvais père, et chlaak je suis un monstre égocentrique... Il en met beaucoup, je trouve. Trop ? Tout est si sincère — mais son auto-analyse est un peu courte. Il est comme ci et comme ça, c'est triste, faudrait pas lui en vouloir, mais pas question de changer quoi que ce soit; il vit tout croche avec ses manques, mais vaut mieux ça que rien et ces choses-là ne se changent pas. Il fait preuve d'une fatalité résignée devant les mochetés de la vie, les siennes seulement, car il supporte difficilement celles des autres. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;En dépit de cet aspect un peu m'as-tu-vu de misérabilisme affectif, le livre est attachant. Les personnes que l'on croyait immunisés contre la connerie, vivant au-dessus de notre lot quotidien de lâchetés et de mensonges, sont, tout compte fait, absolument pareilles à nous tous. C'est réconfortant et d'une extrême détresse. &lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les Yeux plus grands que le ventre&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;François Cavanna&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Belfond, 1983&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;315 pages&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4867954399168060664?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4867954399168060664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/les-yeux-plus-grands-que-le-ventre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4867954399168060664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4867954399168060664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/les-yeux-plus-grands-que-le-ventre.html' title='Les yeux plus grands que le ventre - François Cavanna'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-5RanDmkW7So/TWvZoSQ7ZHI/AAAAAAAADwo/igKIV60Jid8/s72-c/grands+ventre.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-5716579084355776624</id><published>2011-02-28T12:12:00.001-05:00</published><updated>2011-02-28T12:26:03.131-05:00</updated><title type='text'>La Grande Encyclopédie bête et méchante, tome I  - François Cavanna</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-iHBTbu1j2WQ/TWvXYu-DU5I/AAAAAAAADwk/35g-Ksuo58o/s1600/encyclop%25C3%25A9die.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="https://lh5.googleusercontent.com/-iHBTbu1j2WQ/TWvXYu-DU5I/AAAAAAAADwk/35g-Ksuo58o/s200/encyclop%25C3%25A9die.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Cavanna est un romancier passionnant, c'est un éditorialiste brillant doublé d'un redoutable polémiste (je me souviens de Charlie-Hebdo qui est un grand moment du monde journalistique)... Etc. Que des qualités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ici, qu'est-ce qu'il est bête et moche! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or voici la Grande Encyclopédie bête et méchante. Le tome un, le seul d'ailleurs, et c'est bien tant mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aïe que c'est moron. Les articles sont poussifs et le comique tout autant. J'ai si peu ri que c'en est une misère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que dire de la violence : battez vos femmes, arrachez le bon œil des borgnes, frappez, estropiez, etc., etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, Cavanna emploie une recette. Après dix pages, on a compris le système et on ne rit plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;La Grande Encyclopédie bête et méchante, tome I&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;François Cavanna&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Albin Michel, 1981&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; articles parus dans Hara-Kiri entre 1960 et 1975&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 134 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : novembre 92 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-5716579084355776624?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/5716579084355776624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/la-grande-encyclopedie-bete-et-mechante.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5716579084355776624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5716579084355776624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/la-grande-encyclopedie-bete-et-mechante.html' title='La Grande Encyclopédie bête et méchante, tome I  - François Cavanna'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-iHBTbu1j2WQ/TWvXYu-DU5I/AAAAAAAADwk/35g-Ksuo58o/s72-c/encyclop%25C3%25A9die.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-8476768698271563496</id><published>2011-02-27T23:16:00.001-05:00</published><updated>2011-02-27T23:17:29.040-05:00</updated><title type='text'>Madame et ses flics - Didier van Cauwelaert et Richard Caron</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-hMLNR8QabYM/TWshq4AktKI/AAAAAAAADwg/9iczOrXaZfM/s1600/madame.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="https://lh3.googleusercontent.com/-hMLNR8QabYM/TWshq4AktKI/AAAAAAAADwg/9iczOrXaZfM/s200/madame.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;TÉLÉ-CRIME. Lorraine Valence vient d'être nommée chef de brigade de la 7e DPJ à Paris et sa première enquête consiste à résoudre un meurtre commis sur le plateau de l'émission-télé, Aérobic-Parade, où une vieille danseuse s'est écroulée, empoisonnée au curare. Aussitôt, c'est l'écheveau inextricable. Tout le monde sur le plateau a des raisons de vouloir assassiner son prochain, et l'affaire prend une dimension plus complexe quand on apprend que la vieille danseuse est morte d'avoir mangé une crème caramel destinée à la star de l'émission, Tatiana. L'enquête est donc orientée dans ce sens : qui donc pouvait avoir intérêt à tuer Tatiana ? Valence et ses acolytes, l'inspecteur principal Louis-Philippe Marceau et les inspecteurs Corona, Simonelli et Mabrouk, piétinent sérieusement jusqu'à ce qu'un témoin se contredise : on démasque Gérard, le mari de la nièce de la vieille danseuse, c'est lui qui a commis le crime, il visait bien la vieille dame pour toucher le gros héritage tant attendu, c'est d'ailleurs Gérard qui avait détourné les soupçons vers une tentative de meurtre sur Tatiana en inventant l'histoire de la crème caramel... Une assez bonne histoire. Le style de Cauwelaert (l'éditeur donne à entendre que c'est lui seul qui a écrit les histoires, et le lecteur n'a aucune difficulté à le croire) désarçonne au début, il a une nervosité, une manière très personnelle de rythmer les dialogues.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'AFFAIRE JOLICŒUR. Dans un Léoléro, sorte de Club Price français, un jeune gardien de sécurité est abattu par des malfaiteurs qui volent des babioles. Lorraine Valence est mise sur l'enquête, qui part dans toutes les directions jusqu'à ce que les évidences montrent que le meurtre du gardien de sécurité n'était pas gratuit; il s'agissait d'un agent de Moscou passant des informations de sécurité nationale à l'Est. Les services secrets (GIGN et DGSE) embarquent sur ce dossier qui est retiré à la commissaire... Une histoire très couci-couça, surtout en raison du dérapage narratif quand l'auteur utilise d'autres narrateurs que Lorraine ou Louis-Philippe. Un nouveau personnage extrêmement coloré s'ajoute à la galerie, Eugène Colmar, reporter judiciaire à radio libre Fréquence Vermeil, qui n'est autre que le papa de Lorraine. Ce touche-à-tout impertinent a le don de porter sur les nerfs de sa fille qui l'aime pourtant beaucoup.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'IMPRÉSARIO DE LA MORT. Lors d'une représentation de la pièce féministe Ras les mecs, une des comédiennes est victime d'une tentative de meurtre quand le câble qui doit servir à sa (fausse) pendaison est ainsi truqué que la fausse pendaison se transforme en vraie. Lorraine Valence et son équipe sont chargées de l'enquête. Comme la comédienne est une jeune Arabe, fille (et actrice renégate) de l'émir du Radzahli, l'incident diplomatique guette. Mais cette tentative de meurtre cache plutôt une affaire de protection criminelle, les commerces avoisinants le petit théâtre subissent les arnaques d'un individu. L'arnaqueur est le propriétaire d'un sex-shop qui périclite (quel beau suffixe pour un tel commerce!) qui s'en prend à ceux qui lui volent sa clientèle traditionnelle... Tout à fait délicieuse cette histoire qui mêle les mouvements de mode et de pensées (le sexe, les immigrés, le féminisme, la technique moderne — faut voir la 7e DPJ aux prises avec leur nouvelle installation radio) fouettés par un humour pas agressif, un peu ironique, surtout très tendre. Les personnages se développent et on se prend à les aimer.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;INGÉNU DU CLAIRON. Le cheval éponyme du milliardaire rouge Raymond Brignoles a été kidnappé. Une rançon est demandée, payée, elle est rendue sans qu'un seul billet ait été pris. Parce qu'il est baron et amateur de chevaux, l'affaire tombe dans les bras plâtrés (un accident qui s'est produit dans l'histoire précédente) de Louis-Philippe Marceau, qui va la traiter en compagnie de son chef de brigade. Assez lentement, encore une fois une chaîne de coupables potentiels viendront embrouiller l'enquête jusqu'à ce que les faits pointent en direction d'un trio de malfrats propriétaire d'un cheval tocard auquel ils intervertissent Ingénu dit Clairon teint lors des courses, c'est le pactole mais le cheval ne peut pas courir lorsqu'il pleut car sa teinture part... On se bidonne aux excès du milliardaire communiste, à ses attitudes très seigneur du château, à son socialisme de pacotille (fauteur aime particulièrement railler la gauche qui se prend pour la droite et la droite qui s'imagine de gauche). Retour apprécié du capitaine Plochin des services secrets, l'homme qui parle comme un télégramme, intrusions à répétition d'Eugène Colmar, moins pertinent que jamais.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;FRÉQUENCE MALÉDICTION. Fréquence Vermeil, Ici-Tahiti et Shalom. FM partagent les ondes d'une radio libre de Paris. Des criminels font irruption et prennent tout le monde en otages dont Eugène Colmar en réclamant la fin des essais nucléaires en Nouvelle-Calédonie. Lorraine est appelée pour démêler l'affaire. Lors de la négociation, les criminels en profitent pour s'échapper en compagnie de la speakerine d'lci-Tahiti qui est leur complice et d'un sarcophage de l'ancienne Egypte. En réalité, le coupable est un écrivain critique gastronomique qui veut venger la mort accidentelle de sa femme, dix ans auparavant, aux mains des deux terroristes protagonistes de cette histoire... La meilleure nouvelle du recueil, drôle, efficace, pathétique et sanguinaire à la fois quand on comprend les motifs de l'écrivain qui n'hésite pas à faire assassiner des victimes innocentes pour venger celle qu'il a aimée. Ici, les personnages de la brigade sont touchant d'humanité et de drôlerie, les ingrédients de l'histoire sont bien dosés, notamment les chicanes de clocher entre les diverses radios de la fréquence libre. J'ai beaucoup ri.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;ULTRA-LÉGER-MEURTRE. Laurent Pastero prend son envol dans un ULM qui, bientôt, ne répond plus à ses commandes. Le petit avion se dirige droit vers une zone d'essais militaires avant de se désarticuler en vol et de s'écraser, entraînant dans sa chute le malheureux pilote. Lorraine est encore chargé de l'enquête (y en aura pas de facile, disait Piton Ruel). Les coupables sont légions depuis Ingrid la suédoise qui était sa blonde mais aussi une fille facile qui broutait à tous les râteliers, menaçant de le larguer sans préavis pour un meilleur parti, Roro, l'ex-cycliste, ami et partenaire d'affaires, Christine, son ex, le jeune publiciste Jean-Luc, coupable — à tout le moins — d'arrivisme. De coupable potentiel en coupable potentiel, Lorraine finira par trouver les assassins, Roro, pourtant si gentil, et Christine. Ah ! les affaires sont dures !... Décidément, l'importance du non-policier dans ces nouvelles occupe de plus en plus de place. Ici, les affaires entre Louis-Philippe et Lorraine prennent une tournure inattendue quand le papa de Lorraine, Eugène, et la maman de Louis-Philippe, madame la baronne Yvette, connaissent un début d'idylle qui va tourner au mariage, ce qui mettrait frère et sœur Louis-Philippe et Lorraine. La nouvelle est printanière et amusante et les personnages sont bien plus intéressants que l'intrigue (qui est la plus tordue et la plus canonique de tout le recueil). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces nouvelles, ce qui est le plus évident finit toujours par être le véridique. C'est bel et bien la danseuse que l'on tentait d'assassiner dans la première nouvelle, C'est bel et bien le gardien de sécurité qui était visé dans la seconde. C'est un procédé. Mais qui fonctionne car il permet au lecteur de se libérer rapidement de l'intrigue pour porter son regard sur les personnages et les relations qui les unissent. Et ça c'est une réussite complète dans un mode mineur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le style de Cauwelaert, il y a de l'ironie, du primesautier, du coq-à-l'âne, de la tendresse et des personnages colorés. Une manière qui est près de celle de Robert Barnard, la faconde en moins et la rapidité en plus. De plus, ce qui ne gâte pas la sauce, c'est que les histoires sont chronologiques, reliées entre elles par l'unité de ton, bien sûr, mais aussi par le sentiment du temps qui passe, des relations qui mûrissent comme des liens au développement hasardeux et inéluctable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Madame et ses flics&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Didier van Cauwelaert &amp;amp; Richard Caron&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1985, Albin-Michel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 330 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-8476768698271563496?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/8476768698271563496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/madame-et-ses-flics-didier-van.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8476768698271563496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/8476768698271563496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/madame-et-ses-flics-didier-van.html' title='Madame et ses flics - Didier van Cauwelaert et Richard Caron'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-hMLNR8QabYM/TWshq4AktKI/AAAAAAAADwg/9iczOrXaZfM/s72-c/madame.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-5450339973816470544</id><published>2011-02-27T23:12:00.000-05:00</published><updated>2011-02-27T23:12:32.884-05:00</updated><title type='text'>Un aller simple - Didier van Cauwelaert</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-9GuF5l0VF2U/TWsgqGv_q1I/AAAAAAAADwc/3CZRF-SftRg/s1600/allerSimple.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh3.googleusercontent.com/-9GuF5l0VF2U/TWsgqGv_q1I/AAAAAAAADwc/3CZRF-SftRg/s1600/allerSimple.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'histoire d'Aziz va ainsi : bébé, il a été volé en même temps que la voiture de ses &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;parents. Ne sachant à qui le rendre, les Tsiganes voleurs d'auto décident de le garder. La voiture volée étant une &lt;i&gt;Ami 6&lt;/i&gt;, c'est le nom qu'on lui donne et qui s'est transformé au fils des ans. Aziz est un enfant sans famille, sans pays; il doit tout inventer pour lui-même. Il n'est ni Tsigane, ni Arabe (malgré son prénom et l’identité qu'il s'est forgé pour passer les contrôles), il est Français mais les Français ne veulent pas de lui. Pris dans une rafle alors qu'il est sur lie point de se marier, dénoncé par un petit commerçant lepéniste, Aziz est pris en charge par l'administration. Il sera déporté vers le Maroc. Un attaché humanitaire est chargé de le raccompagner et de s'assurer que le retour d’Aziz au pays de ses ancêtres se fait sous les meilleurs auspices. L'attaché s'appelle Jean-Pierre, il vit une crise; sa femme vient de le quitter alors qu'il est toujours aussi fou d'elle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Sur le trajet, cet aller simple, Aziz et Jean-Pierre développent une amitié étonnante. Pour encourager Jean-Pierre, qui est un jeune gars bien, idéaliste, Aziz invente un pays mythique dans un coin reculé du Maroc, un Eden, une image sur laquelle Jean-Pierre se jette et s'accroche. Arrivé au Maroc, Aziz et Jean-Pierre font la rencontre de Valérie, une jeune femme qui leur servira de guide, qui jouera le jeu d'Aziz et les emmènera au bout de leur rêve. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ça n'ira pas tout à fait bien pour Jean-Pierre, une infection amibienne lui donnera son coup de mort. Après quelques jours de fièvre intense, Jean-Pierre s'éteint au milieu du désert, il n'aura pas vécu assez longtemps voir se réaliser ses rêves les plus chers : découvrir le mystérieux pays d'Aziz et faire publier le roman qu'il a écrit (roman qui s'intitule &lt;i&gt;Un aller simple &lt;/i&gt;et qui décrit sa rencontre avec Aziz). Aziz ramène le corps de Jean-Pierre en France dans la plus totale indifférence. En plus, il se fait voler le corbillard. Il se rend donc dans le Nord de la France rencontrer les parents de Jean- Pierre. Parce que tout est roman en somme, il monte une histoire de prise d'otage pour expliquer l'absence de Jean-Pierre à ses côtés. Les parents se réconcilient avec la mémoire de Jean-Pierre. On offre une chambre à Aziz pour que jour après jour il vienne leur raconter ce fils renié. Aziz songe même à poursuivre l'œuvre de Jean-Pierre : &lt;i&gt;Un aller simple&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Il y a toutes sortes de thèmes et d'images dans ce très court roman. L'apatride d'abord. Aziz et Jean-Pierre le sont : Aziz, enfant volé sans pays, et Jean-Pierre, le jeune homme qui abandonne son Alsace natale et que sa famille renie. Mais surtout le besoin de rêver, rêver sa vie et aider les autres à rêver la leur, comme Aziz le fait pour Jean-Pierre, et, plus tard, pour les parents de Jean-Pierre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un beau roman riche de ces deux thèmes que l'auteur entrelace comme de la dentelle très fine. Il y a surtout la manière Cauwelaert, si simple, si coulante et, du coup, impossible à décrire sinon que pour en dire, c'est le bonheur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; (Bémol : Cauwelaert fait des romans toujours trop courts...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un aller simple&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Didier van Cauwelaert&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1994, Albin Michel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; 195 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lu: novembre 95&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-5450339973816470544?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/5450339973816470544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/un-aller-simple-didier-van-cauwelaert.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5450339973816470544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5450339973816470544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/un-aller-simple-didier-van-cauwelaert.html' title='Un aller simple - Didier van Cauwelaert'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-9GuF5l0VF2U/TWsgqGv_q1I/AAAAAAAADwc/3CZRF-SftRg/s72-c/allerSimple.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-5224766479893335306</id><published>2011-02-27T23:10:00.000-05:00</published><updated>2011-02-27T23:10:06.721-05:00</updated><title type='text'>Menteur - Patrick Cauvin</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-xdXf3juZXoI/TWsgFhKD0VI/AAAAAAAADwY/YjfyVARLOEg/s1600/cauvin.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh5.googleusercontent.com/-xdXf3juZXoI/TWsgFhKD0VI/AAAAAAAADwY/YjfyVARLOEg/s1600/cauvin.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Antoine Berthier est un irréductible menteur. Il ment pour enjoliver son quotidien, pour enjoliver celui des autres aussi, car il a cette charité de l'esprit de ne pas imposer aux autres ses médiocres et très ordinaires non-aventures, il ment aussi pour se donner de l'épaisseur et apporter à son existence une patine qu'elle n'a pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, Antoine Berthier attend son tour chez le médecin. Il en a bien pour deux bonnes heures à attendre, pour se faire annoncer le verdict fatal que sa fin est proche, de cela au moins il est convaincu. Alors quoi faire sinon se remémorer les grands moments de ses menteries, évidemment ceux qui ont tourné en pétard mouillé (l'auteur est un comique après tout). Donc, Antoine Berthier va se rappeler trois grands mensonges formateurs qui donné à sa vie le pli qu'elle a maintenant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À dix-sept, boutonneux et acnéen jusqu'à la nausée, obsédé par les filles mais n'ayant aucun succès auprès d'elles (il est de surcroît timide), voulant faire plaisir à sa mère qui le taquine à ce sujet, il invente une copine, Germaine. Une histoire derrière tout ça, elle a un passé, des intérêts, c'est une amie de classe qui habite en banlieue. Ça dure quelques semaines et les parents d'Antoine s'inquiéte un peu de ne jamais la voir cette fille; surprenant une remarque de sa mère qui  commence à douter de la réalité de Germaine, Antoine se voit contraint d'inventer les circonstances atténuantes de leur séparation autour d'une promenade en vélo. Berthier ment pour plaire aux autres, il ment pour se dépêtrer de ses mensonges, la vie devient vite infernale. Avec la complicité de sa vieille grand-mère, Antoine se tire du mauvais pas dans lequel il avait plongé tête première. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, marié à Mauricette et chargé de cours à l'université, Antoine mène une vie tranquille et pantouflarde. Quand sa libraire lui exhibe un roman écrit par un certain Antoine Berthier, il ne peut s'empêcher de revendiquer la paternité qu'elle lui octroie immédiatement. La libraire en parle à Mauricette, et le mensonge de Berthier prend une ampleur inattendue, car sa femme décidera de l'inscrire à un cercle littéraire où, bien entendu, l'autre Antoine Berthier, le vrai, l'écrivain, fera une apparition plutôt discrète. L'arroseur arrosé... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le troisième épisode, Berthier relate l'histoire de son aventure avec Denise, de vingt ans sa cadette qui s'est éprise de lui suite d'une méprise qu'il n'a pas l'intention de rectifié. Pour l'impressionner, il s'est fait passer pour un ancien champion d'escrime au sabre. L'aventure va bien, Denise est une pétasse qui a le feu à la noune; mais, lorsqu'elle l'embarque à son insu dans un championnat d'escrime pour seniors, le rideau tombe, c'est la crise et Antoine Berthier doit bien avouer son mensonge. Denise le quitte. Dans le cabinet du docteur, Antoine Berthier apprendra qu'il ne souffre de rien, que la vie est belle après tout et, le cœur en joie, il court prendre un pot au bistro du coin où une femme assez attirante le prend pour un acteur connu, ce qu'il ne nie pas... La boucle est bouclée... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un agréable roman encore que très anodin, même un peu mal foutu. C'est la manière de l'auteur qui sauve le livre, son humour dans les situations même prévisibles, des réparties (elles aussi prévisibles), des personnages; car en dépit de tout, de la faiblesse de la structure, de la niaiserie de l'anecdote et même de la non-fin consternante de facilité, on se laisse prendre par la truculence hystérique des mensonges de Berthier, par son besoin de se créer un personnage plus grand que nature — d'ailleurs Berthier est tout entier absorbé par l'imagerie des héros du cinéma. Cauvin (dans la vraie vie, Claude Klotz) est un auteur de roman léger qui ont contribué à son succès plus marginal que fracassant, mais succès indéniable tout de même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en lira d'autre pour connaître la mesure réelle de cet auteur.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Menteur&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Patrick Cauvin&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1993, Albin Michel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 250 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : janvier 95 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-5224766479893335306?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/5224766479893335306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/menteur-patrick-cauvin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5224766479893335306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5224766479893335306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/menteur-patrick-cauvin.html' title='Menteur - Patrick Cauvin'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-xdXf3juZXoI/TWsgFhKD0VI/AAAAAAAADwY/YjfyVARLOEg/s72-c/cauvin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-2861489949732596707</id><published>2011-02-27T23:08:00.000-05:00</published><updated>2011-02-27T23:08:40.910-05:00</updated><title type='text'>Je suis vivant et vous êtes morts - Emmanuel Carrère</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-TQYHsjMjYms/TWsfshbdaZI/AAAAAAAADwU/R0F0E9B-J2w/s1600/carrere.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh3.googleusercontent.com/-TQYHsjMjYms/TWsfshbdaZI/AAAAAAAADwU/R0F0E9B-J2w/s1600/carrere.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Cette biographie de Dick m'a profondément agacé. L'auteur est très très cool, baba cool, c'est trop cool, et même si c'est une attitude qu'il a parfaitement le droit d'adopter, je préviens tout de suite que ça m'agace. Ce premier aspect des choses, cette fausse familiarité met une distance entre le lecteur et le livre, et cette distance est tout entière occupée par l'auteur, bien en évidence, tout là-haut sur le socle qu'il s’est lui-même érigé, le menton bien haut, le nez dans le vent, tout à fait au-dessus de son sujet dont on se demande ce qu'il fait bien là, à la limite le sujet dérange; en fait l’auteur est bien plus préoccupé de lui-même et de son posturing que du sujet dont il traite. Ça part bien mal, car jamais le lecteur que je suis ne s’est senti interpellé par ce livre. La fiction de Dick, les angoisses de Dick et sa folie (si tant est le mot), tout est prétexte à l'auteur pour s'écouter parler et se regarder écrire. L'ego du biographe est si vaste et les choses qu'il a à dire si pertinentes que le biographé peut tout aussi bien aller se rhabiller, sa présence est un prétexte au déballage des émois et autres anxiétés, certitudes et axiomes d'Emmanuel Carrère. Finalement, c'est assez peu intéressant. Au pire, c'est trompeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre point achalant, c'est que j'ai eu l'impression que bien des choses ont été inventé par l'auteur pour tenter de prouver la pertinence de ses intuitions. Une impression comme celle-là est aussi difficile à prouver que l'erreur médicale, mais lorsque Carrère affirme qu'un jour Dick s'est senti paralysé de terreur (lors de l'épisode de la livreuse portant un bijou en forme de poisson et qui, pour Dick, marque la réalisation que quelqu'un quelque part dans l'univers lui envoie des messages) quand la minuterie de l'étage s'est éteinte, on ne peut s'empêcher de tiquer. Les minuteries d'éclairage sont un fait de société européen qui n'a pas traversé l'Atlantique. Carrère invente les détails de cet épisode; faussaire malhabile, on le surprend en flagrant délit. Le reste du texte, des anecdotes, est à l'avenant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà une biographie d'un écrivain important, qui était en plus un être tourmenté, fou peut-être, paradoxal, amusant, intelligent et grotesque. Carrère l'aime beaucoup, je crois. Mais il l'aime bien mal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout compte fait, une biographie frivole, superficielle, DOUTEUSE. Qu'il faut oublié...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Je vous vivant et vous êtes morts&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Emmanuel Carrère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1993, Seuil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 359 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : janvier 94 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-2861489949732596707?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/2861489949732596707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/je-suis-vivant-et-vous-etes-morts.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2861489949732596707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2861489949732596707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/02/je-suis-vivant-et-vous-etes-morts.html' title='Je suis vivant et vous êtes morts - Emmanuel Carrère'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-TQYHsjMjYms/TWsfshbdaZI/AAAAAAAADwU/R0F0E9B-J2w/s72-c/carrere.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-1871698410126646803</id><published>2011-01-30T00:01:00.000-05:00</published><updated>2011-01-30T00:01:06.117-05:00</updated><title type='text'>The Changed Man - Orson Scott Card</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTwCR2qoUI/AAAAAAAADvA/VlyWzDs2Nao/s1600/changed+man.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTwCR2qoUI/AAAAAAAADvA/VlyWzDs2Nao/s320/changed+man.jpg" width="189" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Eumenides in the Fourth Floor Lavatory &lt;/u&gt;: Par la culpabilisation, Howard a constamment manipulé ses parents, sa femme, sa fille Rhiannon, ses amis et ses collègues du bureau. Il a abusé des gens sans se soucier du mal qu'il faisait. Il a même abusé de sa fille. Dans le bol de la toilette de l'immeuble où il vit (sa femme l'ayant chassé après l'inceste), il trouve un bébé de deux mois que l'on a essayé de noyer. Il le sauve et l'enfant s'accroche à lui par des ventouses. L'enfant est un monstre aux mains palmés et aux jambes réunis en une queue de têtard. Howard tue cette créature monstrueuse et inhumaine. L'enfant réapparaît plus tard et Howard le tue une deuxième fois. Howard est le seul à voir cet enfant. Il a beau le tuer, l'enfant réapparaît toujours. À la fin, il y en a plusieurs qui grouillent sur son lit et qui s'approchent pour s'agripper à lui. C'est l'une des plus puissantes histoires de Card; mêlant fantastique, rêve éveillé et culpabilité sans possibilité de rédemption : il faut vivre avec ses fautes, elles nous poursuivent jusqu'à la fin. On paie toujours pour le mal que l'on fait.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt; &lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Quietus &lt;/u&gt;: Mark Tapworth est pris d'un malaise au bureau. Il retourne à la maison où il a de la difficulté à différencier deux réalités : une dans laquelle sa femme et lui n'ont pas eu d'enfants et l'autre où ils en ont eux deux. Dans le salon, un cercueil. Mark y voit un mauvais présage. Au matin, il descend au salon et se couche dans le cercueil. La crise au bureau, c'était sa mort. Pendant une journée, il a vécu en fantôme avec sa femme, le temps de changer le présent et de lui donner deux enfants. Une très touchante histoire fantastique et mystérieuse, dans laquelle le pouvoir du désir est supérieur à la mort.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Deep Breathing Exercises&lt;/u&gt; : Dale se rend compte que lorsque des gens se mettent à respirer à l'unisson, c'est parce qu'ils sont sur le point de mourir ensemble. Cela arrive à sa femme et à son fils, puis à ses parents dans un avion, cela arrive dans un restaurant, cela arrive finalement à l'hôpital psychiatrique où Dale abouti à cause de cette obsession. Il meurt dans l'explosion d'une bombe atomique sur Denver. Très faible et très faiblement menée avec une fin prévisible dès la deuxième page.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Fat Farm &lt;/u&gt;: Quand Barth devient trop gros, il va changer de corps pour un lui-même plus jeune et plus mince. Une forme d'éternité, en somme. D'où viennent ces corps ? Ce sont les Barth précédent qui suivent une cure de rajeunissement et d'amaigrissement extrêmement violente donnée par le Barth original. Une histoire où l'intérêt du propos et la violence masochiste prennent le dessus sur les incohérences.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Closing the Timelid &lt;/u&gt;: Grâce à une machine temporelle, des gens vivent l'expérience de la mort au XXe siècle. Ils ne risquent rien, c'est un loisir hédoniste. Ils font du mal sans s'en rendre compte. Histoire ingénieuse, mais un peu superficielle.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Freeway Games &lt;/u&gt;: Un automobiliste s'amuse à terroriser d'autres automobilistes en les suivant pas à pas pendant des kilomètres. Il en tue quatre, ce qui lui procure une grande joie. Jusqu'à ce qu'il perde devant plus fort que lui. Ah la la... la nouvelle la plus insignifiante du lot. Intérêt nul.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;A Sepulchre of Songs&lt;/u&gt; : Elaine est une jeune handicapée de 15 ans. Elle entend une voix qui vient d'un vaisseau spatial et qui lui propose un échange. Elle se retrouve dans le corps du pilote d'une nef spatiale tandis que son corps à elle est occupée par une créature extra-terrestre qui en avait assez du vaisseau. Mais la liberté sur le vaisseau est une fausse liberté, elle est assortie de contraintes et de dépendances qui font que, pour la créature, le corps brisée d'Elaine est la fin de son esclavage personnel. Ça joue fortement sur la culpabilité du thérapeute d'Elaine qui croit qu'il aurait pu empêcher cet échange s'il avait été plus attentif. Excellente histoire, prenante, ambiguë : Elaine rêve-t-elle cet échange ? Est-ce une illusion schizophrène ? Le thérapeute ne peut rien en dire, il est prisonnier à l'extérieur du corps d'Elaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Prior Restraint &lt;/u&gt;: Un écrivain est empêché d'écrire par une patrouille temporelle car son oeuvre, si elle n'est pas éliminée, va détruire les fondations de la civilisation humaine dans 500 ans. Bof. Sans intérêt. Sentencieux, moraliste, plein de bons sentiments, et une idée qu'on a déjà vu ailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;The Changed Man and the King of Words &lt;/u&gt;: Joe est un enfant prodige qui va utiliser le tarot pour dévoiler à ses parents leurs failles, surtout celles de son père. Ça va se terminer tragiquement dans une grande scène œdipienne avec percements des yeux, meurtre du père et tout le tralala. La fin est saisissante de violence, c'est le meilleur moment d'une nouvelle trop contrôlée et pensée uniquement en fonction de sa structure (de l'aveu même de l'auteur).&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Memories of My Head &lt;/u&gt;: Un suicide commentée par un individu qui meurt tranquillement. Du remplissage, moche et plate.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Lost Boys &lt;/u&gt;: Card et sa femme déménage dans une maison nouvelle où leur fils se met à avoir un comportement étrange (mais si peu, ça se remarque à peine et, dans la confusion du moment, le déménagement, leur nouveau-né qui est atteint de déficience, les affaires de l'écrivain, etc., Card et sa femme manque de s'occuper de l'enfant) : il a beaucoup d'amis imaginaires, il a des habiletés étonnantes (sans être hors du commun) et il devient de plus en plus retiré. Ses amis sont des enfants portés disparus, Card voit leurs photos sur des cartons de lait. Au jour de Noël, ils viennent tous à la maison. Ce sont tous des enfants qui ont été assassinés dans cette maison-ci, et son fils aussi — ce qui explique son comportement étrange. Les enfants et son fils passent un Noël joyeux et empreint de tristesse, en profitent pour faire les adieux qu'ils n'ont jamais pu faire à leurs parents et puis s'en vont dans la nuit. Quelle belle et étrange histoire. Une espèce de fantastique blanc, merveilleux, où l'horreur (l'assassinat des enfants) se mêle à la joie du retour, des adieux finalement dits, où la douleur de ceux qui restent est atténuée par la sérénité de ceux qui partent. L'aspect pseudo-autobiographique de cette nouvelle en accentue la présence. Un chef-d'oeuvre&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;The Changed Man&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Orson Scott Card&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Tor, 1992&lt;br /&gt;édition originale 1990 sous le titre &lt;i&gt;Maps In Mirror, Book One&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;246 pages&lt;br /&gt;avec une préface de Roger Zelazny et une postface de l'auteur  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-1871698410126646803?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/1871698410126646803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/changed-man-orson-scott-card.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1871698410126646803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1871698410126646803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/changed-man-orson-scott-card.html' title='The Changed Man - Orson Scott Card'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTwCR2qoUI/AAAAAAAADvA/VlyWzDs2Nao/s72-c/changed+man.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-1303370167231481260</id><published>2011-01-30T00:00:00.007-05:00</published><updated>2011-01-30T00:02:18.109-05:00</updated><title type='text'>I choose Capitol punishment - Art Buchwald</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUToTlM6TsI/AAAAAAAADuw/HFhe8qsvSao/s1600/capitolpunishment.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUToTlM6TsI/AAAAAAAADuw/HFhe8qsvSao/s1600/capitolpunishment.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Buchwald est un columnist américain et un humoriste. Ces chroniques washingtoniennes datent de trente ans ou plus puisque le livre a été publié à l’origine en 1962. On lit ça comme on lirait un manuel d'anthropologie ou de sociologie particulièrement marrant. C'est que, depuis le temps, les choses ont bien changé. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Buchwald s'amuse de tout : de la paranoïa de ses compatriotes (1962 : Cuba et la Crise des missiles, la guerre froide risquait de devenir soudain passablement chaude), des habitudes ménagères (l'homme au travail, la femme au foyer, nous sommes au début des années soixante), les habitudes consommation (à la télé, déjà, l'excès de publicité), la violence, la haine raciale, la lourdeur bureaucratique, les politiciens véreux, idiots et méprisables, etc. Tout y passe. La politique, les sports, la télé, la bombe, la vie conjugale. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un pareil livre est forcément inégal. Les chroniques ne sont pas toutes du même tonneau, et le meilleur y côtoie le franchement médiocre; sans compter que la nécessité des allusions politiques a perdu à la fois son impact et son sens. Certains évènements sont disparus de nos mémoires, donc les chroniques qui s'y rapportes laissent indifférent le lecteur. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;J'ai quand même été agréablement surpris par la drôlerie vivace et un rien méchante (mais jamais trop, ce en quoi Buchwald est typiquement américain, ce peuple qui a peur de tout ce qui pique ou chatouille, ce peuple drabe par excellence), par son sens de la conversation et de la logique biscornue. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Au-delà de son humour, Buchwald est un humaniste tolérant. Certaines des chroniques les mieux senties portent justement sur la dénonciation des travers les moins supportables de ses compatriotes.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;I Choose Capitol Punishment&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Art Buchwald&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition originale 1962&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 224 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : août 93 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-1303370167231481260?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/1303370167231481260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/i-choose-capitol-punishment-art.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1303370167231481260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1303370167231481260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/i-choose-capitol-punishment-art.html' title='I choose Capitol punishment - Art Buchwald'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUToTlM6TsI/AAAAAAAADuw/HFhe8qsvSao/s72-c/capitolpunishment.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4404041479131557258</id><published>2011-01-30T00:00:00.006-05:00</published><updated>2011-01-30T00:01:59.126-05:00</updated><title type='text'>While Reagan slept - Art Buchwald</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTpkaWEb8I/AAAAAAAADu0/fk8rSrP08jg/s1600/buchwald.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTpkaWEb8I/AAAAAAAADu0/fk8rSrP08jg/s1600/buchwald.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Autant le premier recueil de Buchwald m'avait amusé, autant lire celui-ci a été une expérience frisant l'indifférence. L'impression que j'ai, c'est que pour les premiers recueils, on avait procédé à un écrémage des chroniques quotidiennes de l'auteur, ne gardant que les meilleures. I Choose Capitol Punishment était un tout petit livre. Ici, c'est la pléthore, tout y est, sans discrimination, sans sélection. D'où, pour le lecteur que je suis, une indifférence au propos souvent étiré, répété dans de multiples chroniques (qui ont été regroupées par sujets). Buchwald lui-même semble fatigué, plus de trente ans de chroniques, ça magane son chroniqueur... &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C'est quand même malheureux.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;While Reagan Slept&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Art Buchwald&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ballantine, 1984&lt;br /&gt;édition originale 1983&lt;br /&gt;331 pages&lt;br /&gt;lecture : juin 94  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4404041479131557258?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4404041479131557258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/while-reagan-slept-art-buchwald.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4404041479131557258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4404041479131557258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/while-reagan-slept-art-buchwald.html' title='While Reagan slept - Art Buchwald'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTpkaWEb8I/AAAAAAAADu0/fk8rSrP08jg/s72-c/buchwald.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-6587835265296473286</id><published>2011-01-30T00:00:00.005-05:00</published><updated>2011-01-30T00:01:41.606-05:00</updated><title type='text'>La Terre et moi - Luc Bureau</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTrbyNfpGI/AAAAAAAADu4/pu8PJpsFzZ4/s1600/terreetmoi.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTrbyNfpGI/AAAAAAAADu4/pu8PJpsFzZ4/s320/terreetmoi.jpg" width="206" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Bureau explore les liens entre la géographie et l'imaginaire. Dans la première partie, la géographie est ici donnée comme une science imprécise qui se pare de concepts aux définitions incertaines, voire contradictoires. Par exemple, qu'est-ce qu'un continent ? Il n'y a pas d'explication véritablement technique (et incontournable) de ce phénomène. Le continent est le résultat de l'expérience des peuples : pour les Européens, il y aura deux continents (le Vieux et le Nouveau) ou alors cinq ou six, dont la définition est centrée autour d'une terre entourée d'eau. Pour les Américains, le nombre variera sensiblement entre cinq et sept (l'Amérique du Nord étant un continent séparé de l'Amérique du Sud) et la définition se déploiera autour d'un bloc de terre. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La géographie devient essentiellement culturelle. Les pays sont des entités culturelles qui n'ont pas d'existence géographique, c-à-d que leurs frontières sont généralement artificielles et basées sur des contentieux historiques. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La ville aussi est une créature artificielle, culturelle, politique, dont traite pourtant la géographie, science dite naturelle. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;On ne peut donc traiter réellement de la géographie et du monde que par son expérience personnelle, qui est forcément limitée. L'expérience personnelle est une expérience culturelle et politique. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;En deuxième partie, Bureau montre quelques paradigmes de l'existence du Québec. D'abord l'existence du bois, du fleuve et de la montagne, puis la toponymie animale et occulte. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La mythologie québécoise (et canadienne) se compose très largement de héros collectifs (le coureur des bois, le draveur…) qui sont autant de modèles anonymes dont le comportement imprègne notre psyché. Ce sont des héros voyageurs, sans domicile fixe, sans ancrage, emportés par la démesure du pays. Ce trait de caractère, note l'auteur avec humour, se retrouve encore dans la passion qu'ont les Québécois du déménagement. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le Saint-Laurent coupe en deux le Québec comme une plaie vive et le fait vivre. L'œkoumène québécois cerne le fleuve et quelques affluents. Le climat y est plus doux et les terres arables s'y trouvent; pourtant dans l'imaginaire collectif, on retrouve plutôt les lacs et les rivières (conséquence du mythe des coureurs de bois ?) &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La montagne. Le Québec fait un peu chiche avec ses montagnes rabotées et ses collines. Ils ont pourtant une forte récurrence au niveau de l'imaginaire et des images qui en découlent. Québec est bâtie sur le cap Diamant (la montagne en tant que forteresse), Montréal s'étend autour du mont Royal (la montagne en tant que lieu rassembleur), des villages se blottissent dans le giron des Laurentides ou des Appalaches (la montagne comme lieu protecteur et maternel). Pour nommer tous ces lieux (il y aurait 1 000 000 d'entités géographiques nommables au Québec — et environ 93 000 officiellement nommés), les Québécois ont beaucoup fait usage de l'animalier sauvage (lac à l'Orignal, rivière aux Castors) et à la nomenclature occulte (lac du Diable, trou de la Fée, lac Maudit, montagne du Loup-Garou). Si les Québécois ont beaucoup fait appel aux saints de tout acabit pour nommer les lieux (mais les saints ne sont pas des créatures surnaturelles, ce sont des êtres de chair qu'une vie exemplaire aura transfiguré), il ne faut pas oublier les deux axes précédemment mentionnés&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La Terre et Moi&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Luc Bureau&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Boréal, 1991&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;266 pages (avec des illustrations et des schémas)  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-6587835265296473286?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/6587835265296473286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/la-terre-et-moi-luc-bureau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6587835265296473286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6587835265296473286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/la-terre-et-moi-luc-bureau.html' title='La Terre et moi - Luc Bureau'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTrbyNfpGI/AAAAAAAADu4/pu8PJpsFzZ4/s72-c/terreetmoi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-6291816337568208441</id><published>2011-01-30T00:00:00.004-05:00</published><updated>2011-01-30T00:01:25.873-05:00</updated><title type='text'>The Worthing Saga - Orson Scott Card</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTtArlNvqI/AAAAAAAADu8/k4YJJWXHSVY/s1600/worthing.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTtArlNvqI/AAAAAAAADu8/k4YJJWXHSVY/s320/worthing.jpg" width="199" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Peut-on voir une influence mormone dans la culpabilité très vive que tous les protagonistes éprouvent devant les évènements qui bouleversent leur vie et sur lesquels ils n'ont aucun contrôle ? &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Quel livre tout à fait formidable. Et pourtant plutôt conventionnel. Ce qui fait sa grandeur, c'est sa morale austère, peu jouissive, celle d'une humanité déchue à qui l'on tente de faire retrouver le Paradis perdu et qui, toujours, va retomber dans les vieilles ornières humaines que sont l'avarice, le manque de charité, l'envie, etc. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;On pourrait lire ce livre, page par page, et trouver des parallèles avec la Bible. Ici, c'est Sodome et Gomorrhe, là les archanges déchus, ici la fable du fils prodigue, là la longue généalogie (aux noms répétitifs) des tribus d'Israël, tout y est et rien ne manque. Une gravité existentielle habite les personnages, ils atteignent à une dignité hiératique dans un monde dur et sans pitié (le seul espoir vient du dieu Jason Worthing, qui refait périodiquement son apparition). Ils ont encore de l'innocence dans l'âme, les yeux sont purs. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le ton est sérieux, le dilemme de ces gens est entièrement moral (dans un sens positif). Voilà un livre qui va à contre-courant de la pensée laisser-faire actuelle. Les valeurs qu'il prêche sont certainement contestables (encore que l'amour, l'humilité, le travail honnêtement fait, les bonnes relations avec les autres sont des constantes auxquelles nous n'accordons plus l'importance qu'elles méritent), mais le ton est si sincère que c'en est irrésistible. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le livre est divisé en trois parties : &lt;i&gt;The Worthing Chronicles &lt;/i&gt;en constitue la première, et la meilleure, la plus biblique en tous cas. Une demi-douzaine de nouvelles forment &lt;i&gt;Tales from Capitole&lt;/i&gt;, la deuxième partie, qui examine de près l'origine du monde de Jason Worthing (mais ce dernier n'y apparaît pas). La dernière partie est composée des trois nouvelles desquelles originent les &lt;i&gt;Worthing Chronicles&lt;/i&gt;. Ces trois nouvelles, qui sont parmi les premières que Card ait écrites, montrent avec éclat le chemin parcouru par l'auteur : d'ennuyeux et peu convaincant, il est devenu très efficace et intense.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;The Worthing Saga&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Orson Scott Card&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Tor Book, 1990&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;463 pages (avec préface de l'auteur et postface de Michael R. Collings)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-6291816337568208441?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/6291816337568208441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/worthing-saga-orson-scott-card.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6291816337568208441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/6291816337568208441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/worthing-saga-orson-scott-card.html' title='The Worthing Saga - Orson Scott Card'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TUTtArlNvqI/AAAAAAAADu8/k4YJJWXHSVY/s72-c/worthing.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-834767946330582479</id><published>2011-01-24T11:06:00.001-05:00</published><updated>2011-01-24T11:07:28.360-05:00</updated><title type='text'>Crache-béton - Serge Brussolo</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2jlBzIPZI/AAAAAAAADuc/r3zaY8geNgw/s1600/cracheb%25C3%25A9ton.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2jlBzIPZI/AAAAAAAADuc/r3zaY8geNgw/s320/cracheb%25C3%25A9ton.jpg" width="191" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;David accompagne Romo à la station balnéaire de Sainte-Hamine pour y vendre des chats. Le camion en est plein., les temps sont durs et les chats sont appréciés pour leur viande et leur fourrure. Pour arriver à Sainte-Hamine, ils doivent traverser une forêt pétrifiée dont les troncs explosent sous l'effet d'une espèce de pollinisation baroque. Cette traversée est un brillant repiquage sf du Salaire de la peur. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Sainte-Hamine est une ville coupée du monde. A cause de la forêt qui les entoure, les habitants n'ont presque plus de contact avec le monde extérieur et dépendent pour leur approvisionnement des malheureux marchands qui doivent encore la traverser au péril de leur vie. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Peu de temps après leur arrivée, Romo est tué par les habitants avides de chats et David se réfugie chez une veuve, Hélène. Elle accepte de le cacher et lui explique quel enfer la vie en ville est devenue : en effet, encerclé par la forêt et soumis à un bombardement de roches par des baleines extra-terrestres importées sur Terre pour accroître l'attrait commercial de la station balnéaire, les autorités de Sainte-Hamine ont pris un sérieux virage dictatorial : assassinats politiques et réquisition de travail obligatoire. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Forcé de rejoindre le maquis à la suite d'une dénonciation, Hélène et David font connaissance avec la face cachée du pouvoir à Sainte-Hamine. Mais c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Ce pouvoir-là, qui se targue de rescaper ceux qui en ont assez de la vie dans la ville, est aussi pourri que celui de la surface. Encore une fois, ils s'évadent et prennent le large lorsque l'embarcation qu'ils manœuvrent pour abattre une baleine coule à pic. Agrippés à un esquif, David et Hélène se retrouvent sur une île déserte couverte de pierrailles au milieu du lac Léman; sous la pierre, un canot dont ils se servent pour regagner un coin de berge sécuritaire, loin de Sainte-Hamine. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Hélène décide de revenir à Sainte-Hamine car son fils s'y trouve encore. David revient à la civilisation; le mal de cœur le prend. Contaminé par les baleines, il se met lui aussi à cracher des pierres. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'auteur ne rechigne pas à l'invention baroque. Certaines sont proprement inoubliables : les baleines cracheuses de pierres — d'où crache-béton —, la forêt pétrifiée polonisée, le monde souterrain vivant dans les égouts de Sainte-Hamine... Brussolo est un auteur captivant qui écrit dans un style lourdaud mais parfaitement maîtrisé. Ce roman en fait foi tant il est fertile en rebondissements. L'action est tout­-à-fait soutenue et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Par contre, Brussolo se laisse souvent emporté par la joie de la création inventive et du rebondissement imprévu; ce qui fait que le roman souffre d'une absence de rigueur et d'explications logiques : pourquoi la forêt pétrifiée existe-t-elle, que se passe-t-il dans le reste du monde pendant ce temps (le début et la fin du roman donnent à penser que c'est RAS partout ailleurs, situation extrêmement peu plausible du simple point de vue de la logique extérieure au récit). &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;J'avais été fasciné il y a longtemps par son recueil de nouvelles Aussi lourd que le vent et son roman de fantasy Le Carnaval de fer, sans jamais revenir à son œuvre -- ç'a été une erreur de ma part de dédaigner Brussolo. Faut pas que ça se reproduise... &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Crache-Béton&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Serge Brussolo&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Fleuve Noir, 1993&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 183 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : février 94 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-834767946330582479?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/834767946330582479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/crache-beton-serge-brussolo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/834767946330582479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/834767946330582479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/crache-beton-serge-brussolo.html' title='Crache-béton - Serge Brussolo'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2jlBzIPZI/AAAAAAAADuc/r3zaY8geNgw/s72-c/cracheb%25C3%25A9ton.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-213947445337900101</id><published>2011-01-24T11:00:00.001-05:00</published><updated>2011-01-24T11:00:40.523-05:00</updated><title type='text'>Le troupeau aveugle - John Brunner</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2h5778EoI/AAAAAAAADuY/2MH95L_HizU/s1600/troupeau.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2h5778EoI/AAAAAAAADuY/2MH95L_HizU/s320/troupeau.jpg" width="196" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Brunner est l'auteur de trois livres remarquables : l'&lt;i&gt;Orbite déchiquetée&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Tous à Zanzibar &lt;/i&gt;et le &lt;i&gt;Troupeau aveugle&lt;/i&gt;. Trois gros romans qui ont en commun une architecture similaire, éclatée, fourmillante et qui va en une pointe extatico-déguinglée sur la fin. Les trois romans parlent sensiblement de la même chose : la pollution, la vie moderne bombardée d'informations (l'intox, en fait), le choc de la modernité, l'acculturation découlant de l'environnement culturel insipide. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Brunner met en scène des bons et des méchants : c'est simple, c'est manichéen, mais c'est efficace en diable. Le combat entre les intervenants prend des allures de duel symbolique entre le Bien et le Mal, tout devient magnifié. Son héros, Austin Train, a un air christique parfaitement assumé; et les métaphores habituelles suivent : on veut le « crucifier », il a des apôtres, il a écrit une bible moderne, etc. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Le Troupeau aveugle &lt;/i&gt;est un roman dur et noir, qui ne pardonne pas. L'époque est contemporaine, les USA sont la victime d'une pollution sans rémission qui a les allures de fin du monde. La violence est endémique, universelle, elle n'épargne personne. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Et la situation ne va pas s'améliorer. On part du point zéro et on se précipite vers pire. D'ailleurs rien ne sera fait pour améliorer les choses; les personnages craignent cette pollution qui les rend tous malades et les fait mourir, mais leurs préoccupations sont sans envergure : aucune solution n'est amenée, on se contente d'observer le spectacle en le redoutant, comme une expérience en montagnes russes. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Cette dichotomie est un élément très réussi de l'oeuvre de Brunner, elle en est même la clé de voûte. Ça, et la structure très éclatée du roman, sont les éléments majeurs de l'innovation brunnérienne. La dichotomie est essentielle car elle montre des personnages sans emprise sur leur monde; leur colère est un peu factice et toujours vaine car elle ne débouche sur rien de concret, sinon sur la violence gratuite. Les personnages de Brunner sont des intellectuels (ou assimilés) déconnectés de leurs émotions, émotionnellement acculturés si j'ose dire. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Le Troupeau aveugle &lt;/i&gt;est une lecture dérangeante à cause justement de cette précipitation vers la Géhenne d'une société toute entière qui ne réagit plus, qui est morte depuis un certain temps. Et la vision noire qu'a Brunner de cette société lancée à sa perte est d'un réalisme à faire frémir... &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Le Troupeau aveugle&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;John Brunner&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Robert Laffont, 1975&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;417 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;(The Sheep Look Up)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-213947445337900101?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/213947445337900101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/le-troupeau-aveugle-john-brunner.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/213947445337900101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/213947445337900101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/le-troupeau-aveugle-john-brunner.html' title='Le troupeau aveugle - John Brunner'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2h5778EoI/AAAAAAAADuY/2MH95L_HizU/s72-c/troupeau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-2678938552449475643</id><published>2011-01-24T10:53:00.001-05:00</published><updated>2011-01-24T10:55:06.672-05:00</updated><title type='text'>Paradoxe perdu - Fredric Brown</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2gT-t44HI/AAAAAAAADuU/mwjzRnrDojM/s1600/paradoxe.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2gT-t44HI/AAAAAAAADuU/mwjzRnrDojM/s320/paradoxe.jpg" width="215" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Paradoxe perdu&lt;/u&gt;. Il faut être fou pour concevoir une machine temporelle, en tous cas la logique tarabiscotée des paradoxes vous le fera devenir. Durant un cours de logique ennuyant au possible, Shorty McCabe suit le vol d'une grosse mouche bleue qui soudain disparaît. Il tend la main et sa main elle aussi disparaît. Shorty décide de suivre sa main et il disparaît à son tour. Il vient d'entrer dans une machine temporelle dysfonctionnelle et fait la connaissance de son inventeur. Ensemble ils iront à l'époque jurassique tuer quelques dinosaures. Puis Shorty reviendra au temps présent, ce qui causera une dernière boucle temporelle amusante. Un excellent texte rigolo et solide dans l'absurde. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;u&gt;Spectacle de marionnettes&lt;/u&gt;. Dans un bled de l'Arizona, débarque un jour un prospecteur, son âne et une créature extra-terrestre qui demande à parler aux dirigeants du gouvernement. L'ET est venu faire passer aux humains l'examen d'entrée de la confrérie galactique; son apparence est répugnante à dessein pour tester la tolérance des hommes. Ça marche bien... Puis l'ET se dégonfle littéralement et le prospecteur avoue que c'était une ruse, qu'en fait toutes les races de la galaxie sont humanoïdes. Ouf, font les humains, on aime mieux négocier avec des gens comme nous, la race maîtresse doit être humanoïde. Le prospecteur se dégonfle littéralement et l'âne dit : Humanoïde, vraiment ? La meilleure des nouvelles de ce recueil : l'ironie frappe juste. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Il y a quelques autres bonnes nouvelles : &lt;u&gt;Schéma de principe&lt;/u&gt;, où des ET aspergent la Terre de défoliants pendant que deux jardinières nullement inquiètes vaporisent de l'insecticide dans un jardin. &lt;u&gt;Obéissance&lt;/u&gt;, des ET gros comme des fourmis vont parvenir à s'établir sur une colonie lointaine grâce à un militaire généreux qui sacrifiera sa vie pour eux. &lt;u&gt;Politesse&lt;/u&gt;, un Terrien parvient enfin à entrer en communication avec un Vénusien en l'insultant copieusement, ce qui est pour le Vénusien la forme de politesse la plus raffinée. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les textes sont généralement pessimistes, ironiques et sans rémission pour les failles humaines. Les meilleures proposent parfois le sacrifice d'un individu isolé ou une approche basée sur l'ouverture à la différence pour résoudre les problèmes. Beaucoup, beaucoup de textes sont terriblement datés. Certains sont même un peu pathétiques : &lt;u&gt;Les Ondulats &lt;/u&gt;et &lt;u&gt;Deux poids, deux mesures&lt;/u&gt;. Ça se lit agréablement, même si l'impact est un peu tombé et que les chutes ne surprennent plus (déjà que j'avais lu ce recueil à sa sortie en 1974, même si consciemment je ne souvenais de pas grand-chose). Ça a le parfum poussiéreux des choses légèrement désuètes. &lt;u&gt;Spectacle de marionettes &lt;/u&gt;est un classique toute catégorie &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br style="color: #3d85c6;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Paradoxe perdu&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Fredric Brown &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Calmann-Lévy, 1973&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; Textes tirés de &lt;/span&gt;&lt;i style="color: #3d85c6;"&gt;Paradox Lost&lt;/i&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; et d'&lt;/span&gt;&lt;i style="color: #3d85c6;"&gt;Angels and Spaceships&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 193 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : juillet 93&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-2678938552449475643?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/2678938552449475643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/paradoxe-perdu-fredric-brown.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2678938552449475643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2678938552449475643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/paradoxe-perdu-fredric-brown.html' title='Paradoxe perdu - Fredric Brown'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2gT-t44HI/AAAAAAAADuU/mwjzRnrDojM/s72-c/paradoxe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-5593350978070516890</id><published>2011-01-24T10:45:00.001-05:00</published><updated>2011-01-24T10:54:57.753-05:00</updated><title type='text'>Le vol du siècle - Chrystine Brouillet</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2eiCk_InI/AAAAAAAADuQ/LDrwcQG9rTs/s1600/vol+du.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2eiCk_InI/AAAAAAAADuQ/LDrwcQG9rTs/s1600/vol+du.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Catherine et Stéphanie se rendent à l'auberge du Pic Blanc à la demande de leur copain Olivier, le fils de l'aubergiste, qui trouve bizarres les agissements du seul client de l'établissement, un certain Georges Smith. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Elles réussissent à pénétrer dans sa chambre, profitant qu'il est parti skier, et font la découverte d'une valise pleine de pierres précieuses. Justement un énorme vol de bijouterie a été commis quelques jours avant. Elles soupçonnent Georges Smith. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Elles le confrontent. Il avoue. Il a bel et bien accompli ce forfait, c'était une erreur et il est maintenant prêt à s'amender. Seulement son complice, Patrick, le moniteur de ski du Pic Blanc, lui serre la vis. Il faut donc neutraliser Patrick. Un piège lui est tendu, mais il s'avère que Smith les bernait. Il s'enfuie avec Patrick. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un peu après, ils sont rattrapés par la police qui avait Georges et Patrick dans le collimateur, n'attendant qu'un cafouillage de leur part pour leur mettre la main au collet. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Décevant. Le roman policer peut-il être circonscrit aux limites de la littérature jeunesse. La question se pose. La littérature jeunesse va vers une plus grande simplicité (intrigue et psychologie) alors que le roman policier va dans le sens contraire. La rencontre des deux ne me semble pas évidente et le roman de Brouillet illustre justement la difficulté de concilier les deux axes. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Mais c'est aussi au simple plan du texte que j'ai été embêté. Les transitions d'une scène à l'autre, et même d'un personnage à l'autre, sont maladroites et saccadées. C'est un roman de chaises comme on dit un show de chaises. Pourtant le cadre aurait permis quelques débordements dans l'action, le ski, la tempête de neige, la montagne. Ça reste tout entier dans un huis-clos, on parle, on tergiverse et les explications viennent de la bouche même du mécréant. Statique tout ça. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Le Vol du siècle&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Chrystine Brouillet &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;La courte Échelle, 1991&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 93 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; avec illustrations &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-5593350978070516890?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/5593350978070516890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/le-vol-du-siecle-chrystine-brouillet.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5593350978070516890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5593350978070516890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/le-vol-du-siecle-chrystine-brouillet.html' title='Le vol du siècle - Chrystine Brouillet'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2eiCk_InI/AAAAAAAADuQ/LDrwcQG9rTs/s72-c/vol+du.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4374102737526581828</id><published>2011-01-24T10:38:00.001-05:00</published><updated>2011-01-24T10:54:50.223-05:00</updated><title type='text'>La Montagne Noire - Chrystine Brouillet</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2c27XjSHI/AAAAAAAADuM/ZYGD19TvxMI/s1600/montagne.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2c27XjSHI/AAAAAAAADuM/ZYGD19TvxMI/s320/montagne.jpg" width="187" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Catherine passe ses vacances d'été dans un chalet au pied de la montagne Noire avec son père. Sa grande amie, Stéphanie, l'accompagne; c'est une chance parce que Catherine s'ennuierait terriblement. Catherine a attiré Stéphanie avec une histoire de Grands Pieds, ensemble elles pourraient faire un reportage sur le mystère de cette espèce d'homme préhistorique. Mais bien vite, elles oublieront l'idée du reportage. Elles vont rencontrer Bart, un jeune garçon de leur âge temporairement aveugle suite à un accident.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Elles feront aussi connaissance avec la sœur de Bart, Nathalie et de son chum, Hans, un Allemand de passage au Québec et qui s'intéresse comme Nathalie à l'alpinisme.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Des évènements se produisent — des gens sont assommés — et Catherine et Stéphanie constatent que Bart a été enlevé. Elles se mettent à la poursuite du coupable guidé par le chien de Bart. Elles entrent dans la forêt de la montagne Noire, suivent la piste jusqu'au sommet. Là, elles découvrent que le coupable, c'est Hans. Celui-ci les menace de son revolver. Le chien de Bart le désarme. Puis les adultes arrivent derrière les filles et Hans est fait.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Un bon petit suspense. L'amitié des deux filles est toute d'intimité et de complicité. Les personnages ont une épaisseur psychologique bien rendue. Il y a pas mal de personnages : les deux filles, Bart, le chien, le père de Catherine, son copain Jean-Marc et sa blonde Solange, Nathalie et Hans, plus quelques faire-valoir. La caractérisation de chacun est parfaite et à aucun moment on ne les confond.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'action est rapide une fois que le mystère est enclenché.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La Montagne Noire&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Chrystine Brouillet&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La Courte échelle, 1988&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;93 pages (avec illustrations)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4374102737526581828?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4374102737526581828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/la-montagne-noire-chrystine-brouillet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4374102737526581828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4374102737526581828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/la-montagne-noire-chrystine-brouillet.html' title='La Montagne Noire - Chrystine Brouillet'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TT2c27XjSHI/AAAAAAAADuM/ZYGD19TvxMI/s72-c/montagne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-5373279333257914587</id><published>2011-01-17T11:35:00.002-05:00</published><updated>2011-01-24T10:54:20.711-05:00</updated><title type='text'>Alexis, en vacances forcées - Yvon Brochu</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRweKsjEKI/AAAAAAAADuI/S-Klrwo9RyE/s1600/a3.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRweKsjEKI/AAAAAAAADuI/S-Klrwo9RyE/s320/a3.jpg" width="204" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Alexis est un jeune auteur de 15 ans qui veut écrire son troisième roman pour les jeunes. Malheureusement, comme c'est l'été, il a dû se trouver un emploi temporaire : aide-moniteur dans un Parc. Tant pis pour le roman, ses parents — son père surtout — ne veulent rien entendre : il lui faut travailler. Sur le chemin du boulot, le premier jour, il pleut des clous et bien vite, Alexis est détrempé. Alors il se rappelle ses vacances de deux ans auparavant. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;À ce moment-là, Alexis et ses parents partaient pour un tour de la Gaspésie. Dix jours, autant dire dix ans ! Pour Alexis, c'est rien de moins que l'enfer. À Tadoussac, il fera la rencontre de Jane, une jolie Américaine qui le draguera tant et si bien qu'Alexis en viendra à remettre en question sa relation privilégiée avec Julie. Mais très vite, Jane se montre volage et incendiaire, elle l'abandonne pour un autre type; et, piteux, Alexis écrira carte postale sur carte postale à Julie pour se faire pardonner (une excellente idée, très joliment réussie, ces envois de cartes postales de plus en plus laconique alors qu'Alexis croit que sa cote monte auprès de Jane, et soudainement pleine de remords innocents quand Jane le quitte). Finalement, les vacances tournent court et tout le monde rentre précipitamment à Montréal quand l'aîné des fils de la famille se disloque l'épaule au camp d'entraînement de l'équipe de hockey. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Sur les lieux du camp d'enfants, Alexis raconte une histoire de terreur car, à cause de la pluie, les enfants n'ont rien à faire. Une bien bonne histoire où le petit et le faible triomphe de la bêtise du méchant et du plus fort. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;De retour à la maison, après cette décevante première journée de travail, Alexis reçoit un cadeau de son père. Un ordinateur ! Il pleure de joie. Et son père pleure de joie aussi. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Comme ce roman est bon. Brochu est un merveilleux conteur, qui n'hésite pas à recourir à toutes sortes d'astuces typographiques pour intéresser le lecteur. Le ton est très particulier : celui d'un adolescent de 15 ans, sarcastique et renfermé, qui éprouve les difficultés habituelles des adolescents vis-à-vis de ses parents — notamment son père qui lui apparaît par moment bien épais... &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ce roman est en fait composé de deux nouvelles. Dans la première, Alexis va redécouvrir ses parents, pour lui un mélange doux-amer de quétainerie et d'amour (il ne s'en montrera pas plus enchanté qu'il ne faut). Il fera la connaissance avec la passion : Jane. Passion éphémère qui le forcera à favoriser une valeur plus sûre : Julie. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Dans la deuxième, il fera la démonstration que la peur est parfois le plus grands des courages qui existe. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Peu de personnages (mais deux histoires), tout ça bien campé; et des personnages complexes (surtout ceux d'Alexis et de son père). &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Alexis, en vacances forcées&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Yvon Brochu&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1990, Pierre Tisseyre&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;141 pages (avec illustrations) &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-5373279333257914587?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/5373279333257914587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/alexis-en-vacances-forcees-yvon-brochu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5373279333257914587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5373279333257914587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/alexis-en-vacances-forcees-yvon-brochu.html' title='Alexis, en vacances forcées - Yvon Brochu'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRweKsjEKI/AAAAAAAADuI/S-Klrwo9RyE/s72-c/a3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-1356476323200985988</id><published>2011-01-17T11:06:00.000-05:00</published><updated>2011-01-17T11:06:26.519-05:00</updated><title type='text'>Le play-boy - Roger Borniche</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRo-EHS2tI/AAAAAAAADuA/ZJ8JhXWJvSY/s1600/borniche.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRo-EHS2tI/AAAAAAAADuA/ZJ8JhXWJvSY/s1600/borniche.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;À l'hôtel de la Murène, sur la Côte d'Azur, un vol important de bijoux et de diamants se produit chez des gens de la haute. Ça grogne et la police se jette sur cet os comme un chien bien dompté au service de l'aristocratie. La police de Marseille vient prêter main-forte à la police locale, vite débordée et en laquelle les autorités n'ont aucune confiance, puis enfin Paris envoie le célèbre inspecteur Roger Borniche, qui doit rogner sur ses vacances annuelles. Borniche est un héros national de la répression du banditisme ayant sous sa ceinture quelques spectaculaires résolutions de cas. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ça se passe vers la fin des années cinquante dans le milieu chic et huppé des milliardaires, des avocats maffieux et des stars du cinéma. Un peu avant le vol à la Murène, le non moins célèbre Sergio Piana, le play-boy de la Côte, s'évade de prison. Comme le vol des diamants de la Murène ressemble à sa manière, les recherches s'orientent vers lui. Elles sont confuses les recherches et Borniche n'impressionne personne avec son flair défaillant. T out le monde tourne en rond, autant l'inspecteur Pédroni de la police marseillaise que notre ami Borniche. On interroge à gauche et à droite, on passe à tabac quelques éléments troubles de la pègre locale; l'enquête piétine lourdement. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;À la fin, comme la lumière après un film, le puzzle se résout, de la plus brutale des manières, suite à une intuition de Borniche. Le coupable, c'est Fabrice, le petit ami du propriétaire de l'hôtel qui, écœuré de vivre en compagnie d'une vieille pédale de plus en plus appauvrie, s'accapare le contenu du coffre, camoufle admirablement ses traces (usant d'ingéniosité et de menaces là où il faut), fait passer son crime pour celui de Piana (que l'on a d'ailleurs arrêté en Italie avec un alibi en béton, ce qui a ramené à zéro l'enquête de Borniche et l'a forcé à regarder ailleurs) ) et tente de quitter la France pour se refaire une vie en Turquie. Borniche va l’y cueillir et Fabrice fait ses aveux. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le milieu décrit est intéressant, celui de la France de l'après-guerre, le contraste entre les classes, les mille et une joies et misères du renouveau économique qui s'amorce et de la fin annoncé des restrictions. La peinture du quotidien est fascinante, comme de vieilles photographies sépia. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le bon s'arrête là. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Parce que le reste, c'est pas bien fort. Au premier chef, il y a une énormité de personnages, une bonne douzaine, sinon plus, à qui l'auteur donne la parole et qui ont peu d'impact sur l'intrigue, servant surtout à allonger la sauce. L'intrigue elle-même est dissoute dans des scènes inutiles et des dialogues sans rapport. On perd son temps là-dedans. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pourtant le roman s'avale (c'est fou et paradoxal, hein ?) tout rond. C'est comme un hamburger Macdonald, vide mais pas méchant au goût ; une fois avalé, on a encore faim. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le Play-boy&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Roger Borniche&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1978, Le livre de poche&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;édition originale 1971&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;412 pages&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;lu : septembre 95&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-1356476323200985988?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/1356476323200985988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/le-play-boy-roger-borniche.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1356476323200985988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1356476323200985988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/le-play-boy-roger-borniche.html' title='Le play-boy - Roger Borniche'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRo-EHS2tI/AAAAAAAADuA/ZJ8JhXWJvSY/s72-c/borniche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-2804812280964057557</id><published>2011-01-17T10:46:00.001-05:00</published><updated>2011-01-17T10:50:13.543-05:00</updated><title type='text'>Architectures précolombiennes - Jean-François Bouchard</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRlIswPqyI/AAAAAAAADt8/hf9XCJvlT0o/s1600/tikal.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRlIswPqyI/AAAAAAAADt8/hf9XCJvlT0o/s1600/tikal.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Un si petit livre, sur un sujet si prometteur. On aurait souhaité prendre dans ses mains un ouvrage d'introduction à un domaine peu connu, certes, mais expliqué de telle manière que les plus sots d'entre nous en seraient éclairé. Hélas, non. Sous un dehors assez anodin, ce petit livre est d'un redoutable élitisme. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, l'auteur a écrit un livre pour rafraîchir la mémoire des spécialistes. C'est son créneau, c'est le créneau de la collection, en fait. Ça donne un ouvrage particulièrement rébarbatif pour le lecteur peu initié &lt;/span&gt;– &lt;span style="font-size: small;"&gt; dont je. À vrai dire, c'est pratiquement illisible tant la matière est pointue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bouchard pose les limites spatiales du sujet dont il traite, c'est-à-dire toute la zone de l'empire Inca. Grosso modo, il s'agit d'une bande qui va de la Colombie actuelle (les deux versants des Andes) jusqu'au nord du Chili, le long de la côte du Pacifique. Et, comme le titre l'indique, il ne s'intéresse — en principe — qu'aux civilisations précolombiennes; pré-inca en somme, puisque ces deux périodes coïncident. Mais l'auteur doit aborder quand même la période inca, car c'est d'elle que nous viennent les ruines de meilleure qualité. Et des civilisations avant les Incas, il y en eut un grand nombre; la région était habitée depuis au moins l'an 1200 avant J.-C. Les Incas ont dominé les Chimus vers 1200 de notre ère. Donc, un réservoir de près de 2500 ans d'histoire. Grâce à l'étude des poteries, il est maintenant possible d'avoir une bonne idée de la chronologie du développement des sociétés qui se sont succédé dans la région. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le détail de l'étude des différentiations architecturales est trop technique pour être régurgité facilement, il est à peine assimilable. La matière n'a pas laissé beaucoup de traces dans ma mémoire, à cause de sa trop grande précision et des préalables qu'elle suppose. L'ouvrage s'adresse manifestement à des spécialistes, ou encore à des afficionados très bien ferrés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On apprend entre autres que l'architecture précolombienne a laissé peu de vestiges en raison du climat si humide que les bâtisses en bois (peu utilisé, le bois de l'Amérique andine ne convient pas aux habitations) ou en végétal pourrissent en très peu de temps (ce sont les mêmes difficultés que rencontrent les chercheurs qui s'intéressent aux empires mayas et autres de l'Amérique centrale) et parce que les bâtiments en pierre ou en adobe (brique de terre non-cuite) sont venus sur le tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Architectures précolombiennes : l'&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-size: small;"&gt;Amérique andine&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Jean-François Bouchard&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;1988, du Rocher&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;118 pages&lt;br /&gt;avec introduction, glossaire, illustrations et bibliographie&lt;br /&gt;lecture : avril 94 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-2804812280964057557?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/2804812280964057557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/architectures-precolombiennes-jean.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2804812280964057557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/2804812280964057557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/architectures-precolombiennes-jean.html' title='Architectures précolombiennes - Jean-François Bouchard'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTRlIswPqyI/AAAAAAAADt8/hf9XCJvlT0o/s72-c/tikal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3041696768037136350</id><published>2011-01-17T10:11:00.002-05:00</published><updated>2011-01-17T10:13:19.477-05:00</updated><title type='text'>Sur la scène des siècles - Daniel Sernine</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TKC3h5AM4QI/AAAAAAAADjU/UM8tAlEnY1A/s1600/num%C3%A9risation0001.jpg" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TKC3h5AM4QI/AAAAAAAADjU/UM8tAlEnY1A/s320/num%C3%A9risation0001.jpg" width="211" /&gt;&lt;/a&gt;SOUVENIRS DE LUMIÈRE. En Égypte ancienne, Neferkh ressasse des souvenirs de la mort, des interrogations qu'il se faisait sur la vie après la mort. Les souvenirs sont doux, lumineux, élégiaques, Neferkh est mort depuis des millénaires, c'est son corps momifié qui interroge et se souvient et qui appelle une délivrance car la vie maintenant, c'est cette longue éternité dans le caveau d'un mastala... Une très, très belle nouvelle évocatrice, écrite soigneusement, avec ce qu'il faut de retenue et une sensibilité de tous les instants. L'écriture de Sernine est absolument à point, une merveille.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;BABYLONE. Artash court de ville en ville afin de rattraper celle qui a tué sa mère lors d’un avortement raté. C'était il y a très longtemps car Artash est très vieux et sa course presque aussi vieille que lui. À Kadingirra, en Mésopotamie, il la rattrape; c'est encore une jeune femme, si jeune, et toujours avorteuse. Elle se repaît des fœtus qu'elle dévore. Artash tente de la détruire, il est vieux, elle est jeune, elle est éternelle comme le mal, c'est elle qui  le tue... Une reconstitution minutieuse de l'époque babylonienne; l'histoire est un peu surchargée, litotique au point d'être obscure, mais c'est une nouvelle dont l'auteur peut être fier. HISTOIRE DE L'OISEAU D'ALEP ET DES SIX VOLEURS. Un marchand laisse à son frère sa boutique et sa fille à garder. Le frère, qui est illusionniste, vend l'illusion de toutes ces richesses à des voleurs, v compris le perroquet de la fille. La fille est bien malheureuse, mais le perroquet revient trouver sa maîtresse et dénonce le frère malveillant au père qui va venger pareille vilenie... Sur le ton des Mille et une nuits, Sernine raconte une histoire dans l'histoire. Par-dessus, il y a Shéhérazade pressée de se faire masser le potiron par les jeunes scribes qu'elle a engagé pour écrire les histoires qu'elle raconte à son maître la nuit. LE VOYAGE DE SALAH. (?) LA TÊTE DE JOKANAAN. Sur un site archéologique, on retrouve l'urne contenant la tête de Jokanaan, celui que Salomé avait fait décapiter au temps de Jésus. Les archéologues sont très émus. Il s'agit d'une découverte fantastique, d'autant plus que le cerveau est parfaitement intact. Au moment où ils se font part de leurs impressions, surgit la jeune amante de l'un d'eux, une danseuse nommée Salomé (qui l'eût crû ?) qui vient réclamer la tête de Jokanaan. Il y a une bagarre, un archéologue — l'amant — est blessé tandis que Salomé s'enfuit avec le trésor... Une étonnante histoire au climat trouble. Ça bouge, il y a de l'action et une atmosphère pas banale, celle des sites d'archéologie où sévissaient au début du siècle des chercheurs romantiques aux allures d'espions. La présence de cette Salomé est mystérieuse, est-elle la réincarnation de l'antique danseuse venant réclamer son dû à travers les siècles où une simple espionne nationaliste voulant empêcher un trésor national de quitter le pays ? L'auteur ne déflore pas le mystère dans cette nouvelle qui est parmi les meilleures du recueil. LE LIBÉRATEUR. Au balcon d'un hôtel d'une république de bananes, un touriste croit entendre les bruits d'une révolution, un paysan monte à sa fenêtre l'inciter à participer à la révolte du peuple. Le lendemain, le touriste descend dans la rue craignant le pire. Aucun signe de tumulte. Il s'informe. La dernière révolution qu'a connu le pays, c'était il y a des décennies, voyez le monument commémoratif là-bas. Monument constitué d'une statue— celle de l'homme qui grimpa à sa fenêtre le soir d'avant... Très brève histoire de laquelle il n'y a presque rien à dire sinon qu'elle est trop courte pour que le charme opère et que la chute est prévisible. DEUX FRAGMENTS. Ces deux courtes scènes ne racontent presque rien et se résument fort mal. SUR LA SCÈNE DES SIÈCLES. Des acteurs préparent une pièce à Montréal. Les mêmes acteurs préparent une pièce dans la Rome antique, et les mêmes en préparent une à l'époque de Racine. Ces acteurs sont éternels, les rôles changent, les êtres vivent et ne meurent jamais, l'art vampirise les gens et leur accorde l'immortalité... Cette nouvelle-là est excellente quand elle met en scène les acteurs contemporains : les personnages sont vrais, ils collent à la réalité, Sernine prend le temps de bien les mettre en situation. À cause de leur brièveté, ce sont les scènes historiques qui affaiblissent sérieusement le propos (même si elles en renforcent la trame). Voilà une histoire qui aurait gagné à rester dans le registre de la fiction canonique et à ne pas se retrouver dans celui du fantastique. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Finalement, c'est un excellent recueil, avec au moins deux histoires très supérieures, Souvenirs de lumière et la Tête de Jokanaan. Finalement, je retrouve plaisir à lire Sernine. Ses deux derniers romans, &lt;i&gt;Chronoreg &lt;/i&gt;(surtout) et &lt;i&gt;Manuscrit trouvé dans un secrétaire&lt;/i&gt; étaient en-dessous de ses moyens; &lt;i&gt;Sur la scène des siècles &lt;/i&gt;montrent un retour à la forme. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Sur la scène des siècles&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Daniel Sernine&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;1995, Ianus&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; édition originale 1995&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 136 pages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lu: février 96 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3041696768037136350?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3041696768037136350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/sur-la-scene-des-siecles-daniel-sernine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3041696768037136350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3041696768037136350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/sur-la-scene-des-siecles-daniel-sernine.html' title='Sur la scène des siècles - Daniel Sernine'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TKC3h5AM4QI/AAAAAAAADjU/UM8tAlEnY1A/s72-c/num%C3%A9risation0001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-5645032616413541846</id><published>2011-01-16T22:49:00.000-05:00</published><updated>2011-01-16T22:49:48.971-05:00</updated><title type='text'>Les Trains d'exils - Réjean Bonenfant et Louis Jacob</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTO8JmsIJ8I/AAAAAAAADt0/f-Xg9MaLGOw/s1600/trains.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTO8JmsIJ8I/AAAAAAAADt0/f-Xg9MaLGOw/s200/trains.jpg" width="131" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Janvier part à la guerre. Nous sommes à l'hiver 1943. Il ne veut pas vraiment se battre, mais après s'être caché, il a été dénoncé et capturé. On l'embarque pour l'Angleterre où il participera au débarquement qui se prépare. Janvier est un être secret, peu passionné, détaché de tout. La vie est plutôt sans saveur ; il vit caparaçonné, la guerre est une série d'évènements qui le blinde un peu plus. Il tue parce que sinon il sera tué. Lors d'une permission en Angleterre, il fait la connaissance de Vanessa dans une cave au cours d'un bombardement (il fait plus que sa connaissance parce que, dans un moment conditionné par la terreur et par le besoin de chaleur, ils ont fait l'amour — et Vanessa en sera enceinte). Il doit immédiatement partir vers le camp militaire car le débarquement est tout proche. Ils se promettent de se revoir à l'armistice; Janvier ne pourra revenir en Angleterre avant la fin de la guerre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hans est un jeune Allemand pour qui la guerre n'a plus aucun sens. Envolé les illusions du début, les victoires. La défaite se profile. Mais Hans n'a jamais voulu la guerre. Les déboires ne font qu'empirer le spleen de Hans. Son seul ami, Klaus, a été envoyé sur le front de Russie en étant repris après avoir tenté de déserter. Hans ressent durement les horreurs de la guerre, parce qu'il est du côté des vaincus. Un jour, il assiste à un viol collectif sur une jeune Française par ses camarades de combat. Il n'y participe pas, et bien qu'il veuille intervenir pour empêcher ce crime, il n'en fait rien. Il se contentera de vivre avec dans le cœur le regard de reproches blessés que la victime lui lance. Incapable d'en supporter davantage, Hans déserte l'armée allemande tout de suite après le débarquement des troupes alliées en Normandie. Il sera capturé par Janvier. Après la guerre, Hans entrera en contact avec la jeune Française, Marie-Josèphe Cardin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce quatuor continuera à se fréquenter après la guerre après s'être retrouvé par hasard. Janvier et Vanessa auront un enfant qui mourra à Berlin même. Suite à cette tragédie, Janvier quittera l'armée et, en compagnie de sa femme, il recommencera sa vie à neuf sur une terre anglaise. Hans et Marie-Josèphe apprendront à s'apprivoiser — désormais ils n'ont plus l'un que l'autre pour se soutenir. Eux aussi, ils auront un enfant. Le roman s'achève sur cette double promesse de renouvellement : l'enfant de Hans et de Marie-Josèphe, le départ à neuf de Janvier et Vanessa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un roman québécois qui ose enfin se dérouler ailleurs qu'au Québec : en Angleterre, et dans Berlin détruit et occupé. Les deux histoires sont tellement similaires que c'en est un peu fade; les couleurs se ressemblent. On a donc l'impression de vivre un peu deux fois la même histoire, les mêmes sentiments, surtout dans les cent premières pages du roman. Le spleen est identique, la dislocation au réel est presque la même. Tout ça est quand même excellent, quoiqu'un peu trop forcé du côté de la poésie et surtout des structures de phrases qui en découlent&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;Les Trains d'exils&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Réjean Bonenfant et Louis Jacob&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;1987, L'Hexagone&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;199 pages&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-5645032616413541846?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/5645032616413541846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/les-trains-dexils-rejean-bonenfant-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5645032616413541846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/5645032616413541846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2011/01/les-trains-dexils-rejean-bonenfant-et.html' title='Les Trains d&apos;exils - Réjean Bonenfant et Louis Jacob'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TTO8JmsIJ8I/AAAAAAAADt0/f-Xg9MaLGOw/s72-c/trains.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-3568098772205046616</id><published>2010-12-22T11:05:00.000-05:00</published><updated>2010-12-22T11:05:44.409-05:00</updated><title type='text'>Solaris n° 108</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIhtxD_55I/AAAAAAAADr4/WqtwNhso37I/s1600/solaris108-1994.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIhtxD_55I/AAAAAAAADr4/WqtwNhso37I/s320/solaris108-1994.jpg" width="245" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Trois nouvelles.&lt;/span&gt; &lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;La Dernière Orbite&lt;/i&gt; de Pierre Dion. La base orbitale Freedom cesse tout à coup d'émettre. Pressentant une catastrophe, Houston lance une navette spatiale pour rapatrier les survivants, s'il y en a. Tout le personnel de la base a survécu à un accident inexpliqué et s’est réfugié dans le dernier module intact. Mais le temps presse, les réserves d'oxygène s'amenuisent. Les Américains doivent faire appel à une navette russe en orbite. Grâce à l'ingéniosité de Sébastien Lacroix, les survivants sont sauvés et ramenés sain et sauf sur Terre... Une nouvelle d'une facture extrêmement classique, sans aucune espèce de surprise. Mais c'est bien fait, raconté en plus à la pure manière des Asimov, Clarke et autres grands auteurs de l'âge d'or. Un texte mineur mais formidablement divertissant. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Contamination &lt;/i&gt;de Jean-Louis Trudel. Des prisonniers glogs sont ramenés par leurs conquérants, les humains, vers certaines de leurs planètes d'origine. Venkshil Emalkolokk fait partie du lot. Il a été détenu dans un camp sur la Terre pendant si longtemps qu'il ne se doutait pas de l'ampleur de la défaite de son peuple. Sur le vaisseau qui le ramène vers Glensha ou vers Fulensha, il se lie d'amitié avec un Glog plus vieux et avec qui il tente de faire l'amour. Des souvenirs lui reviennent brutalement. Lors de son séjour dans le camp terriens, les humains se sont livrés sur lui à une expérience médicale de stérilisation. Pour les Glogs, le but ultime de l'acte sexuel étant la reproduction; pour Venkshil et son amant Shilko, c'est avant tout un drame. Mais Venkshil s'habitue à l'idée de sa propre stérilité — peut-être a-t-il été contaminé plus profondément; il y voit même un avantage pour les Glogs, pourquoi sont-ils dominés par cette idée de la procréation compulsive, la reproduction librement choisie n'est-elle pas supérieure, intellectuellement et émotionnellement ?... Une excellente nouvelle, exotique et pulpeuse, doublée d'une l'atmosphère riche, prenante. Ça se gâte très minisculement vers la fin quand le discours de Venkshil qui a adopté servilement le mode de pensée des humains sombre dans le prêchi-prêcha simili-écologique — mais cela s'explique en grande partie par la contamination intellectuelle dont il a été victime. Le texte joue alors sur une idée multi-étages de la contamination, ce qui est tout à l'honneur de l'auteur. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Les Yeux troubles&lt;/i&gt; de Claude Bolduc. À la recherche d'un livre de Le Fanu dans une bibliothèque d'occasion, le narrateur est tout à fait séduit par un très bel homme —Dumas — qui l'invite à venir discuter chez lui. Le narrateur est incapable de résister au regard hypnotique de Dumas. La conversation glisse sur le fantastique et l'irrationnel, sur l'hypnotisme, dans une atmosphère à la fois élégante et inquiétante car Dumas est parfois pris d'accès de désir de pouvoir et de colère qui terrifient le narrateur sans que ce dernier puisse y résister. Profitant d'une seconde d'inattention, le narrateur saute sur Dumas et lui arrache les yeux à l'aide d'une cuiller. Il met les yeux dans un bocal de saumure et passe ses soirées à les regarder. Au moment où il décide de se départir de cet étrange trésor, il est encore une fois pris à leur piège et c'est lui-même qui saute par la fenêtre de l'étage... Un fantastique d'atmosphère, vraiment élégant et inquiétant, sauf pour les commentaires au « je » qui sont en porte à faux par rapport à la nouvelle qui se termine par le « suicide » du narrateur. Des trois nouvelles, c'est la moins intéressante encore qu'elle se laisse lire sans aucune difficulté. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le numéro est complété par une entrevue avec Jean Dion, d'une extrême modestie et en plein blocage d'écriture. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Solaris n' 108 &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;automne 1993 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;70 pages &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;lecture : mai 94 &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-3568098772205046616?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/3568098772205046616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-108.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3568098772205046616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/3568098772205046616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-108.html' title='Solaris n° 108'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIhtxD_55I/AAAAAAAADr4/WqtwNhso37I/s72-c/solaris108-1994.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-523294182447377321</id><published>2010-12-22T10:56:00.000-05:00</published><updated>2010-12-22T10:56:22.559-05:00</updated><title type='text'>Solaris n° 107</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIfd9WPp7I/AAAAAAAADr0/8sXuC17WofE/s1600/solaris107-1993.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIfd9WPp7I/AAAAAAAADr0/8sXuC17WofE/s320/solaris107-1993.jpg" width="245" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Trois nouvelles sur le Temps &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Huitième registre&lt;/i&gt; d'Alain Bergeron. À Mont-Boréal se tient un synode œcuménique sur le monochronisme historique. Les deux vedettes, Jean de Thébaïde et Adam de Cantorbéry, viennent défendre des thèses contradictoires. Jean de Thébaïde est un formidable orateur qui range les sceptiques derrière lu : oui, affirme-t-il, l'histoire est monochronique; des causes on peut déduire les effets et ainsi tout est prévisible, tout est écrit, rien ne peut dévier si on calcule bien les prémisses. Adam de Cantorbéry est un homme nerveux, à la limite un renégat, qui prêche justement le contraire; l'histoire est tellement complexe que rien n'est prévisible, elle est polychronique dans la mesure où tout peut se produire, rien n'est fixé d'avance, une forte probabilité n'est pas gage de certitude. Mais Adam ne montre pas le nouvel orgue à traitement de signes dont il se sert pour ses calculs, aussi ses arguments, plus difficiles d'accès, ne convainquent personne et il est défait. L'histoire est racontée par André Antonikas, jeune sémiologue... Et l'auteur y mêle une histoire d'amour un peu tragique. Quelle belle nouvelle au ton un rien déclamatoire, qui se situe dans un univers uchronique où l'empire byzantin domine le monde après avoir découvert l'Amérique. Tout est juste : le ton, la psychologie des personnages, les nouvelles modalités d'existence suite aux dérives sociologique et historique. Absolument brillant. Quel régal que cet exotisme byzantin. Une réussite à tout point de vue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La Merveilleuse machine de Johann Havel&lt;/i&gt; d'Yves Meynard. Pieter Havel est secouru par une jeune bourgeoise alors qu'il tente d'échapper à des poursuivants. Il en tombe amoureux, elle s'appelle Anna et elle est promise contre son gré au fils du Dynaste de la Neuerlande. Apprenant cela, il quitte la maison où il a été recueilli pour retourner chez son père adoptif, Johann. Celui-ci a créé une machine temporelle dans laquelle il fait monter Pieter, le lançant dans le passé; Pieter fait alors la connaissance d'Anna, l'enlève quasiment de chez elle et lui fait un enfant. Anna meurt, l'enfant survit, Pieter vieillissant l'adoptera en se faisant appeler Johann. Mais le temps est une rivière au lit creusé où, malgré ses possibles débordements, elle revient toujours se nicher. Par une série de retours temporels, le lecteur apprend que le domestique d'Anna, le père de Pieter, Pieter lui-même ne sont que des incarnations diverses de Pieter dans le passé. Heureusement le fils du Dynaste n'est pas une de ces incarnations, c'eût été la goutte qui aurait fait déborder le vase temporel... Par-delà l'anecdote intéressante, mais dont la mise en scène hautement répétitive (that's the nature of this here beast) finit par devenir longuette, il faut absolument admirer la précision horlogère de l'architecture du texte. Ce genre de nouvelle repose sur une géométrie sans faute et une articulation idoine pour atteindre un effet maximal. Meynard y arrive avec élégance et sans faux pas; le dépaysement qu'il nous offre dans cette simili-Hollande moyenâgeuse est envoûtant, les personnages qu'il a créés sont vivants et naturels. Une jolie réussite dans un genre où pratiquement tout a été déjà fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les Ponts du temps&lt;/i&gt; de Jean-Louis Trudel. Un homme du 20e siècle, absorbé par le modèle d'une statue de Degas, va revenir dans le passé grâce à une machine temporelle dont il apprend l'existence un peu par hasard. L'homme retourne une centaine d'années dans le passé, rencontre la petite danseuse de dix-neuf ans et fait la nouba avec toute la fortune amené sur lui. Quand les fonds manquent, il décide de revenir vers le présent au mépris des conditions même du voyage — c'est-à-dire ne jamais quitter le 19e siècle. En guise de punition, on lui offre soit de retourner en arrière et de vivre sans le sou, soit de plonger cent ans vers le futur vers un avenir dont on ne sait rien. Les jeunes amoureux plongent vers le futur... Une nouvelle extrêmement traditionnelle dans son traitement, sans ingéniosité essoufflante. Le meilleur de ce texte qu'on peut oublier rapidement, c'est la justification simili-scientifique du pont temporel; explications qui s'appuient sur les dernières théories des ficelles quantiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du numéro est assez ordinaire avec, entre autres choses, une entrevue peu intéressante de Michel Jeury. Mais les nouvelles de Bergeron et de Meynard en font un excellent numéro, côté fiction. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;Solaris n° 107&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;automne 1993&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #3d85c6;" /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; 66 pages&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #3d85c6;" /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt; lecture : mai 94 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-523294182447377321?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/523294182447377321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-107.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/523294182447377321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/523294182447377321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-107.html' title='Solaris n° 107'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIfd9WPp7I/AAAAAAAADr0/8sXuC17WofE/s72-c/solaris107-1993.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-608137028227097630</id><published>2010-12-22T10:45:00.000-05:00</published><updated>2010-12-22T10:45:56.855-05:00</updated><title type='text'>Solaris n° 106</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIdHjZndWI/AAAAAAAADrw/1jdVlEOrRyw/s1600/solaris106-1993.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIdHjZndWI/AAAAAAAADrw/1jdVlEOrRyw/s320/solaris106-1993.jpg" width="245" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Deux nouvelles. &lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Le Monde est un parc où la folie&lt;/i&gt; est le dernier plaisir de Guillaume Demers. Un fonctionnaire qui travaille avec des aliénés reçoit une grosse boîte de documents divers : rapports, vidéos, notes, etc. C'est le cas d'un pauvre fou qui croit que la Terre a déjà été peuplée par des dinoscloportes (mélange de dinosaures et de cloportes — le plus gros et le plus petit). Le dossier est impressionnant de véracité. Aussi le fonctionnaire devient-il complètement accaparé par la lecture du dossier. Tout devient véridique: «&lt;i&gt;Bien que vous saviez que tout était faux, vous aimiez l'imaginer vrai. &lt;/i&gt;» (p. 9) Ayant cru à la vérité d'un fou, le fonctionnaire devient fou lui-même... ce qui est une fin appropriée et parfaitement prévisible pour un texte de ce genre. Pour cette raison, la fin déçoit, le lecteur que je suis aurait apprécié une fin plus sf. Le texte est bien écrit, malgré le vouvoiement de la narration qui provoque une distance vraiment inadéquate dans les circonstances (mais appropriée dans le cas de la folie, puisqu'elle suppose une voix, un jugement de valeur sur le lecteur assimilé au narrateur); bref, non seulement le texte est-il bien écrit, il est aussi bien documenté et habilement mis en scène. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Ceux qui viennent d'en bas&lt;/i&gt; de Stéphane Langlois. Rachel Varga, administratrice de la station A, accueille le convoi Magellan parti de la Terre vingt-cinq ans plus tôt. La station A vient d'être victime de terroristes et le convoi porte à son maximum la capacité d'accueil de la station. Mais ça s'arrange. L'assistant de Rachel vient l'avertir que l'arrivée d'un très important convoi est signalée. Cette arrivée imprévue d'un convoi de vingt-quatre vaisseaux bouleverse tous les plans de Rachel. La station A ne peut accueillir tant de monde et les transferts vers Uma II (la planète dont la station A est une douane, un lieu de transit et de quarantaine) sont si lents à cause de l'action terroriste que ça risque rapidement de tourner au vinaigre. Le convoi est dirigé par un homme qui se fait connaître sous le titre de l'Archevêque. Ce sont des zélotes chrétiens qui viennent en terre d'asile, après une longue traversée du désert. Ils sont poursuivis par un vaisseau de guerre de Spacegate, organisation politico-commerciale (ce n'est pas clair) dont les rapports avec Uma II et, partant, la station A, ne sont plus clairs en raison de l'éloignement. Sur le Testament, Rachel tente de négocier avec l'Archevêque un report du transfert des effectifs de son convoi (24 000 personnes, et d'autres en cryo) vers la station A, c'est difficile; ces chrétiens orthodoxes veulent accéder à la Terre promise. Arrive un vaisseau de Spacegate. Des coups sont tirés. Rachel quitte le Testament juste assez vite pour éviter l'explosion du vaisseau. Sa mission accomplie, le vaisseau de Spacegate repart vers la Terre tandis que Rachel commence à préparer les équipes de secours qui viendront à la rescousse des vaisseaux du convoi de chrétiens... Langlois ne regarde pas à la dépense de péripéties. Ça part sur les chapeaux de roues et ça roule en fou jusqu'à la fin. Son écriture est extraordinairement lisible, elle ne s'affuble ni de poésie, ni de contemplation, ni de psychologisme. Tout est efficace — ça marche, et comment! J'en suis resté bouche bée. Ce type de sf n'innove pas, elle reste cantonnée dans l'aventure, le mouvement, le rebondissement... Mais l'auteur enrichit sa fiction de deux manières : primo, il foule le terrain miné de la religion, secundo, l'arrière-plan politique Spacegate versus les mondes colonisés est fascinant. En raison de la dissémination d'informations incomplètes, ce texte donne l'impression de s'inscrire dans un cycle quelconque : j'exige de lire la suite ! &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le numéro est complété par une longue entrevue d'Élisabeth Vonarburg à propos de la parution des &lt;i&gt;Chroniques du pays des Mères&lt;/i&gt;. C'est long, mais c'est typique de l'auteure : interrogations à tiroirs, doute et curiosité, féminisme, parole du délire rationnel et paranoïaque... &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Solaris n° 106 &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;été 1993&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; 67 pages&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lecture : mai 94 &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-608137028227097630?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/608137028227097630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-106.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/608137028227097630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/608137028227097630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-106.html' title='Solaris n° 106'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIdHjZndWI/AAAAAAAADrw/1jdVlEOrRyw/s72-c/solaris106-1993.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4679682913434422354</id><published>2010-12-22T10:37:00.000-05:00</published><updated>2010-12-22T10:37:25.104-05:00</updated><title type='text'>Solaris n° 105</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIbIREVcLI/AAAAAAAADrs/PA5p4jBJsug/s1600/solaris105-1993.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIbIREVcLI/AAAAAAAADrs/PA5p4jBJsug/s320/solaris105-1993.jpg" width="248" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Deux longues nouvelles seulement. Écrites par deux jeunes valeurs montantes de la SFQ.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Un Papillon à Mashak&lt;/i&gt; de Jean-Louis Trudel. Sur Glensha, dans la capitale Mashak, Goël Reyes décide d'apprendre la langue vernaculaire des Kilokkk (ou Glogs dans l'idiome humain). Goël est capitaine de la force d'occupation humaine connue sous le nom de Troisième Armée Tranquilizadora. Goël fait la connaissance de Sivienko, un Glog qui lui enseignera les rudiments du kilokkk grâce à de longues conversations. En échange, et sans le vouloir, Goël le convertira à l'AgnoSophisme, une doctrine qui mêle le doute et le chaos. Plus tard, Sivienko incitera les Glogs à la résistance active contre la Tranquilizadora et sera abattu par les hommes de la patrouille de Goël. Les efforts d'un seul homme sont comme le battement des ailes du papillon de l'effet du même nom (voir la rubrique Chaos). Et on comprend que la situation va vite se détériorer pour les Humains sur Glensha.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Trudel est un francophone demeurant à Toronto et je me demande si la qualité de son écriture ne se ressent d'une certaine dureté prosaïque anglophone. La phrase est courte, hachée, sans effet et, au bout du compte, plutôt neutre. Par contre, Trudel ne rechigne pas à la besogne, il a des idées et monte des scénarios complexes. Malheureusement, tout cela est un peu noyé dans une prose légèrement raboteuse et dans un découpage artificiel et mécanique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Le Sang et l'oiseau&lt;/i&gt; d'Yves Meynard. Quelle étrange histoire que celle-ci; ou plutôt, quelles étranges histoires ! En effet, le Sang et l'oiseau est constituée de trois histoires fortement atmosphériques sans lien apparent sinon le caractère vaguement médiéval dans lesquels elles baignent, ainsi que par le partage de certains symboles récurrents : le sang, les oiseaux, l'errance, l'envoûtement et la mort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La première histoire raconte comment Marzel tue des faucons pour les dépouiller de leurs plumes afin d'en faire un costume avec lequel il veut gagner les Equinoctiales. Il participera à ces Fêtes mais subira un envoûtement similaire aux glus qu'il emploie pour capturer les faucons et, comme eux, sans jamais apprendre le pourquoi de cette capture, il sera mis à mort par une créature inhumaine qui se « vêtira » de sa vie. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La deuxième histoire raconte comment Marika souhaite la mort de sa mère souffrante et agonisante sur son lit d'hôpital, tenue en vie par les préceptes de l'Église du Gentil Seigneur. Marika débranche sa mère. Enfin délivrée de ce fardeau, Marika s'enfuie en s'envolant. Elle est abattue par un tireur à la solde de l'Église du Gentil Seigneur. Toute transgression est donc sévèrement punie. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;La troisième histoire est celle d'un trio de personnages inquiétants qui roule sa bosse à travers les campagnes dévastées par la guerre. L'un d'eux, télépathe, attire des victimes que les deux autres, Sara et l’Écarlate, attaquent pour s'en repaître. Lors d'une de ces attaques, les choses tournent mal, Sara est tuée ainsi que l'Écarlate. Survit Anyo qui continue d'entendre des voix dans sa tête. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Une excellente nouvelle dont l'unité artistique vient du partage de symboles puissants ainsi que la très grande maîtrise avec laquelle Meynard dirige son monde. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le reste du magazine est occupée par les chroniques habituelles, par des bandes dessinées et par une longue entrevue de Daniel Sernine. Cette entrevue est divertissante mais on n'apprend fondamentalement rien de bien neuf sur le personnage qui ne se livre pas beaucoup : quand même, j'ai trouvé ça bien intéressant. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;  &lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Solaris n° 105&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;printemps 1993&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; 78 pages&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lecture : juin 93 &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4679682913434422354?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4679682913434422354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-105.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4679682913434422354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4679682913434422354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-105.html' title='Solaris n° 105'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRIbIREVcLI/AAAAAAAADrs/PA5p4jBJsug/s72-c/solaris105-1993.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-1745472844568146461</id><published>2010-12-21T12:32:00.001-05:00</published><updated>2010-12-21T12:33:19.738-05:00</updated><title type='text'>Solaris n° 104</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRDksW4OU2I/AAAAAAAADro/Z2E-PE3QYwQ/s1600/solaris104-1993.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRDksW4OU2I/AAAAAAAADro/Z2E-PE3QYwQ/s320/solaris104-1993.jpg" width="245" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;En plus d'entrevues avec Joan Slonczewski (rigoureusement inconnue de moi) et de Norbert Spehner, on a droit à trois nouvelles plutôt moyennes.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;D'abord, Pour une psychopathologie des cranio-câblés de Sion Hamou (un écrivain qui enseigne à San Francisco). Il s'agit du discours d'ouverture à la XIIe conférence internationale de cybertechnologie appliquée qui se tiendra sans doute un jour à Tucson, Arizona. C'est très mineur comme idée puisque ça consiste à faire le point sur un phénomène bien précis d'une science qui n'existe pratiquement pas à l'heure actuelle. L'auteur peut alors dire à peu près ce qu'il veut — et Hamou ne se gêne pas. Le texte est très amusant, drôle même, avec ses allusions littéraires, ses citations de travaux pittoresques et son jargon réaliste et cyberpunk à la fois. Ça donne ceci, par exemple : « Sur le plan anthropologique, l'apparition "d'isolats cybernétiques" comme les appelle très justement Herkowitz, ou encore le concept de "Transient Self', n'ont pas fini d'opposer les spécialistes. En effet, l'homme neural échappe au binôme traditionnel nature/culture pour laisser place à ce que les postmodernes qualifient à tort d–homo imago" ou parfois encore, d–homme déconstruit". » (p. 7) Ça fait savant et on rigole.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Daniel Sernine nous offre une nouvelle sans grand intérêt, &lt;i&gt;Néons roses et bleus dans un salon désert&lt;/i&gt;, l'histoire d'un homme qui n'a jamais avoué son amour à la jeune fille qu'il convoitait. Après plusieurs années, il se décide à éliminer le courrier électronique et à détruire les fichiers concernés. C'est moyen, mais très bien écrit sur un mode atmosphérique et nostalgique. La plume de Sernine est ici très adéquate (encore que les lettres soient écrites dans un style très XIXe, ma chère) et si ça ne vole pas très haut, on se laisse bercer par la jolie petite mélodie.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Babel Airport &lt;/i&gt;d'Adrien Delage. Il y a tellement de réfugiés en provenance de partout dans le monde que le Québec, via Mirabel, est devenu une terre d'accueil assimilable à la tour de Babel. Des trombes d'étrangers aboutissent chez nous et une cacophonie monstre s'installe avec son cortège de misères. C'est franchement banal et ça s'oublie sans difficulté.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Solaris n° 104&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;hiver 1993&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;79 pages&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;lecture : juin 93&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-1745472844568146461?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/1745472844568146461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-104.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1745472844568146461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/1745472844568146461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-104.html' title='Solaris n° 104'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRDksW4OU2I/AAAAAAAADro/Z2E-PE3QYwQ/s72-c/solaris104-1993.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-4656430215986906712</id><published>2010-12-21T12:28:00.000-05:00</published><updated>2010-12-21T12:28:47.227-05:00</updated><title type='text'>Solaris n° 103</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRDjbbJkVZI/AAAAAAAADrk/dZToX7rGrBo/s1600/solaris103-1992.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRDjbbJkVZI/AAAAAAAADrk/dZToX7rGrBo/s320/solaris103-1992.jpg" width="247" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Quatre nouvelles :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Faire mouche &lt;/i&gt;de Michel Dufour. Un prisonnier est chargé de surveiller un mur blanc. Il ne doit pas se laisser distraire. C'est assez facile puisqu'il n'y a rien qui puisse le faire. Après des semaines, il entend une mouche. Elle l'agace, le titille. Il la tue. Une caméra suivait ses mouvements; le prisonnier a failli à son mandat. Comme punition, il est jeté éternellement dans un puits d'obscurité. Ah ! Le fantastique absurde... Allez y comprendre quelque chose au premier degré. C'est de la lecture symbolique en diable et interprétative par-dessus le marché. Nous sommes choyés. De la lecture pour universitaire en train de composer sa maîtrise sur l'absurde du monde contemporain. On s'emmerde, mais c'est sur du premier choix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Troisième prise &lt;/i&gt;de Claude Bolduc. Une fille tourne une vidéo avec des copains. Le soir, elle regarde les rushes en solo chez elle. Ce qu'elle voit est tout autre que ce qui a été tourné. Sur l'écran, elle voit un agresseur. Elle se retourne. Coucou, il y a bien un agresseur dans la pièce. Le méchant met un terme à la carrière peu prometteuse de la pauvre actrice sans talent en la tuant. On a lu pire mais on a lu mieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Le réveil de Pangu, version 9,2 &lt;/i&gt;de Lisa Carducci. Une jeune femme en Chine achète un logiciel cosmologique. Parmi les menus, celui de la Création du monde, qu'elle essaie. Elle est prise dans un tourbillon, s'envole par la fenêtre et assiste à la création du monde et à la mort du dieu créateur. Revenue à son ordinateur, elle essaie un autre menu, tout aussi intéressant. Une jolie nouvelle, très courte, à la fin plutôt rapide mais satisfaisante dans les circonstances. Que cela se passe en Chine avec la mythologie du pays ajoute à l'insolite et crée une douce atmosphère de jubilation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;La Douzième vie des copies &lt;/i&gt;de Jean-Louis Trudel. Hard-science, le texte, et tout à fait incompréhensible. C'est obscur et à la limite de la lisibilité (Trudel a un problème au niveau de la qualité littéraire : son style est neutre et lointain, peu impliqué — si j'ose dire — et contribue au détachement du lecteur, en tous cas de ce lecteur-ci.) Rien à dire de l'histoire sinon qu'il y a des clones (pas sûr, en tous cas des êtres qui en sont à leur douzième vie-copie, d'où le titre), une supernova provoquée par les Suprémates pour détruire la Terre. Trudel emploie les idées habituelles du space-opera, mais la fin de ce texte est assez grotesque. Le vaisseau rempli de « copies » lance un message à la Terre pour les avertir du drame qui s'en vient. En raison des complexités (moultement expliquées) de l'espace-temps soumis à une vitesse quasi-luminique (en fait, le vaisseau va à la vitesse de la lumière moins « un cheveu », c'est textuel), le lecteur peut aller jusqu'à croire que les Terriens ont peut-être l'ombre d'une chance de s'en tirer; la supernova n'embrasant la Terre que huit ans après son déclenchement. On ne peut en être complètement sûr puisqu'à moins de posséder son doctorat en astrophysique, un doute subsistera toujours dans l'esprit du lecteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;À l'occasion de la parution de son roman &lt;i&gt;La Taupe et le Dragon&lt;/i&gt;, une entrevue de Joël Champetier complète ce numéro, accompagnée d'un article du même sur la création de mondes imaginaires, notamment Nouvelle-Chine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Solaris n° 103&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;automne 1992&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6;"&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;59 pages&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt; lecture : juin 93 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-4656430215986906712?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/4656430215986906712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-103.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4656430215986906712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/4656430215986906712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/solaris-n-103.html' title='Solaris n° 103'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TRDjbbJkVZI/AAAAAAAADrk/dZToX7rGrBo/s72-c/solaris103-1992.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-350072703509949347</id><published>2010-12-19T22:13:00.001-05:00</published><updated>2010-12-19T22:13:24.834-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='thriller'/><title type='text'>Cauldron - Larry Bond</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TQ7Jgq18ftI/AAAAAAAADrc/RED-ZcW1ojQ/s1600/larry+bond.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TQ7Jgq18ftI/AAAAAAAADrc/RED-ZcW1ojQ/s1600/larry+bond.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L'Europe, à la fin des années 90, est au bord du gouffre. La récession a vaincu toutes les tentatives de reprise économique, la pauvreté croît sans arrêt, les masses grommellent, les politiques manœuvrent pour sauver la situation, la guerre menace... La guerre menace tant et si bien que la guerre va finir par éclater, ce qui n'est pas pour déplaire à la France et à l'Allemagne. Une bonne guerre, ça vous relance l'économie.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Je n'ai lu que soixante-dix pages de ce pavé. Ça m'a suffit. Des personnages de carton-pâte, une histoire insipide, des situations prévisibles; ça génère un ronron auquel j'ai préféré me soustraire. Ce qui m'a le plus ennuyé, c'est la dichotomie (pas originale, mais poussé ici à un niveau supérieur) entre les politiques américains (naïfs, ingénus, fondamentalement poussé vers le bien, angéliques en somme — sauf l'inévitable pomme pourrie) et les politiques européens (cyniques, nationalistes, sans scrupules, souhaitant la guerre si c'est dans leurs intérêts). On se lasse, et vite, d'une pareille simplicité.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Cauldron&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Larry Bond&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #3d85c6; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;768 pages&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;lu: mars 96&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2672472757269519274-350072703509949347?l=vieillescrudites.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/feeds/350072703509949347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/cauldron-larry-bond.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/350072703509949347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2672472757269519274/posts/default/350072703509949347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vieillescrudites.blogspot.com/2010/12/cauldron-larry-bond.html' title='Cauldron - Larry Bond'/><author><name>richard tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07129011947034132520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/SUm-YWmsPiI/AAAAAAAAAuU/IB1LaMWAEI8/S220/DSCF0480.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TQ7Jgq18ftI/AAAAAAAADrc/RED-ZcW1ojQ/s72-c/larry+bond.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2672472757269519274.post-8287464230643493342</id><published>2010-12-19T22:05:00.001-05:00</published><updated>2010-12-19T22:06:12.418-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sf'/><title type='text'>Solaris n° 101</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TQ7H2NrKN2I/AAAAAAAADrY/lWpZXNlW0E8/s1600/solaris101-1992.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9nxBx6Fp0A/TQ7H2NrKN2I/AAAAAAAADrY/lWpZXNlW0E8/s320/solaris101-1992.jpg" width="248" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Spécial Langue. Cinq nouvelles. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Base de négociations&lt;/i&gt; de Jean Dion. L'auteur dresse un portrait ironique et dur d'un Québec futur, dit l'Enclave, où chaque ethnie est hors de contrôle, réclamant et prenant ses droits, où les droits individuels empêchent le surgissement d'un État véritable et où les contestations diverses s'appuyant sur diverses contestations viennent miner les fondements mêmes de la démocratie. C'est vraiment amusant et troublant. Sur ce fond, la nouvelle raconte l'histoire d'une délégation diplomatique non-officielle française (bravo pour l'alignement des qualificatifs) venue dans l'Enclave faire une proposition au gouvernement québécois. Pendant que Madame connaît des aventures très amusantes sur une réserve mohawk en plein coeur de Montréal, M. le plénipotentiaire dépose son offre au gouvernement. Cette offre consiste en la reddition du fait français en Amérique. En substance, dit le diplomate, soyez modernes, soyez avant-gardistes, accep
